L’inversion des valeurs.

L’épisode de la loi travail est très intéressant car il permet de repérer les faux « libéraux » et les démocrates en peau de lapin.

Le bdg en est un excellent exemple.

Je cite :

C’est la liste des députés de gauche qui ont signé une motion de censure contre le gouvernement. Je ne veux pas les condamner au bûcher mais dire à leurs électeurs qui sont les andouilles qu’elles ont élues dans la foulée de la victoire de François Hollande pour le soutenir et qui favorisent maintenant le retour en urgence de la droite au pouvoir. 

Et je vous renvoie à mon billet d’hier concernant la démocratie.

Dans le cas qui nous intéresse (et non le cas fictif que je prenais comme hypothèse de raisonnement) les députés, dont le travail n’est pas tant la représentation d’un peuple d’ignorants déculturés par l’Education Nationale que d’avoir comme objectif une amélioration globale de la situation de la France et des Français, ont raison de voter contre ce gouvernement de menteurs, de voleurs, d’escrocs, de gens intellectuellement malhonnêtes soutenus par des pervers.

Croire que les citoyens élisent des députés pour soutenir le président c’est vraiment prendre les électeurs pour des cons.

Ceci dit, le mépris des gens de gauche pour « le peuple » (dont ils font en plus souvent parti. Cohérence intellectuelle quand tu nous tiens…) est assez normal.

Les citoyens élisent des députés pour que leur situation s’améliore.

Quand des députés, qui en plus ont généralement l’habitude de tout faire pour améliorer leur situation mais détériorer celle des électeurs, agissent et votent pour une fois (une rare fois) dans « le bon sens » (c’est à dire celui qui améliorera ou ne dégradera pas la situation du citoyen/contribuable), le bdg parle de traîtrise…

La traîtrise c’est soutenir ce gouvernement et ce président. La traîtrise c’est d’imaginer voter encore pour eux.

Le bdg dit souvent de lui-même qu’il est un « libéral de gauche ». La citation suivant est la preuve du contraire :

Cela étant, le gouvernement a fait des grosses erreurs, notamment avec cette histoire d’inversion de la hiérarchie des normes, dans un pays très peu syndiqué. 

Selon lui, dans un pays ou les syndicats se financent comme des mafias en volant les salariés avec le soutien de l’Etat et où ils ne représentent significativement personne hormis de rares corporations et de nombreux privilégiés, il serait anormal que les salariés négocient directement avec leur patron au niveau de l’entreprise ?

Selon lui, les syndicats non représentatifs et délinquants devraient garder un pouvoir illégitime, qu’ils ne méritent pas en décidant d’en haut ce qui se passe en bas, dans des entreprises dont ils ne connaissent rien ?

Drôle de conception de la « démocratie »…

C’est assez attristant de voir comme les valeurs se sont inversés. L’objectif n’est plus d’améliorer globalement la vie de gens mais de soutenir des oligarques pour que les autres ne prennent pas le pouvoir à leur place.

Et le pire c’est que des citoyens/contribuable agissent consciencieusement dans ce sens…

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6 commentaires pour L’inversion des valeurs.

  1. kobus van cleef dit :

    puisque vous en avez après les syndicats, ils faut reconnaître qu’ils représentent parfois un élément modérateur dans des situations explosives qu’ils n’ont pas créé

    je m’explique ( je suis parfois confus et brouillon)

    dans nombres de petites entreprises, où , auparavant la représentation syndicale était absente , il y a parfois , à l’occasion de modifications de conditions d’activité ( changement de postes de travail, annualisation de diverses primes, instaurations de primes « au mérite » , départs en retraite non remplacés…) , une bouffée d’exaspération des salariés , qui se traduit par une grève spontanée ou des dégradations , bref , ce que l’encadrement redoute par dessus tout

    l’arrivée des syndicats , et de leurs représentants , braves bourrins avinés ou maigres branleurs teigneux , est alors ressentie comme un élément novateur , parfois modérateur, un peu comme un voisin qui sonne au milieu de la nuit lors d’une querelle de ménage, sur le mode « voilà un témoin, on peut plus faire ce qui nous passe par la tête »

    c’est uniquement ça,

    pour le reste , ils sont le plus souvent inutiles , contre productifs et , il faut bien le dire, incapables de diriger quoi que ce soit , d’une entreprise au ménage (ils sont en général célibataires ou divorcés , ce qui , si on est méchant traduit statistiquement l’instabilité émotionnelle et affective du décérébré vronzais hédoniste )

    pour le reste , vous avez raison, puisque le financement des dits syndicats est opaque,et surtout pas vraiment en rapport avec leur représentativité numérique , et parfois ….non , rien ( on se souviendra de gautier sauvagnac déclarant avoir « fluidifié les rapports zoziaux » lors du procès de l’uimm)

