J’ai trouvé une perle!

La vérité c’est que je l’ai trouvé sur la page Facebook d’une connaissance, militante soumise à Mélenchon.

Ce texte est un concentré de mensonges, d’erreurs historiques, d’erreurs d’analyses, de contre-vérités, d’inculture, d’ignorance etc…

C’est un bonheur que de le critiquer, c’est presque trop facile !!

Je vous suggère d’aller le lire, je vais en retenir certains passages, les plus significatifs à mon sens.

 

 

Première partie.

Ou l’on va trouver l’inculture historique de l’auteur.

« Le patronat, contrairement à une idée reçue, est loin d’être complètement affaibli ; il est toutefois discrédité, tout collaborateur qu’il fut à l’envi. « 

Le patronat n’a pas plus collaboré que les communistes, que les socialistes ou que l’extrême droite fasciste. Première grosse erreur historique. A un tel niveau d’inculture, on se dit que le reste du texte va être un régal.

« C’est dans ce contexte que la Sécurité sociale, qui figurait dans le programme du Conseil national de la Résistance, est instaurée, sur la base du financement par cotisation. Elle naît d’une volonté politique qui vient à la fois « d’en haut » — le ministre du Travail communiste Ambroise Croizat joue un rôle considérable — et « d’en bas », grâce à une forte pression populaire et syndicale. « 

Encore faux… Le CNR n’a fait que reprendre ce qu’avait mis en place le régime de Vichy, c’est à dire une étatisation et une fusion des régimes de protections sociales corporatistes qui existaient avant. Régimes qui fonctionnaient d’ailleurs parfaitement bien.

La volonté de Vichy, régime collaborant avec l’Allemagne nazi (contraction de Nationalsozialismus, du parti NSDAP, Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, Le Parti national-socialiste des travailleurs allemands) étatiste dans sa forme et socialiste dans son fond (avec en plus l’antisémitisme évidemment) c’était tout simplement la mainmise de l’Etat sur un secteur lui échappant : la protection sociale des travailleurs.

Le CNR n’a fait que continuer dans cette voie de main mise de l’Etat sur un maximum d’aspect de la vie du citoyen.

« Les allocations familiales, l’assurance-maladie, les retraites et la couverture des accidents du travail du régime général ont ceci de renversant que la collecte des cotisations ne dépend ni de l’État ni du patronat, mais d’une caisse gérée par des représentants syndicaux1. »

Compte tenu des résultats, je ne suis pas que la gestion part les syndicats soit une bonne chose…

 

 

Deuxième partie.

Ou l’on va trouver l’inculture économique de l’auteur.

« Lors de l’année 2016, Uber a perdu près de 3 milliards de dollars3 : l’entreprise ne se maintient et ne s’étend que grâce à une injection massive de capitaux en provenance de géants comme Google, Amazon ou encore Goldman Sachs. »

Google, Amazon et GS on investit dans Uber en 2011 et 2013. L’auteur a quelques problèmes avec la chronologie des événements…
Maintenant, je suis assez d’accord avec lui, le fonctionnement capitalistique d’Uber est économiquement un non-sens et ne fonctionne que parce que les banques centrales manipulent les taux d’intérêt.

« C’est bel et bien par la volonté des mastodontes de l’économie que s’impose ce contre-modèle, et non par une évolution naturelle. »

Encore faux. Uber s’impose surtout parce qu’il propose un service que les taxis ne rendent (ou ne rendaient) pas, que les consommateurs souhaitaient mais qui leur avait jusque-là toujours été refusé.

Je rappelle enfin que chauffeur de taxi est une profession protégée par les règles et les normes (barrière à l’entrée) détenant une rente de situation (licence) et un numerus clausus empêchant la concurrence.
La compagnie G7, principale détentrice des licences de taxi en région parisienne est installée au Luxembourg, qu’elle a créé un système ou ses chauffeurs sont captifs et que sa connivence avec l’Etat est connue et reconnue.

