Piketty, le pipoconomiste en chef sevit toujours.

Extrait de ce billet de blog.

Le chantier le plus prometteur est la modernisation et l’unification de notre protection sociale. Plus encore qu’ailleurs, notre système social s’est construit par strates et empilements. Il en résulte beaucoup de complexité et d’illisibilité.

Wahou !!! Ça commence plutôt bien. Visiblement Piketty a compris que le problème de notre système est sa complexité (responsable de son coût) et son illisibilité.
Illisibilité sciemment créée par ses amis socialo-étatiste afin de rendre le système le plus opaque possible pour le citoyen.

Et puis soudain, c’est le drame…

Le cas des retraites est le plus extrême. Le système est bien financé, mais la multitude des régimes et des règles fait que personne ne comprend rien à ses droits futurs. Une unification d’ensemble s’impose, notamment pour les jeunes générations, dont les parcours professionnels comprennent souvent de multiples passages par le public, le privé et l’entrepreneuriat, qui devraient ouvrir aux mêmes droits.

« Le système est bien financé » Pardon ??? Bien financé pour qui ? Pour les députés ? Pour les fonctionnaires ? Certainement pas pour les cadres et les salariés du privé….

Des jeunes qui sont passés par le privé et l’entrepreneuriat j’en connais, beaucoup, mais des jeunes qui ont fait en plus du publique, je n’en connais aucun…
Il serait intéressant de connaitre le nombre de personnes qui une fois dans le publique, décident d’aller dans le privé…

Sans compter que le publique cotise moins et reçoit plus que le privé. Mais ça, Piketty se garde bien de le dire.

L’ensemble du billet est de cet acabit : de bons constats (parfois) mais des solutions consternantes.

Je vais m’attacher aux solutions consternantes

« Par ailleurs, l’hyper-décentralisation des négociations salariales a contribué à l’abyssal excédent allemand, et n’est pas la recette pour un développement européen équilibré. » 

L’argument classique des médiocres jaloux. L’Allemagne a réussi à réintégrer l’Allemagne de l’Est, totalement ruiné et en faillite sociale, démocratique et financière après 40 ans d socialisme. L’Allemagne est un des seuls (le seul ?) pays européen à s’être réformé, à avoir fait les efforts pour profiter de la monnaie unique mais ce serait de leur faute si les autres pays ne marchent pas bien…

C’est vraiment un argument de lâche.

« La France a actuellement la main-d’œuvre la plus productive du monde (à égalité avec l’Allemagne, et avec un modèle beaucoup plus égalitaire que les Etats-Unis), mais cette position est loin d’être garantie. »

La productivité c’est le PIB (produit intérieur brut, c’est-à-dire la valeur totale des biens et services produits dans un pays au cours d’une année) divisé par le nombre total d’heures travaillées (salariés et non-salariés confondus).

Sauf que définir cette mesure simplement comme cela est intellectuellement malhonnête. Il faut la décomposer :
-Quelle est la productivité des fonctionnaires (zéro ?) ?
-Quelle est la productivité des smicards ?
-Quelle est la productivité des 10% des salariés qui gagne le plus ? le moins ? qui gagnent + que la moyenne ? etc…

Imaginer que 80% de la productivité provient de 10% des salariés, l’argument de Piketty s’écroule. Il le sait et c’est pour cela qu’il reste volontairement vague. Très vague.

« la population française est en progression constante (contrairement à celle de l’Allemagne), et le nombre d’étudiants augmente plus rapidement encore. C’est une excellente chose, à condition qu’on y mette les moyens adéquats. »

Sauf que ces étudiants ont rarement le niveau scolaire et intellectuel pour étudier justement…

« Sur le financement de la protection sociale et la fiscalité, M. Macron est terriblement conservateur. Il mise tout sur l’augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG), alors que l’urgence aujourd’hui est la mise en place du prélèvement à la source pour l’impôt sur le revenu (IR). »

Le prélèvement à la source urgent ??? Que ce soit important peut-être, mais que ce soit l’Urgence, certainement pas. Surtout que la volonté de l’Etat de mettre en place le prélèvement à la source n’a absolument pas pour but de simplifier la vie des contribuables mais de :
-Reporter sur les entreprises le coût du prélèvement de l’impôt
-Rendre plus opaque les sommes prélevées, sur le model du prélèvement des cotisations afin de masquer ce qui est réellement payé.

« Elle permettrait de rapprocher enfin l’IR et la CSG, qui doit devenir progressive et non plus proportionnelle, pour les salariés comme pour les retraités et les autres revenus. »

Le principe de progressivité est la maladie mentale classique des collectivistes.

« M. Macron a visiblement un problème avec la notion même d’impôt progressif, puisqu’il propose de plafonner à 30 % l’imposition des plus hauts revenus financiers (contre 55 % pour les hauts revenus du travail équivalents), et de supprimer l’impôt sur le patrimoine pour les portefeuilles financiers (pour des raisons étranges, il s’imagine qu’un investissement financier est forcément plus productif qu’un investissement immobilier). »

Ou est-il inscrit que l’impôt devait forcément être progressif ? L’impôt doit être efficace et financer les services publics, un point c’est tout.

Quand à l’investissement immobilier, j’aimerai bien que Piketty m’explique en quoi c’est « productif » ?? Si cela permet de faire construire alors oui, mais si la France est en si gros déficit de logement c’est bien que cet investissement n’est pas si productif que cela…
Sans compter que les amis socialistes de Piketty, appliquant ses « recommandations », on surtaxé, sur-normé, sur-étatisé le marché immobilier dont les rendements locatifs n’ont fait que diminuer et les coûts de construction n’ont fait que monter.

Les Français dépensent beaucoup trop pour se loger. Ce n’est pas bon signe.

« Quand les taux d’intérêt remonteront, quand il faudra une légitimité démocratique forte pour prendre des décisions difficiles sur le rééchelonnement des dettes, ce n’est pas dans le huis clos des réunions de chefs d’Etat et de ministres des finances que les problèmes se régleront. »

S’il n’y avait pas dette (ou nettement moins) il n’y aurait pas de peur de la remontée des taux… CQFD

 

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