Le libéralisme et le marché

Le marché est le lieu de rencontre entre l’offre et la demande relatives à un produit. C’est le lieu où se déterminent les prix et les quantités échangés. Offreurs et demandeurs viennent échanger des biens et des services en échange de monnaie. (source)

Une définition qui vaut ce qu’elle vaut…

Le marché ce n’est pas une personne, c’est la rencontre de quelques, de dizaines, de centaines voire de plusieurs millions d’hommes et femmes qui échangent.

Le marché n’a pas de vie propre, il ne réfléchit pas, n’a pas de conscience, il est ce que les gens en font.

Personnifier le marché est donc un raccourci intellectuel pas très honnête.

Le marché n’est ni gentil, ni méchant, ni bien, ni mal, ni bon, ni mauvais.

Le marché ce n’est que la rencontre entre ceux qui veulent acheter et ceux qui veulent vendre.

Et même cette définition est fausse car elle insinue que tous les marchés seraient des sortes d’énormes salles de vente aux enchères.

C’est factuellement faux et c’est à la fois plus simple et plus compliqué que cela.

Dire, comme certains, que le marché dirige tout c’est en réalité dire que les prix des biens ou des services dépendent du nombre de gens qui veulent les acheter ou les vendre.

C’est en réalité faux. Le prix de beaucoup de biens ou de services ne dépendent absolument pas de la loi de l’offre et de la demande mais tout simplement du prix de leur mise sur le marché, de ce qu’ils coûtent à produire ou de la marge que souhaite faire le vendeur.

Il existe même certains produits qui se vendent plus quand ils sont plus chers.

Le marché n’est ni de droite, ni de gauche, ni libéral, ni collectiviste, ni capitaliste, ni socialiste.

Le marché c’est simplement la rencontre d’intérêts particuliers. C’est la rencontre de gens en chair et en os.

Il est donc structurellement imparfait.

Le rôle de l’Etat est donc de lisser, de limer, de réguler et d’essayer de contrecarrer ces imperfections avec, comme objectif, l’égalité en droit, la défense du petit contre le gros, la destruction des rentes et des monopoles illégitimes et le libre accès de tous et toutes aux marchés dans le cadre que le droit définit.

Hors l’Etat Français fait exactement le contraire.

L’Etat Français défend les monopoles et les rentes (Sécurité Sociale, Taxis, Notaire, SNCF etc.…), il crée de l’imperfection et limite l’accès au marché (Immobilier), il défend le gros contre le petit (marchés publiques, construction etc.…).

Pour s’y prendre il utilise la loi, écrite par des gens censés représenter les intérêts du peuple. Pour contrôler le marché au lieu de le réguler il taxe, il impose, il norme, il décrète.

Le meilleur symbole du danger que représente l’Etat c’est le marché immobilier (foncier, construction, achat/vente et location). Voilà 40 ans que l’Etat ne fait pas que réguler ce marché, qu’il le contrôle, le taxe, le réglemente, le manipule et en 40 ans la situation n’a fait que se dégrader.

Je vous invite à aller lire ou relire ces 3 billets :

Le drame de l’immobilier Français
Pourquoi l’immobilier est-il si cher en France ?
La France a tout faux en matière de politique immobilière

Le marché est structurellement imparfait et le libéralisme permet de réduire ses imperfections et d’en corriger certaines. Il garantit le libre accès, l’égalité en droit, la responsabilité des intervenant et défend les petits contre les gros.

L’Etat fait exactement le contraire.

L’ennemi, c’est l’Etat.

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2 commentaires pour Le libéralisme et le marché

  1. blablator dit :

    Vous faites l’acquisition d’une maison au centre ville de St Malo. Là, selon votre logique, vous devriez pouvoir raser cette maison, et y construire un plug anal à la place.
    Hélas, l’état a effectivement décidé arbitrairement que St Malo avait un certain cachet, et qu’il était malvenu d’y construire n’importe quoi.Et donc l’état a pondu des règles pour spécifier qu’au centre de St Malo, on ne pouvait pas y mettre de plug anal. Et ça va bien au delà de ça, l’état vous impose de construire avec tels ou tels matériaux, et fatalement de la tuile en ardoise, ça coute la peau du cul. Ce type de loi, effectivement, fait grimper les prix de l’immobilier.

    Le touriste que vous êtes, apprécie surement lorsqu’il visite St Malo, d’y trouver une architecture cohérente et pas une barre d’immeubles « Pierre et Vacances » dans la vieille ville.

    Si on laisse les marchands faire, on voit quoi ? Des zones commerciales faites de bâtiments tous plus immondes les uns que les autres, avec des panneaux publicitaires partout. Le marché qui n’est ni bon, ni mauvais… il aime avant tout le laid et le pas cher.

    Allez comme on est de vieux potes et que je vois bien que l’immobilier vous préoccupe, je vous file un bon tuyau dans la ville natale de mes parents :

    http://www.seloger.com/annonces/achat/maison/le-val-d-ajol-88/115355443.htm?ci=880487&idtt=2&idtypebien=1,2

    300 m² habitable pour 45 000 boulasses. Comme quoi, l’immobilier est abordable.

    Mais là encore, je suppose que les architectes de France ne vous laisserons pas faire n’importe quoi, la porte arrondie typique des fermes vosgiennes est surement à préserver.

    • Skandal dit :

      Je me demandais quand j’allais avoir ce genre de commentaire…

      Cela ne m’étonne pas que ça vienne d’un imbécile comme vous qui n’a visiblement pas lu les billets en liens…

      Ou ai-je dit qu’il ne fallait aucune règles ? Nulle part… Mais comme d’habitude vous ne comprenez pas les mots qui sont écrit et vous lisez ce que vous voulez.

      Je vais me répéter alors : « Le rôle de l’Etat est donc de lisser, de limer, de réguler et d’essayer de contrecarrer ces imperfections avec, comme objectif, l’égalité en droit, la défense du petit contre le gros, la destruction des rentes et des monopoles illégitimes et le libre accès de tous et toutes aux marchés dans le cadre que le droit définit. »

      Il est donc normal et logique qu’on ne puisse pas construire de plug anal au milieu de St Malo et qu’il y ait une certaine exigence en terme d’urbanisme.

      Entre trop de règles et pas de règle du tout il y a un gouffre de subtilités que vous êtes visiblement incapable de percevoir.

      Exemples : Il est contre-productif de taxer le foncier non bâtit, d’avoir des droits de mutation élevés, des normes de construction qui font que 100% des appartements doivent être accessibles aux handicapés (qui représente 10% de la population au plus).

      Il est parfaitement cohérent et logique qu’il y ait une exigence d’esthétisme de la part de l’Etat (encore faut il qu’il soit compétent dans ce domaine).

      « il aime avant tout le laid et le pas cher. » Vous parlez de zones commerciales je parle de l’immobilier pour se loger.

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