    • Skandal dit :

      Je vois tout à fait ce que vous voulez dire mais je n’y crois pas car je suis intimement persuadé par mes expériences que dans une petit structure le patron et les employés sont suffisamment proches et connaissent suffisamment l’entreprise pour s’entendre.

      Nous avons ce « problème’ dans la boite ou je travaille. Nous allons probablement dépassé un des seuil social (ce qui est plutôt bon signe) et la loi veut nous obliger à faire appel à un représentant syndical extérieur qui n’aura, par définition, aucune connaissance des gens et de l’entreprise et qui ne servira donc à rien.

      Et de toutes façons, des syndicats financés comme ils le sont ne peuvent avoir la moindre légitimité ni même le droit d’exiger quoi que ce soit.

      • kobus van cleef dit :

        c’est parce que les syndicats sont financés comme ils le sont qu’on pourrait, éventuellement, avoir barre sur eux
        avouons qu’il y a quand même de très fortes suspicions de ….un mot qui commence par c et qui finit par n…
        et que c’est ou que ça pourrait être exploitable
        souvenons nous du rapport de machin il y a quelques années , interdit de publication, sur le financement des syndicats ( c’était sous sarkö , ce faux homme d’état , ce jouisseur « à gilet déboutonné » , pire que la vieille momie pétainiste )
        à l’heure ou les ouiquilikes et les panama païpeurs embrasent la toile , il serait regrettable qu’on ne puisse pas déterrer ce truc

        • Skandal dit :

          Le rapport Perruchot… http://www.lepoint.fr/html/media/pdf/rapport-perruchot.pdf

          Interdit de publication et il est même interdit aux députés d’en parler… Ce qui est dedans est tellement énorme, tellement scandaleux que sa publication entraînerait probablement la fin des syndicats et la mise en prison de beaucoup de syndicalistes et de dirigeants de société cotés et publiques.

          Comme vous le dites très justement, le mode de financement des syndicats fait que c’est en réalité l’Etat et aussi certaines grandes entreprises publiques ou para-publiques (SNCF, EDF, GDF etc…) qui « contrôlent » les syndicats dans une sorte d’inceste politico-financier obscène qui se fait bien évidemment au détriment de la France et des Français.

          Notez que les oligarques syndicales sont absolument ravis de cela ! Comme les élus, ils se foutent totalement des Français, seul compte leur réélection, leurs « petits » pouvoir (pas si petit que ça finalement) et l’argent qu’ils se mettent dans la poche.

  2. amike dit :

    Si on évolue du statut de salarié vers la contractualisation, les syndicats seront remplacés par des avocats. Est-ce mieux ?

    Je ne pense pas que le problème soit surtout les syndicats, dont la situation extrémiste française n’est peut être pas représentative d’une évolution où ils auraient naturellement (avec d’autres fonctions) une plus grande audience.

    Le vrai problème, avec des tiers étrangers, syndicat ou avocats, c’est la norme actuelle où la loi (ou sa mise en oeuvre) décide de tout et surtout des cas particuliers.
    C’est bien simple, à chaque loi sociale, les logiciels RH peuvent quasiment les prendre comme cahier des charges !

    • Skandal dit :

      Vous soulevez un point intéressant.

      Mais je ne suis pas contre la syndicalisme, je suis contre les syndicats français qui sont des mafias.

      Comme vous le dites très justement, la loi, imposée depuis le haut par des gens incompétents qui ne connaissent pas grand chose de la vie réelle, décide de tout dans une uniformité et un égalitarisme mortifère.

      Comment voulez vous qu’une PME de 20 salariés puissent avoir les mêmes règles qu’une multinationales de 20.000 salariés ?

      Le pire en France c’est qu’en plus la loi « aide » plus la multinationale que la PME.

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