Du Brexit et de ses conséquences

Hier Columbia Threadneedle a annoncé qu’il allait rouvrir le 26 septembre son fonds immobilier qui avait été gelé après le Brexit. Le fonds annonce qu’il a trouvé des acheteurs 25 de ses biens à Londres pour un total de 167m£, c’est-à-dire juste 1% en-dessous de leur valorisation pré-Brexit. Sur les 7 fonds investis sur l’immobilier anglais, qui avaient fermé après le référendum de juin, Threadneedle sera le 2ème à rouvrir, après celui d’Aberdeen.

Sur l’immobilier comme sur l’économie, le Brexit n’est pas (encore ?) le scénario catastrophe qui avait été dépeint.

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5 commentaires pour Du Brexit et de ses conséquences

  1. emmanuel4572 dit :

    Même s’il avait été ou se révélait dommageable pour l’économie britannique, le brexit aurait été une bonne chose. Je ne suis pas sûr qu’une sortie de la France de l’Europe ou de l’euro lui soit économiquement favorable -alors que je n’ai jamais pensé que cela fut le cas en ce qui concerne le Royaume-Uni- mais je suis bien certain que cela est une bonne chose, politiquement. A nous français de travailler à notre prospérité, comme les anglais à la leur, et il y aura une réussite économique relative à nos efforts !

    Il y a quelque chose de drôlement triste dans ces arguments « économiques » qui nous sont servis pour nous maintenir tête baissée dans l’UE : 1) Ils visent à conserver un système établi. 2) Ils conçoivent l’économie comme un « système » précisément, comme si l’économie n’était pas le fruit des décisions, des efforts, bref des actions et du travail des hommes. Si l’on s’amusait donc à faire parler les anti-brexit ou tout espèce de centriste pro-europe, en analysant leurs propos, on trouverait donc que leur pensée repose sur une ignorance multiforme (ignorance du rôle des hommes, avec tout ce que cela comporte d’incitation en creux à la passivité; et ignorance du bien commun politique, en général et comme conséquence de l’ignorance du rôle des hommes, avec tout ce que cela comporte d’ahurissement nihiliste). Il est relativement facile de nos jours, de détruire nos ennemis dialectiquement, et d’en obtenir du prestige : pro-brexit, anti-UE, nous sommes les révolutionnaires, nous sommes les partisans de la liberté, même le gauchiste le plus crasse peut comprendre cela.

    • Skandal dit :

      « Je ne suis pas sûr qu’une sortie de la France de l’Europe ou de l’euro lui soit économiquement favorable »

      Je suis sur que, sans réformes structurelles profondes, ce serait une catastrophe pour notre pays.

       » Il est relativement facile de nos jours, de détruire nos ennemis dialectiquement, et d’en obtenir du prestige »

      Pas tant que ça… Un type comme Mélenchon par exemple est très fort pour simplifier un problème complexe avec de la démagogie chimiquement pur et il est très dur de prouver ensuite que ce qu’il dit est faux et intellectuellement malhonnête.

      • emmanuel4572 dit :

        Certes, mais l’exemple que vous prenez est assez particulier. J’imagine que vous pensez aux opinions socio-économiques de Jean-Luc Mélanchon. Là-dessus je vous rejoins. Je ne pensais quant à moi qu’à des opinions plus spécifiquement politiques : immigration, « nationalisme », culte de l’Etat de droit, droits de l’homme, démocratie…
        D’une manière générale, je trouve nos personnes publiques « de droite » très calmes, trop intellectuels-débatteurs, pas assez agressifs. Un Alain Juppé, un Manuel Valls sont tout de même des proies faciles, non ? Inconsistants, dénués de charisme, ils ont très peu pour eux. Un peu de dialectique et un peu plus d’agressivité, et hop!

        • Skandal dit :

          « Un Alain Juppé, un Manuel Valls sont tout de même des proies faciles, non ? »

          Oui, je pense aussi. Pourquoi les journalistes ne les attaquent pas plus ? Par peur ? Par lâcheté ? Par incompétence ?

        • emmanuel4572 dit :

          Par intérêt à court terme. Ou parce qu’ils partagent au fond leurs vues. Ou encore effectivement, par incompétence intellectuelle : peut-être ceux qui s’accordent sur des opinions politiquement incorrectes ne savent pas vraiment les défendre, et par conséquent réfuter ce et ceux qui s’y opposent. Cela doit dépendre des cas. Le manque d’agressivité dont je parle vient sans doute pour une bonne part d’un manque de confiance en soi, ou de certitude intellectuelle.

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