En France, l’Etat actionnaire est aussi mauvais que l’Etat stratège

Un extraite d’un billet de l’IDL

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Dans la série des contre-performances de l’Etats actionnaire, après Areva, EDF, Engie (ex GDF Suez), EDF vient d’annoncer de très mauvais résultats.

Depuis sa sortie du CAC 40 la société est le symbole du déclassement du secteur public français. Elle ne capitalise plus que 21Md€ avec 37,5 Md€ de dettes. Le total de ses engagements identifiés à ce jour s’élève à environ 120Md€, dont 56Md€ pour le démantèlement progressif des centrales nucléaires existantes, 25Md€ pour le projet d’enfouissement des déchets nucléaires, 24,5Md€ pour l’EPR de « Hinkley Point » vendu aux britanniques, 2,5Md€ pour le rachat de la branche réacteurs nucléaires d’Areva. Il faut y ajouter au moins 8Md€ pour la fermeture de Fessenheim réclamée à tout prix par l’Allemagne. Saluons la démission du directeur financier d’EDF, Thomas Piquemal. Il a voulu marquer notamment son opposition au projet de construction de deux EPR sur un site britannique, qu’il juge trop risqué industriellement et financièrement.

La SNCF vient d’annoncer ensuite 12 Md€ de pertes. Obligée d’appliquer les normes IFRS comme toute les entreprises privées, il a été nécessaire de déprécier 9,6Md€ pour le réseau, 2,2Md€ pour les rames de TGV et 450M€ pour les gares. Pour son président Guillaume Pepy ces chiffres ne sont que des écritures comptables. Certes mais il faudrait prendre en compte le fait que notre économie ne pourra pas se redresser sans la mise à plat de tout le secteur public inefficace et beaucoup trop coûteux. Malheureusement c’est le socle électoral de François Hollande et d’une grande partie de la classe politique.

Dans la série des contre-performances de l’Etat stratège industriel Alstom est en train de devenir un véritable fiasco. L’alliance entre le fabricant de turbines intervenue en 2014 devait être équilibrée puisqu’elle avait été conduite par Arnaud Montebourg ex ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique. Deux ans après l’ex branche énergie de la société française a annoncé la suppression de 6500 emploisDans cet environnement on voit bien que l’emploi est la pièce manquante de la reprise. Les réductions nettes d’emploi concernent surtout les grands groupes.

Plus que jamais nous sommes dans une France coupée en trois : 1/ une France du secteur privé qui vit dans la mondialisation, qui accepte l’économie de marché et qui a confiance dans l’avenir. Toutes les enquêtes d’opinion se recoupent pour estimer que cela représente environ un tiers des français.  2/ une France qui vit protégée par l’État à l’ombre de statuts particuliers, de subventions et d’allocations diverses. Ce qui ne représente pas moins de 20M de français. 3/ enfin il y a la France des exclus de tout et de tous les exclus.   Cette France qui compte désormais 25M de personnes est la honte de « ce modèle social que le monde nous envie » comme François Mitterrand et Jacques Chirac l’ont seriné pendant des années dans un même aveuglement coupable…

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