L’illégitimité des syndicats étudiants

Cette année, c’est la Fage (Fédération des associations générales étudiantes) qui s’est imposée de peu face au syndicat étudiant Unef aux élections aux Crous, qui se sont tenues entre le 8 et le 24 novembre dans toutes les universités françaises. En comptabilisant 76 élus, contre 66 pour l’Unef (Union nationale des étudiants de France), sur un total de 196, la Fage s’est imposée comme le syndicat étudiant majoritaire lors de ce scrutin qui permet aux étudiants d’élire leurs représentants au sein des conseils d’administration de leur université. (source)

7.5% de participation… Autant dire que l’existence même des syndicats étudiant n’a aucune logique aucune cohérence et encore moins de légitimité.

Le pouvoir de nuisance qu’ils ont est inversement proportionnel à leur négligeable représentativité.

Il est hallucinant que ces gens soient écoutés et qu’ils aient autant de pouvoir dans les universités.

Je n’ai pas entendu Fillon à ce sujet… Ni la gauche mais ça c’est normal puisqu’elle se sert des syndicats étudiant comme vivier pour ses futurs élus.

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2 commentaires pour L’illégitimité des syndicats étudiants

  1. Blablator dit :

    Un syndicat étudiant est juste une assoc. loi 1901 qui n’a juridiquement aucun pouvoir. Un directeur d’université n’a pas à les consulter comme c’est le cas dans les entreprises.

    En fait, là, vous parlez des élections pour déterminer les représentants étudiants pour la gestion des CROUS. C’est un organisme qui gère les restau universitaires, les cités U, l’accueil des étudiants étrangers, le sport universitaire, la bibliothèque universitaire etc…
    Ce n’est donc pas illogique que des étudiants puissent s’exprimer sur les menus de leur cantine, ou faire remonter que leur chambre étudiante est pleine de puces ou que sais je encore.

    Du coup, vous préconisez quoi ? C’est bien de dénoncer, mais comment imaginez vous un système étudiant où les étudiants ne peuvent pas remonter leurs problèmes via des « délégués ».

    • Skandal dit :

       » Un directeur d’université n’a pas à les consulter comme c’est le cas dans les entreprises. »

      Comment donc expliquez vous leur pouvoir de nuisances ? Comment vous expliquez qu’ils soient reçu par le gouvernement ?

      S’ils n’ont aucun juridiquement aucun pouvoir (ce qui est le cas) ils ne devraient pas avoir un tel pouvoir de nuisance.

      Encore un bel exemple de la lâcheté des pouvoirs politiques.

      « Du coup, vous préconisez quoi ? »

      A 7.5% de participation, ces élections n’ont aucun sens et les élus aucune légitimité. On peut se dire que les problèmes remontés émanent essentiellement de ces 7.5% d’étudiants. Est ce que les « problèmes » de 7.5% des étudiants nécessitent l’existence de syndicats étudiant qui n’ont légalement aucun pouvoir ?

      Je ne crois pas.

      Ce que je préconise c’est qu’on arrête de demander leur avis aux syndicats étudiant, qui ne représentent personne d’autre qu’eux même, et qu’on demande directement l’avis des étudiant. Il y a plein de façon de faire ça et visiblement les élections n’intéressent personne.

      Pour avoir passer quelques années à l’université (y compris comme chargé de TD), j’affirme que les « ‘délégués » syndicaux ne remontent pas les vrais problèmes des étudiants. Ils remontent leur problèmes à eux qui consistent essentiellement à avoir leur diplôme en en faisant le moins possible et à essayer de gratter un maximum de pognon sans trop se fatiguer.

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