La révolution s’arrête à la porte du frigo

Le mouvement « Nuit Debout » est pitoyable et pathétique.

Certes, je fais le même constat qu’eux sur la médiocrité et l’escroquerie intellectuelle qu’est devenue la politique française mais aussi bien leurs méthodes que leur idéologie me débectent.

Leurs méthodes je les connais bien, j’ai eu l’occasion de constater l’utilisation des concepts de démocratie participative et « d’assemblée constituante » lors du CPE et de mes années à l’Université Paris X, haut lieu de la contestation étudiante et repère de petits bourgeois gauchistes qui se prennent pour des Che Guevara de bac à sable.

Les fameuses AG et leur vote à main levée sont une parodie de démocratie qui ressemble plus à ce que l’on voit dans les dictatures fascistes que dans une démocratie.

J’ai toujours trouvé « étonnant » que ces rebelles de pacotilles à la conception stalinienne de la démocratie soient presque toujours étudiants en sociologie, en Histoire, en langues orientales, en psychologie ou autres formations formant essentiellement des chômeurs…

Alors que la France manque cruellement de scientifiques, de mathématiciens, de linguistes, les unités de psychologie sont bondées. (source)

Bizarrement, les étudiants en économie, gestion ou droit sont infiniment moins enclin à bloquer les amphis des autres…

Le petit épisode Finkielkraut, qui, il faut l’avouer, est largement monté en épingle par une classe politique qui ne sait que réagir dans l’instant, est assez représentatif de ce genre de mouvement qui n’a absolument rien de politiquement neutre.

Les commentaires de cet article de Médiapart sont assez instructifs… Gauchistes pas du front, antisémites refoulés, staliniens affirmés etc…

J’ai bien regardé les débats avec l’application périscope, j’ai écouté et j’ai vu.

Loin de moi l’idée d’affirmer que j’ai totalement raison mais j’ai surtout vu des petits bourgeois gauchistes, du bobos des villes, de l’étudiants incultes et ignares qui s’étonne que sa formation de sociologie littéraire ne lui permette pas de trouver un travail…

Les débats auxquels j’ai pu assister sont d’une pauvreté intellectuelle abyssale cachée derrière des conceptualisations intellectuellement malhonnêtes et, pour certains, une fausse éloquence digne de la langue de bois des « meilleurs » politiciens et de la pensée vide de Taubira.

Il n’y a, dans les idées développées, rien de nouveau, rien qui n’est déjà été testé ailleurs et qui, souvent, a lamentablement échoué.

J’ai également été étonné par la pauvreté intellectuelle des débats et le manque de culture historique et de connaissances économiques, financières, politiques ou sociologiques des participants.

Nous avons probablement là le résultat de la médiocrité de l’Éducation Nationale française et particulièrement de l’Université Française.

Digression : Après 3 années d’études à l’orientation scientifique (mathématique, physique et informatique) j’ai passé quelques années à l’Université.

Ce qui j’y ai vu m’a horrifié. 
Des étudiants de première année qui n’ont même pas le niveau du BAC. 

Des étudiants de M1 qui ne savent pas ce qu’est une dérivée ou une intégrale. 
Une prof d’Histoire m’expliquant que 75% de ses étudiants ne connaissaient rein à l’Histoire.

Un prof de littérature abasourdi par le niveau en orthographe de ses étudiants.
Un niveau d’anglais déplorable (je me souviens d’une étudiante qui ne comprenais le terme « white house »). 
Une administration catastrophique. 
Des « chargés de TD » déplorables (un vieux soixante-huitard attardé qui mentait sur les notes et un « prof » de finance qui en connaissait moins que moi).
Des fonctionnaires de la bibliothèque payés à jouer au solitaire sur ordinateur (pourquoi ne pas embaucher des étudiants plutôt ?).
Une sécurité sociale étudiante et ses « employés » incapables de répondre aux questions ou de rembourser correctement. La LMDE, la sécu « de gauche » (la SMEREP étant celle « de droite ») anciennement appelée MNEF a d’ailleurs été pointée du doigt par la cours de compte et placé sous tutelle… 
Des syndicats qui ne représentent personne et qui font la loi sur le campus etc…. 

Là où tous ces gens se trompent c’est qu’ils accusent les conséquences plutôt que de s’en prendre en cause.

La première cause c’est évidemment (pour moi) l’Etat, l’incompétence, la malhonnêteté intellectuelle et la corruption de ses agents (Ministres, élus, fonctionnaires, syndicalistes etc…).

L’Etat coûte cher, beaucoup trop cher compte tenu du service rendu et ce coût en évidemment supporté par les contribuables (ceux qui payent l’IR, c’est à dire pas beaucoup) et les salariés.

Ajoutez à cela le poids de la dette dans le budget.

Rien d’étonnant donc à ce que la France soit la championne d’Europe des « charges » sociales (qui ne suffisent même plus) et le deuxième pays (après la Belgique) ou l’entreprise doit dépenser le plus pour que le salarié dispose, in fine, de 100 euros de pouvoir d’achat réel.

Et oui, le coût de l’Etat, le coût de sa gestion calamiteuse par des élus incompétents et une administration improductive, est la principale cause du chômage en France.

Si vous additionnez les privilèges d’un nombre conséquent de fonctionnaire et d’élus, les privilèges d’un nombre conséquent de corporations (taxis et journalistes par exemple)  et le capitalisme de connivence, tout ça au nom du « bien commun » vous obtenez la France, le pays occidentale le moins libéral, celui à la pression fiscale la plus importante, un de ceux avec le plus de fonctionnaires et d’élus par habitants, un pays dont le monde entier envie soi-disant le système social mais s’empresse de ne surtout pas le copier.

Le problème c’est que peu de personnes souhaitent réellement que les choses changent car elles ne veulent surtout pas perdre les avantages, privilèges, passe-droits et autres « prestations sociales » ou enveloppe d’argent que l’Etat distribue à tout de bras et ponctionnant toujours plus ceux qui ne disposent pas de ces avantages/privilèges.

La révolution s’arrête à la porte du frigo et « Nuit Debout » disparaîtra quand ses membres s’apercevront que leurs idées nécessitent de casser petit confort intellectuel et matériel.

 

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