Pourquoi la France n’est pas libérale

Billet à destination des citoyens français qui pensent sincèrement que la France est un pays libéral.

Je vais (tenter de) vous expliquer pourquoi notre pays ne l’est pas et pourquoi il ne s’approche même pas un peu du libéralisme.

Revenons à la définition :

-Doctrine économique qui privilégie l’individu et sa liberté ainsi que le libre jeu des actions individuelles conduisant à l’intérêt général.

-Doctrine politique visant à limiter les pouvoirs de l’État au regard des libertés individuelles. (source : Larousse)

Le libéralisme est une doctrine de philosophie politique qui affirme la liberté comme principe politique suprême ainsi que son corollaire de responsabilité individuelle, et revendique la limitation du pouvoir du souverain. (source : Wikipédia)


L’Etat Français et les gens qui nous gouvernent depuis plus de 40 ans, parle toujours de l’intérêt général avant l’intérêt individuel et ni même que l’intérêt général soit la somme des intérêts individuel.

L’Etat Français et les gens qui nous gouvernent depuis plus de 40 ans ne sont pas libéraux.

L’Etat Français et les gens qui nous gouvernent depuis plus de 40 ans n’ont eu de cesse de faire grossir la taille de l’Etat et son influence dans toutes les sphères de la vie, qu’elles soient publiques ou privées.
De là, les libertés individuelles se réduisent.

L’Etat Français et les gens qui nous gouvernent depuis plus de 40 ans ne sont pas libéraux.

L’Etat Français et les gens qui nous gouvernent depuis plus de 40 ans n’ont jamais placé la liberté comme principe suprême. Ils ont toujours préféré l’égalité voire même l’égalitarisme.
L’Etat Français et les gens qui nous gouvernent depuis plus de 40 ans n’ont eu de cesse de déresponsabiliser les Français en leur faisant croire que la santé, l’éducation ou les transports étaient gratuits et que l’État s’occuperait d’eux mieux qu’eux même.

L’Etat Français et les gens qui nous gouvernent depuis plus de 40 ans ne sont pas libéraux.

Voilà d’autres raisons, parfois nécessaire, parfois suffisante, parfois insuffisante, mais qui toutes ensembles amènent à un fait inéluctable : la France est très loin d’être un pays libéral.

(Vous pouvez ajouter les vôtres)

-Partis politiques subventionnés.
-IFR des députés/sénateurs non fiscalisée.
-Aucun contrôle par les citoyens/contribuables des dépenses de l’Etat.
-Fiscalité changeant tous les ans, souvent rétroactive et progressive au lieu d’être proportionnelle.
-Privilèges des statuts (fonctionnaires) ou des élus.
-Existence de statuts particuliers (intermittent).
-Nombre de lois, de règles, de normes, de règlements souvent ubuesque et qui ont pour but de limiter la liberté de faire des citoyens (on ne peut pas monter une cabane de jardin sans demander l’autorisation et payer une taxe par exemple).
-Le nombre d’obligations administratives à remplir pour simplement ouvrir un commerce ou une activité commerciale.
-La fiscalité confiscatoire, l’ISF, les droits de succession, les droits de mutation.
-Augmentation des prix de manière rétroactive (EDF)
-Les réformes (code du travail par exemple) ne sont jamais des simplifications mais des réécritures, des ajouts d’exceptions et/ou d’amendement.
-La gestion publique de l’enseignement.
-Les subventions aux médias.
-L’existence d’une radio et d’une télé publiques.
-Les syndicats non représentatifs financés à 80% par l’argent publique.
-Les subventions à l’art, au cinéma et à toute la création artistique en général.
-Les subventions aux entreprises et les niches fiscales type CICE.
-Toutes les niches fiscales.
-L’irresponsabilité civile et pénale des grands élus.
-Les déficits systématiques et systémiques.
-Le fait que l’Etat se mêle d’autre chose que ses prérogatives régaliennes.
-Les monopoles ou quasi-monopoles dans l’énergie et les transports en commun.
-Les participations de l’Etat, la CDC, la BPI et autres institutions financière étatiques.
-L’existence de l’ENA.
-Le nombre de fonctionnaire pour 1000 habitants.
-La collusion entre le pouvoir économique et le pouvoir politique.
-Le droit de l’Etat et non l’état de droit.
-La pénalisation du cannabis.
-Le montant et le pourcentage de la dépense publique.
-Le non-respect de la propriété privée.
-La non égalité des droits et des devoirs entre les citoyens.
-Les manipulations du marché immobilier/logements
-Les interdictions vendre tel ou tel fruits/légumes
-Les placards dorés de la République (Royal, Moscovici etc…).
-Le budget de la justice vs celui de la culture.
-La Taxe sur les transactions financières.
-Le fait que les fonctionnaires aient le droit de se présenter à une élection sans démissionner.
-Le cumul des mandats dans l’espace et le temps.
-Le fait que ce qui font les lois sont aussi ceux qui vivent par, pour et de l’Etat.
-La Sécurité Sociale étatique ET obligatoire.
-L’Assurance chômage étatique ET obligatoire.
-Le nombre d’élus.
-Le système de retraite étatique, obligatoire qui est en plus une pyramide de Ponzi.
-Le capitalisme de connivence (Bolloré, Bouygues, Pinault, Arnaud, Dassault etc…).
-Le fait que l’Etat décide si vous avez le droit ou pas de louer votre appartement, de combien de temps vous pouvez le louer et à quel prix vous pouvez le louer.
-L’existence de toutes les agences de l’Etat qui dépensent beaucoup d’argent le plus souvent pour rien.

