GPA et libéralisme

« il est difficile d’être libéral et de s’opposer à la gestation pour autrui »
Gaspard Koenig (source) à lire aussi ici.

Non, c’est très facile. La preuve ? C’est mon cas…

Le problème de Gaspard Koenig c’est qu’il fait parti de ces libéraux totalement dogmatique pour lesquels le libéralisme n’est qu’un concept de liberté.

En gros, je fais ce que je veux avec mon corps, y compris loué mon utérus, y compris vendre mon rein etc…

Les penseurs libéraux (Montesquieu, Bastiat, Tocqueville) n’ont jamais théorisé cela.

Mais surtout Gaspard Koenig se contredit dans la même phrase :

« il est difficile d’être libéral et de s’opposer à la gestation pour autrui, une pratique qui ne nuit à personne, repose sur le libre consentement d’individus majeurs »

Et l’enfant ? Il n’est pas majeur lui. On ne lui pas demandé s’il voulait être vendu à deux papas (ou autres). Et puis la GPA peut nuire à l’enfant. Quelle sont les conséquences psychologique ?

J’en ai marre de ces idéologues libertariens (ou ultra-libéraux si vous préférez), adeptes du « on peut tout faire tant qu’on est d’accord » qui décrédibilise le libéralisme éthique, moral et social tel que conceptualisé par les Grands cités plus haut.

 

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7 commentaires pour GPA et libéralisme

  1. Robert Marchenoir dit :

    Le poids des libertariens est un vice français. Aux Etats-Unis, le réglage par défaut des libéraux est d’être conservateurs. Les rares libertariens y admettent que leur théorie n’est qu’un jeu intellectuel stimulant, qui n’est pas destiné à être mis en application. Et effectivement, si on le prend comme cela, ça peut aider à réfléchir, tester des hypothèses, etc.

    Le poids des libertariens au sein du libéralisme français est logique : leur idéologie se base sur la rébellion et le nihilisme, c’est à dire le fond de l’idéologie de gauche. La France étant profondément de gauche, le libertarianisme n’est qu’une variante moderne, smart et cool du gauchisme. C’est sûr que pour briller dans les dîners en ville et tomber les filles, il vaut mieux être startupper à Londres que cégétiste au Creusot rêvant à la nationalisation des moyens de production. Et puis ça rapporte plus.

    C’est juste une autre façon de refuser l’ordre et les lois, de dire je fais ce que je veux et je t’emmerde. Reconnaissons que pour tenir un tel discours, il n’y a pas besoin d’idéologie ; il suffit d’être une crapule ordinaire. Mais ça passe mieux si on l’enrobe d’une théorie à prétentions intellectuelles.

    Notez aussi qu’il n’y a pas plus tribal et sectaire que les libertariens français ; exactement comme les gauchistes. Les gens de Libéraux.org et de Contrepoints ne sont pas des libéraux. Remettre en cause la liberté de l’immigration vaut bannissement de Contrepoints. Vachement libéral, comme attitude, en effet. D’ailleurs c’est même marqué dans leur charte (ou ça l’a été) : les commentaires « racistes » sont interdits. On sait ce que ça veut dire. En fait, bien des sites de gauche sont plus tolérants sur la critique de l’immigration que Contrepoints.

    Enfin, le niveau intellectuel des libertariens français est, hum… médiocre, pour dire le moins. Ce ne vole pas bien haut.

    • Skandal dit :

      D’accord avec vous. A s’enfermer dans des dogmes (Immigration, GPA par exemple) les libertariens (qui se disent libéraux pour faire plus « à droite ») se ridiculisent et surtout, font du mal aux idées et concepts libéraux.

  2. Robert Marchenoir dit :

    Tiens, je vois que Gaspard Koenig vend la mèche :

    Voilà la gauche qu’on aime, la «vraie gauche» comme le dit Emmanuel Macron.

    Comment peut-on être de gauche et libéral ? C’est idiot. La gauche, c’est le socialisme, c’est l’égalitarisme, c’est le culte de l’intervention de l’Etat aux dépens de la liberté individuelle.

    L’obsession de «libérer la croissance», mot d’ordre malheureux du précédent quinquennat.

    Ah bon ? En quoi c’est malheureux, de libérer la croissance ? Il a travaillé dans la banque à Londres, Gaspard Koenig. C’était pas pour profiter d’un pays où la croissance est un peu plus « libérée » que la France, par hasard ?

    Plutôt que de laisser maladroitement émerger une génération de bébés Thalys, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de cette logique, en créant non pas un obscur droit à l’enfant, mais un véritable droit à naître, qui s’appliquerait au futur enfant en tant que projet parental ? Être voulu donnerait un droit à être. Le «pré-individu» virtuel, objet d’une intention réfléchie et non simple accident de la matière, serait déjà porteur de droits.

    Création de nouveaux droits, droit à, porteur de droits : on croirait entendre un gauchiste de modèle courant. Etre voulu donnerait un droit à être, ce qui sous-entend que n’être pas voulu annulerait le droit à être : excellente nouvelle pour les millions d’enfants qui n’ont pas été spécialement « voulus » ou « désirés », mais qui existent bel et bien.

    Comme, en plus, le « pré-individu » aurait un « droit à naître » dès lors qu’il ferait l’objet d’un « projet parental », on voit toutes les délicieuses possibilités qui s’ouvrent, pour les couples infertiles, de poursuivre les médecins et l’Etat en justice. Vous n’arrivez pas à satisfaire mon « désir d’enfant » ? Démerdez-vous ! C’est le boulot de la Sécurité sociale ! Je paye des cotisations, après tout ! Sinon je vous traîne devant les tribunaux !

    Craint-on les dérives, l’exploitation, les trafics ? Ils seront, comme toujours, d’autant mieux combattus que la légalisation permettra la régulation et le contrôle.

    Et hop ! Repassons une couche de « régulation », rajoutons quelques centaines d’articles de loi à l’usine à gaz française, on en manquait un peu.

    Un libéral, ça ?

    • Skandal dit :

      Un pipoconomiste à la Minc, Attali, Piketty ou Macron. Création de « droits » ex-nihilo comme si le libéralisme reposait sur l’invention de droits à tous et à rien…

      Le seul objectif des types comme lui c’est d’inventer de nouveaux droits créateurs de nouveau business.

      Je prends la pari qu’il sera un des premier à investir dans une « usine a bébé ».

      Le seul cas ou je peux tolérer la GPA c’est si elle est totalement bénévole.

      • Robert Marchenoir dit :

        Même si elle est bénévole, c’est une aberration. Aucun enfant ne peut bien vivre le fait d’être arraché à sa mère (et la mère non plus, d’ailleurs). Et quid du mari ? Ca ne lui fait rien, de voir sa femme transformée en usine à bébés qui partiront ailleurs ?

        Des entorses à la filiation naturelle peuvent être admises si elles réparent un mal existant. L’adoption crée une filiation artificielle, mais c’est pour réparer une séparation qui a déjà eu lieu. Créer la séparation pour la réparer ensuite, c’est monstrueux.

        Et c’est typiquement de gauche : le socialisme crée les maux qu’il prétend réparer ensuite.

  3. domch4 dit :

    Bonjour,
    en ce temps où le sujet traine de nouveau, vous serait-il possible de faire un vrai billet détaillé sur l’assise du refus de la GPA par des libéraux ? Je ne croise que des libéraux pro GPA et l’autre angle m’intéresserait beaucoup.
    Merci.

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