Les mesures « sociales » d’Emmanuel Macron

Il va encore y avoir des gens pour croire que Macron est libéral…

Source et également ici.

 

Autonomie des établissements dans le primaire

Parce qu’il pense que la mère des batailles se joue dans le primaire et qu’il veut aider plus ceux qui en ont le plus besoin, il prône « une vraie autonomie pédagogique pour les établissements » (méthodes différentes, plus de profs par classes et des professionnels plus expérimentés et mieux payés dans les écoles des quartiers les moins favorisés). Il faut selon lui leur donner « beaucoup plus de moyens et beaucoup plus d’autonomie. Il faut arrêter de saupoudrer et assumer d’y investir de façon différenciée. […] »

C’est un début mais l’idéal serait une vraie réforme d’envergure et qu’on passe tout de suite au chèque éducation pour toute l’EducNat.

Dose de libéralise : 50%

 

Réforme de la carte scolaire

Pour assurer une véritable mixité sociale, pour que les écoles accueillent des publics vraiment divers, que les enfants des quartiers aient le droit d’aller dans les établissements des centres-villes, Emmanuel Macron défend une vraie réforme de la carte scolaire. « On doit absolument la faire évoluer », affirme-t-il, s’appuyant sur l’exemple d’une mère de famille de La Paillade, à Montpellier, qui lui a confié : « Moi, avec la carte scolaire, je n’ai pas le droit de mettre mon gamin à l’école en centre-ville, c’est injuste. Il n’y a plus de petits blonds dans nos écoles ».

Même réponse qu’au dessus. Avec le chèque éducation, la carte scolaire devient obsolète. Notez que ceux qui respectent le moins la carte scolaire sont les enfants de professeurs… Comme par hasard. La carte scolaire n’a jamais permis la moindre mixité sociale.

Dose de libéralisme : 20%

 

Durée du travail en fonction de l’âge

Les jeunes veulent travailler plus et les vieux doivent travailler moins. Telle est la philosophie d’Emmanuel Macron, qui prône donc une durée hebdomadaire qui fluctue avec l’âge.

« Il faut s’adapter aux individus. On peut ainsi imaginer que les branches professionnelles négocient une possibilité pour les salariés qui le souhaiteraient de travailler moins à partir de 50 ou 55 ans : 30 heures, 32 heures, pourquoi pas ? En revanche, quand on est jeune, 35 heures, ce n’est pas long. Il faut donc plus de souplesse, plus de flexibilité. »

C’est pas idiot comme idée ça… En plus cela remet un peu de solidarité inter-génération dans le circuit. Cela incitera probablement à l’embauche de jeunes qui travailleront plus pour moins cher même si, dans la réalité, en dehors des fonctionnaires ou assimilés il y peu de gens aux 35h et que la réduction du temps de travail (ou son augmentation) n’ont jamais eu la moindre influence significative.

Maintenant, est ce que cela n’incitera pas les entreprises à embaucher plus de jeunes (car moins chers) et à licencier les vieux (pré-retraite) tout en faisant porter le financement de cette pré-retraite par la collectivité ?

L’idée est intéressante mais sans une réforme du code du travail, de la retraite et de la fiscalité, j’ai peur que les effets de bords soient contre-productifs.
Dose de libéralisme : 50%

 

 

Fin des 35 heures pour les jeunes

Il le répète :

« Quand on est jeune, 35 heures, ce n’est pas assez. On veut travailler plus, on veut apprendre son job. Et puis, il y a un principe de réalité. Un entrepreneur raisonne ainsi : ce jeune n’est pas qualifié, je veux bien l’embaucher mais il va apprendre son job en entrant dans mon entreprise, donc il faut qu’il effectue davantage d’heures. »

Gagneront-ils vraiment plus s’ils travaillent plus ? La question est ouverte. En tout cas, il ne le garantit pas.

Même réponse qu’au dessus. Peu de jeunes travaillent 35h. Je n’ai jamais travaillé 35h de ma vie.