« Ce que l’on nomme « ubérisation », c’est la transformation des propriétés d’usage en propriétés lucratives (la première se définit par l’utilisation d’un bien pour un usage personnel sans qu’il n’y ait d’échange marchand, la seconde se caractérise par l’exploitation d’un bien non utilisé afin d’en tirer un revenu où c’est le droit de propriété qui est rémunéré et non le travail). « 

Grosse erreur d’analyse. Si le chauffeur utilise effectivement son bien (sa voiture) pour en tirer un revenu, c’est lui qui travaille, c’est lui qui conduit. C’est donc bien le travail du chauffeur qui est rémunéré.
Idem pour AirBnB, un lit ne se fait pas tout seul, une chambre ne se nettoie pas toute seule.

Et même si. En quoi serait-il non justifié de tirer un revenu de sa propriété privée ?

« simple appartement changé en logement à louer sur Airbnb, etc. Pour ce dernier cas, le tour de force est encore plus saisissant puisque même en étant locataire (et non propriétaire), on peut faire de ce logement une propriété lucrative ! « 

C’est partiellement faux. Le propriétaire doit être d’accord et le loyer AirBnB demandé ne peut pas être supérieur au loyer initial.

« Car le propre de ces activités est de s’effectuer en dehors de toute forme de cotisation : leur croissance se fait au détriment d’emplois, qui, quoiqu’ils ne constituent pas des situations idéales, se font néanmoins dans le cadre salarial où des cotisations et un reste de protection sociale demeurent. »

Encore une grosse erreur d’analyse et une contre-vérité partielle. Je ne connais personne qui ai fait d’AirBnB sa seule source de revenu. Et même si, je suppose que cette personne se paye une protection sociale (santé et/ou retraire) donc elle cotise. Comme tous les indépendants et les artisans.
Le problème qu’a l’auteur avec cela c’est que le loueur AirBnB ne cotise pas au régime général.
Ce que l’auteur reproche réellement à ce système c’est la liberté.

Pour Uber je reconnais que c’est un peu différent mais en quoi la croissance d’Uber se fait au détriment d’emploi ? Le nombre de chauffeurs de taxi a t’il diminué ? Non….

« Ce changement touche déjà différents secteurs (transport de courte ou longue distance, services de livraison, hôtellerie) et de plus en plus d’emplois, où l’on pousse le salarié à devenir un auto-entrepreneur payé sous forme de factures (et non plus en salaire). »

Si la facture permet à autoentrepreneur de se payer une assurance santé/chômage/retraite, je ne vois pas le problème… Encore moins s’il peut se payer tout ça pour moins cher que les cotisations.

« Mais la dynamique jouit aussi d’un appui venant de classes plus ou moins aisées. Elles utilisent parfois ces services, séduites par leur attractivité et profitant de la simplicité qu’ils offrent, sans considérer toutes les conséquences sociales et politiques que leurs choix impliquent. Car l’ubérisation exprime avant tout un modèle global de société. En clair : entre Uber et la Sécu, il faudra choisir. »

Tout le monde sait qu’il n’y a que les riches qui utilisent Uber ou AirBnB… C’est totalement faux. AirBnB a permis à des gens de partir en vacances, d’être locataire et loueur. Uber, avec ses tarifs moins chers et annoncés à l’avance a permis à des gens d’utiliser un service qu’ils n’utilisaient pas avant.

Enfin, l’Uberisation n’exprime rien de plus qu’une autre façon de faire du business. Et être payé sur facture n’empêche en rien de cotiser à un système social.

 

 

Troisième partie.

Ou l’on découvre que l’auteur est avant tout un étatiste forcené.

« Le 6 juin dernier, le Premier ministre Édouard Philippe annonce la volonté du gouvernement de supprimer la part salariale des cotisations sur l’assurance maladie et chômage dès 2018. Il souhaite les remplacer par une hausse de la CSG (prélèvement à la source — sur les salaires, revenus financiers — qui a le caractère d’un impôt). La part patronale des cotisations est certes autrement plus conséquente, mais cette volonté laisse présager de la tendance à venir. »

La dichotomie part salariale/patronale est un mensonge. La réalité c’est que c’est toujours le salarier qui paie. Ce que lui donne l’entreprise (le salaire super brut) et qu’il ne touche pas sur son compte (le salaire net) c’est lui qui paie.

