De la lâcheté en politique. De l’incohérence en économie

Et donc, en toute logique, le gouvernement, essentiellement composé de couards, de lâches, de menteurs,  a reculé sur son « projet » de loi « travail ».

Il a reculé devant une contestation relativement faible (bien moins importante que celle contre le mariage gay) et surtout, une contestation menée par des gens qui ne représentent personne.

Les syndicats aux financement mafieux ne représentent personne et surtout pas ceux que ce projet de loi aurait impactée.

Quand aux syndicats étudiants, 1% des étudiants sont syndiqués et seul 8% des étudiants votent aux élections syndicales.
Donc l’UNEF ne représente personne. Pourquoi le gouvernement écoute il ce syndicat alors ?

Une fois que cela est dit, parlons de la loi.

Le marché du travail français soufre-t-il de la lourdeur et du caractère ubuesque du code du travail ?  Oui.
Et il faut être légèrement débile pour croire qu’une simplification et un assouplissement n’aurait pas un effet bénéfique sur le chômage.
Mais à l’inverse, il faut aussi être idiot pour penser que des centaines de milliers d’emplois seraient créés sur une simple simplification de ce truc que personne ne nous envie.

Oui il faut le simplifier mais non cela ne sera jamais suffisant.

Le code du travail protège t’il les salariés ? Oui, mais bizarrement, il ne protège pas le travail, sinon il n’y aurait pas autant de chômage et pas autant de destruction d’emploi.

Au fait, savez-vous que depuis l’instauration des 35h en 2000, la France n’a pas créé (à quelques milliers près) d’emploi privé alors que la population française a augmenté de 5 millions de personnes ?

5 millions d’habitant supplémentaires 3.6 millions de retraités en plus, 400 000 fonctionnaires de plus et 1 millions de chômeurs en plus mais pas de création d’emplois significatives….

Et après ça, il y a encore , des gens comme Caroline de Haas pour expliquer qu’il faut encore réduire le temps de travail.

Ces personnes prennent comme exemple la Suède, enfin, une ville de Suède mais en oubliant qu’en Suède il n’y a pas de statut de fonctionnaire comme en France, que le droit du travail y est très différent et que la rémunération du chômage est infiniment plus stricte que chez nous…

La réforme était-elle une régression sociale ? Ceux qui ne l’on pas lu disent oui et ceux qui ne l’ont pas lu disent aussi non…
La réalité c’est que cette réforme ne changeait pratiquement rien. En tous cas rien susceptible de changer sensiblement le marché du travail français. Les explications sont la et ici.

Hollande a donc reculer sur une réforme peu utile, qui devient donc une réformette inutile, sous la pression de gens qui ne représentent personne et qui, pour les étudiants et les lycéens, n’ont jamais travaillé.

Certains d’entre eux ne travaillerons d’ailleurs jamais (ils seront membres du PS) à l’instar de Bruno Julliard, ancien petit chef de l’UNEF et leader de la lutte contre le CPE, et beaucoup d’entre eux connaîtront une précarité encore plus grande que celle qu’ils ont fantasmé quand ils n’ont pas lu ce projet de loi.

D’ailleurs, la lutte contre le CPE, si elle a largement servi Julliard (grassement payé aux frais des parisiens), n’a pas moins précarisé les jeunes. Ils sont, globalement, dans une situation pire qu’avant et probablement pire qu’avec le CPE.

La réforme du marché du travail française ne peut être que globale.

C’est à dire une réforme du code du travail, une réforme de la fiscalité, une réforme de la formation (lycées, université et professionnelle), une réforme de l’assurance chômage et des retraites, une réforme de la représentation syndicale etc…

C’est un ensemble et il faut modifier chaque rouage pour avoir une machine qui tourne mieux avec le moins de friction possible.

Mais surtout, il faudra changer la mentalité des Français, beaucoup trop assistés par l’Etat et lobotomisés par une Education Nationale qui nivelle de plus en plus par le bas, une presse subventionnée de piètre qualité, des syndicats mafieux, une classe politique issue de la fonction publique, incompétente et qui pense plus au pouvoir et à l’argent qu’aux Français et

Bref, il faut commencer par mettre à bas l’oligarchie républicaine.

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