Air France, à l’image du pays

Le nouveau PDG d’Air-France, la compagnie aérienne française, symbole du capitalisme de connivence, de la gestion lamentable des syndicats (faillite du CE) et de l’incompétence des énarques PDG, va créer une nouvelle compagnie pour reconquérir ses lignes menacées.

Je cite : « «Ce ne sera pas une low-cost», précise un dirigeant qui ajoute que la qualité et le confort d’Air France seront au rendez-vous. »

Baptisée «Air France quelque chose», elle desservira des lignes moyen et long-courriers qui sont actuellement en concurrence frontale avec les low-cost européennes (Ryanair, easyJet…) et avec les compagnies du Golfe et asiatiques.

C’est bizarre parce que c’est justement la mauvaise qualité et le mauvais confort d’AirFrance qui fait que la compagnie, quasi-publique, aérienne française se fait distancer par ses concurrentes.

Pour un petit vol vous vous en foutez, mais pour un long courrier, le confort et la qualité, c’est important.
Et une fois que vous avez volé sur autre chose qu’AirFrance, c’est difficile d’aller se rasseoir sur les sièges de la compagnie française.

Sans parler des grèves et du service client lamentable.

Que se passe-t-il donc chez Air France à Toulouse? Une passagère toulousaine, avocate, poursuit la compagnie, lui reprochant d’avoir annulé un billet de retour CDG-Toulouse parce qu’elle ne s’était pas présentée à l’aller. Interpellé sur les conditions générales de transport de la compagnie et sur l’expérience de cette passagère, rapportée par la Dépêche du Midi, un porte parole d’Air France explique qu’«aucun billet n’est jamais annulé lorsqu’un voyageur n’effectue pas la première partie de son voyage». En revanche «il est recalculé» et une majoration par rapport au prix initial s’applique. Le cas de cette cliente toulousaine aurait fait resurgir bon nombre de témoignages malheureux du même type. Il s’agit de voyageurs conduits à racheter un aller simple en plus de leur aller et retour d’origine. (source)

Bah oui, il faut bien rembourser la faillite du CE dirigé par la CGT et payé les syndicats et les surtout les pilotes privilégiés.

D’après l’Iata, des arrangements sont proposés aux clients lorsqu’un incident les a empêchés d’effectuer une partie de leur voyage. Mais les «barrières» qui sont imposées aux voyageurs permettent surtout aux compagnies de préserver l’équilibre financier de chaque vol. Les sièges inutilisés peuvent facilement compromettre la profitabilité d’un vol, indique l’Iata.

Il y a une chose que je ne comprends pas dans cette affaire.

La personne a pris un A/R et n’a utilisé que le retour. En quoi cela préserve « l’économie financière du vol » puisque que l’aller a de toute façon été payé ?

Sans un réforme en profondeur de cette entreprise elle va de toute façon disparaître car elle est plus cher et moins bonne que les autres.

Sauf si le contribuable la sauve avec son argent, mais sans son consentement, comme c’est le cas de nombreuses sociétés publiques et/ou anciennement publiques et/ou quasi-étatiques comme Air-France (Areva, Credit Lyonnais, SNCM etc…)

 

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