Ce mensonge a pour unique but de cacher le montant réel des cotisations. Pourquoi ? Parce que si les citoyens savaient exactement ce qu’ils payent il est fort probable qu’ils aillent voir ailleurs… 

« Il faut ici rappeler la triple responsabilité du PS dans cette histoire. Ce parti semble oublier un peu vite que c’est lui qui créé la CSG en 1991, sous le gouvernement de Michel Rocard, afin de diversifier la manière de financer la protection sociale »

Effectivement, les gestionnaires de la sécu sont tellement des incompétents qu’il fallait bien combler les déficit d’une manière ou d’une autres.

« Mais en introduisant de la sorte une part du financement de la Sécu par l’impôt, la boîte de Pandore est ouverte : à la différence de la cotisation ce n’est pas une socialisation d’une part des salaires, et son taux peut facilement être changé par voie parlementaire. « 

Énorme erreur d’analyse encore ! A tel point que je me demande si l’auteur ne fait pas exprès…

Les cotisations sont elles aussi fonction du salaire, comme la CSG. La seule différence c’est la base : uniquement le salaire super brut et brut pour les cotisations, tous les revenus pour la CSG.

 

 

Quatrième partie.

Ou l’on découvre le projet complètement étatiste, purement collectiviste donc totalement totalitaire de l’auteur.

« Les compagnies comme Uber et Macron sont les deux faces d’une même pièce. Les unes incarnent le pouvoir économique et financier, l’autre le pouvoir politique, mais leur but est le même : réduire la cotisation à néant. Si elle subit cette double attaque, c’est bien parce qu’elle incarne la portée révolutionnaire de la socialisation ; lui reconnaître cela, c’est donc admettre que toute atteinte envers elle représente un projet réactionnaire et contre-révolutionnaire. En plus d’être une défaite, chaque point de cotisation perdu signe l’effacement d’une partie de l’histoire ouvrière et syndicale de ce pays. »

Peu importe comment est financé le système tant qu’il est juste, efficace, solidaire et fraternel. On dirait que ce qui intéresse l’auteur ce n’est que l’historique du système et pas du tout son avenir.

« Exigeons ensemble une hausse progressive des cotisations et fixons même un horizon ambitieux : le 100 % de cotisations. C’est en ce sens, par exemple, que l’association Réseau Salariat milite pour l’instauration d’un salaire à vie, intégralement financé par la cotisation. »

Cela ne règle absolument pas les problèmes structurels du système. Ce système coûte trop cher tel qu’il est géré. Entre ce que verse l’entreprise et ce que je touche sur mon compte (avant impôts sur le revenu donc), 50% sont partie en cotisations diverses. Pour un salaire net de 2500 euros avant IR, j’ai donc cotisé environs 2500 euros.
Pour que je touche 2500 euros l’entreprise dépense 5000 euros.

Avec 2500 euros par mois, je me protège dans le privé bien mieux que ce que fait la sécu.

Quant au salaire à vie, ou revenu minimum ou revenu de base ou revenu universel ou allocation universelle, je suis pour, mais sa version libérale.

Le concept du salaire à vie que développe l’auteur c’est en fait le summum de l’étatisation et du collectivisme. A savoir que ce n’est plus l’entreprise qui paye un salaire mais une caisse.

Bien évidemment cette caisse sera dirigée et contrôlée par les « amis » de l’auteur, à savoir les syndicats, qui feront comme ils font actuellement c’est à dire se servir plus que largement dans les caisses.

Ce serai donc la caisse qui verse le salaire au salarié. Le même pour tous ? On ne sait pas trop.

Petite question, pourquoi passer par une administration supplémentaire, donc des coûts supplémentaires, pour verser un salaire qui pourrait l’être directement si ce n’est pas pour qu’une caste de privilégiés se serve au passage ?

Conclusion.

Ce billet de blog démontre que malgré tout le mal et les millions de mort du marxisme, du fascisme, du socialisme ou tout autre forme de collectivisme forcé à travers le monde, il y a encore des tarés pour espérer un monde cela.

Ce billet démontre aussi que les gens qui prônent ce système sont le plus souvent incultes et menteurs.

Le but c’est d’enlever la liberté de l’entreprise (ou de l’artisan, ou de l’indépendant, peu importe) de passer contrat avec une personne ou une autre entité.
Le but c’est de faire contrôler la vie économique donc la vie sociale par des administrations.

Le but c’est l’instauration du totalitarisme.

 

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