Et encore j’en oublie pleins…

Prises une par une, aucune de ses raisons n’est suffisantes pour affirmer que la France n’est pas libérale.

C’est l’accumulation de ces raisons qui fait qu’affirmer que la France est libéral ou néo-libéral est une connerie que seul des gens stupides, incultes et ignorant peuvent proférés.

Et même si vous mettez en question certaines de ses raisons, il y en a 5, incontestables, qui prouvent à elles seules que la France n’est pas libérale :

-La dépenses publique en pourcentage du PIB.
-Le nombre de fonctionnaire.
-Les statuts et privilèges de certains (intermittent, fonctionnaires, cheminots, élus).
-La complexité administrative et le nombres de lois, de règles, de règlements.
-La place de l’Etat dans le vie sociale et économique du pays.

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2 commentaires pour Pourquoi la France n’est pas libérale

  1. Effort de clarification méritoire, camarade blogueur. Il est hélas fort à craindre qu’il soit vain car, plus que le libéralisme, c’est le capitalisme qui déchaînent les passions collectivistes. Capitalisme qui est lui une réalité, même si des distinctions comme capitalisme de libre-marché et capitalisme de connivence (ou économie mixte, dirigée, social-démocrate), échappent tout à fait à ses pourfendeurs. Quant au libéralisme, il est plutôt perçu -notamment à droite- comme un poison que des organisations malfaisantes, de préférence « apatrides » et « déracinés » (OMC, FMI, le MEDEF, etc.), tenteraient d’inoculer dans le corps social (on parlera alors volontiers de la « menace néo-libérale » qui pointe à l’horizon), au détriment du bon peuple « sain » qui n’en veut pas.

    En terme de définition du libéralisme, le Dictionnaire d’André Lalande reste clair et pertinent (ce qui en dit long sur le niveau d’inculture de nos militants universitaires et autres contestataires subventionnés, phares de la « pensée critique » incapables de définir honnêtement ce qu’ils attaquent):

    « Libéralisme.
    A. Doctrine politique suivant laquelle il convient d’augmenter autant que possible l’indépendance du pouvoir législatif et du pouvoir judiciaire par rapport au pouvoir exécutif, et de donner aux citoyens le plus de garanties possible contre l’arbitraire du gouvernement. Les liberales (premier emploi du terme) sont le parti espagnol qui, vers 1810, veut introduire en Espagne le parlementarisme de type anglais. – S’oppose à autoritarisme.
    B. Doctrine politico-philosophique d’après laquelle l’unanimité religieuse n’est pas une condition nécessaire d’une bonne organisation sociale, et qui réclame pour tous les citoyens la « liberté de pensée ».
    C. Doctrine économique suivant laquelle l’Etat ne doit exercer ni fonctions industrielles, ni fonctions commerciales, et ne doit pas intervenir dans les relations économiques qui existent entre les individus, les classes ou les nations. On dit souvent, en ce sens, Libéralisme économique. – S’oppose à Étatisme, ou même plus généralement à Socialisme.
    D. Respect de l’indépendance d’autrui ; tolérance ; confiance dans les heureux effets de la liberté. »
    -André Lalande, Vocabulaire technique et critique de la philosophie, PUF, 2016 (1926 pour la première édition), 1376 pages, p.557-558.

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