Et puis l’important c’est de faire ce qu’on à faire. C’est typiquement française cette idée de travailler 35h ou de rester tard au boulot faire acte de présence. En Suisse, à 18h30 -19h la plupart des bureaux ferment car on estimt que si vous n’avez pas fait ce que vous aviez à faire ans la journée c’est que vous êtes mal organisé.

Dose de libéralisme : 50%

 

 

Retraite à la carte

Partir à la retraite « à 60 ans, à 65 ans ou à 67 ans », en fonction des individus, des métiers exercés, des situations personnelles, pour Emmanuel Macron, tout doit être possible :

« Il faut pouvoir moduler selon les individus et les situations. Si on se contente d’appliquer des critères de pénibilité de manière arbitraire, on ne fera que recréer des régimes spéciaux. »

Il a parfaitement raison. Chacun devrait pouvoir partir à la retraite quand il veut et toucher une pension corrélée à ce qu’il a cotisé avec d’éventuelles primes de pénibilité ou de dangerosité.

Le problème de cette histoire de pénibilité c’est qu’on fait payer l’entreprise plutôt que de l’inciter à changer sa façon de faire. En gros, le patron qui paye peut faire travailler ses employés comme il veut.

Cette retraite à la carte n’est possible que dans une très grosse réforme globale du financement et de la gestion des retraites en France. Autant dire que c’est, actuellement, impossible.

Dose de libéralisme : 80%

 

 

Droit au chômage pour les travailleurs indépendants et les autoentrepreneurs

Si Emmanuel Macron accède au pouvoir, eux aussi auront la possibilité d’être indemnisés s’ils se retrouvent au chômage :

« Nous devrons donner des droits nouveaux et rentrer dans une logique beaucoup plus transparente, qui ne sera plus pensée en fonction de la durée et du montant des cotisations, mais qui protégera des aléas de la vie professionnelle ceux qui aujourd’hui ne sont pas couverts. En particulier ceux qui sont au régime de la microentreprise ou les indépendants. »

« Donner des droits nouveaux »…
Les indépendants et les autoentrepreneurs devraient avoir le droit de s’assurer contre les « aléas de la vie professionnelle » comme ils le veulent, en toute indépendance, en toute liberté (a mort le RSI !!) et dans un marché concurrentiel plutôt que le système étatique actuel, inefficace, injuste et très mal géré.
Evidemment que ces assurances doivent être fonction de la durée e du montant des cotisations, sinon comment vous financer cela ?

Dose de libéralisme : 10%

 

 

Droit au chômage en cas de démission

Si le programme d’Emmanuel Macron est appliqué, les salariés au bord du burn-out n’auront plus peur de démissionner de leur emploi : ils auront eux aussi droit à des allocations.

Sans réforme du système de retraite et du système d’assurance chômage, c’est infaisable.

Dose de libéralisme : 0%

 

Nationalisation de l’Unédic

C’est la fin du paritarisme, pour lui les partenaires sociaux ne sont pas les garants de l’intérêt général. Il veut donc que l’Etat qui paie gère lui-même l’Unédic.

« Il est hypocrite de prétendre que l’assurance-chômage est encore un système paritaire : ce régime est en déficit permanent […] et c’est l’Etat qui en garantit in fine l’équilibre financier […] Il faut que l’Etat prenne ses responsabilités et gère lui-même l’Unedic. Car il n’y a rien de pire qu’un système où celui qui décide n’est pas celui qui paie. »

Le paritarisme ne sert qu’à fournir une source de financement à la mafia syndicale (syndicats de patrons et d’employés).
Tout ce qui est géré de façon paritaire est en déficit ou en faillite. Cella suffit à démontrer l’incompétence des syndicats dans la gestion de quoi que que soit.

De fait,l’Unedic est déjà une instance étatique.

Le précepte libéral serait de privatiser l’assurance chômage. Chacun reçoit en fonction de ce qu’il cotise avec la liberté de s’assurer ou il veut.

Dose de libéralisme : 0%

Que les degôches se rassure, si par rapport à un Hollande, un Juppé, un Sarkozy, un Mélenchon ou une Le Pen, Macron semble libéral, dans la réalité des faits il est bien plus proche du socialo-collectivisme que du libéralisme.

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