La France des ultra-conservateurs et le chômage de masse

Un bon article de Slate qui dénonce les mensonges des ultra-conservateur français (l’extrême-gauche, l’extrême droite, une partie de LR, une grosse parti du PS et les syndicats).

Je souscrit totalement à ce texte et j’irais même plus loin. Les ultra-conservateurs français ont pour projet politique et social le chômage de masse et la faillite du système social français afin de pouvoir accuser une chimère, un mythe, un concept qui n’existe pas en France : le libéralisme.

Ainsi ils peuvent continuer à mentir sciemment aux français (devenus incultes et ignorants sous le joug du pédagogisme socialo-étatiste de l’Education Nationale), garder intact leur réserve électorale et continuer à voler, mentir et escroquer les Français.

Source

Défendre le statu quo en matière de droit du travail, c’est défendre un modèle social qui a échoué. L’hyper-protection des salariés et le partage du travail n’empêchent pas le chômage de masse. Ils l’alimentent…

La virulence et l’ampleur des attaques contre le gouvernement et la réforme du code du travail présentée par la ministre Myriam El Khomri est une nouvelle illustration de l’incapacité d’une partie de la classe politique française, de la gauche du Parti Socialiste auFront National, à se confronter au réel. Ils auront réussi, une fois encore, à effrayer les Français qui sont maintenant majoritairement contre la réforme.

Il faut dire qu’elle est dénoncée comme un recul social, comme un renoncement aux idéaux de la gauche, comme une victoire de la précarité et du patronat et presque comme une entrave au sens de l’Histoire. Le problème, c’est que l’hyper-protection des salariés et le partage du travail n’ont pas réduit le chômage de masse en France. Ils l’ont au contraire alimenté depuis des décennies. Le vrai recul social c’est celui-là.

Le choix du chômage de masse

Protéger les salariés des licenciements en rendant ces derniers plus coûteux et difficiles et partager le travail existant, pour lutter contre le chômage, sont des mythes. Ils ne résistent pas deux minutes à l’examen des faits. Notre modèle social qu’il faudrait défendre à tout prix est destructeur: il freine à peine les licenciements et freine en revanche considérablement les créations d’emplois. Il suffit de regarder le monde autour de nous.

Les pays qui ont ouvert leur marché du travail, même récemment, comme l’Espagne et l’Italie, ont créé bien plus d’emplois que nous. Ce n’est pas seulement le cas de l’Allemagne et du Royaume-Uni dont les taux de chômage sont environ la moitié du notre. Cela fonctionne aussi au sud de l’Europe. Selon les chiffres d’Eurostat analysés par Standard & Poor’s, entre la mi 2013 et la mi 2015, la France a créé 57.000 emplois dans le secteur privé, l’Italie 288.000 et l’Espagne 651.000!

La France, ses dirigeants politiques et ses corps intermédiaires ont fait sciemment le choix depuis des décennies de privilégier les salariés intégrés dans le système au détriment de ceux qui en sont exclus. Les «in» plutôt que les «out» avec les conséquences que l’on connaît sur la destructuration sociale, sur l’injustice entre générations, sur la défiance vis-à-vis des élites, sur la fuite des talents et des capitaux. Les fameux «acquis sociaux» ne sont évidemment par pour les «out», ni pour les chômeurs ni pour les travailleurs indépendants dont le nombre ne cesse d’augmenter.

S’attaquer aux symptômes, pas au mal

Cela fait 40 ans que les gouvernements répètent, la main sur le cœur, que la lutte contre le chômage est leur priorité absolue. Cela n’a jamais été le cas. Ils se sont attaqués aux symptômes du mal, pas à ses causes. La France n’est pas malade du chômage, elle est malade de tout ce qui fait que le chômage est aussi élevé sur son territoire. C’est-à-dire de son manque de compétitivité faute de marges et d’investissements des entreprises, de dépenses publiques et d’une pression fiscale délirantes, d’un système éducatif défaillant, du poids de la bureaucratie et des réglementations… L’économie française alourdie, engoncée, ne crée pas assez de richesses, donc d’emplois. Depuis 1975, le revenu par habitant y a progressé chaque année en moyenne de 1,46%, contre 1,84% en Allemagne et 1,92% au Royaume-Uni. Dans le même temps, le volume d’heures travaillées en France a baissé de 20% alors qu’il est resté stable dans la plupart des autres pays… et cela n’a pas réduit le chômage.

On peut regretter à l’extrême gauche et à l’extrême droite, par conviction idéologique, que l’économie de marché et le capitalisme aient triomphé dans le monde. On peut regretter les «bienfaits» des économies administrées et fermées. On peut aussi dénoncer mécaniquement l’austérité et «l’ultra-libéralisme» dans un pays qui ne connaît ni l’une ni l’autre et où la dépense publique représente près de 58% de la richesse nationale, où la totalité des régimes sociaux enregistrent un déficit massif, tout comme l’Etat et les collectivités locales, et où le nombre de fonctionnaires continue à augmenter…

Admettre les mécanismes économiques

Alors le texte de Myriam El Khomri n’est pas une panacée. Il a en l’état deux grands mérites: assouplir les conditions de licenciement économique et faire un sort aux 35 heures de travail hebdomadaire avec encore plus de dérogations.

La création du «compte personnel d’activité» est une bonne chose si elle ne se transforme pas en une usine à gaz comme la bureaucratie française sait si bien en concocter. Le plafonnement des indemnités accordées par la justice à la suite d’un licenciement abusif a par ailleurs peu de chances de passer l’obstacle du Conseil constitutionnel.

Mais acter le fait que faciliter les licenciements encourage les embauches et que permettre aux salariés de travailler plus crée de la croissance et de l’emploi est une immense révolution idéologique. Il faut la saluer et la soutenir. La France et ses dirigeants commencent enfin à admettre la réalité de certains mécanismes économiques simples.

Restent les ultraconservateurs, le parti de la peur. Le parti le le plus bruyant de France. Il préfère le statu quo, c’est-à-dire la défense d’un système qui a conduit au chômage de masse, au déclin économique et industriel et à une société qui se délite. Ces partisans veulent empêcher par tous les moyens que «toute la construction des relations sociales de notre pays soit mise à bas» écrit, avec d’autres, dans une tribune, Martine Aubry, l’apôtre des 35 heures. Les auteurs de ce texte ne voient même pas que les relations sociales de notre pays ont déjà été mises à bas… par des décennies de chômage de masse.

 

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18 commentaires pour La France des ultra-conservateurs et le chômage de masse

  1. Déjà, l’extrême droite, à part les nazis… je ne sais pas ce que c’est. Et tous les partis dits nationalistes ou populistes n’ont rien d’extrême ! Encore du vocabulaire de novlangue (qui n’est pas de votre fait, je le sais bien !) pour effrayer le dèmos.
    Ensuite, les ultra-conservateurs français ne sont pas à mettre dans le même panier (padamalgam !!!!!!! 😉 ), il est faux de dire que nous nous accrochons à l’hyper-protectionnisme du salarié et au droit du travail actuel car le conservateur, certes, défend la conservation d’anciennes façon de faire mais il est avant tout un promoteur du « bon sens » !!!
    Il y a donc des choses à changer, c’est une évidence comme le statut des fonctionnaires, des intermittents,… mais le libéralisme n’est pas forcément non plus l’idéologie ultime et parfaite.
    Allez, je vais lire le reste du billet.
    Bien à vous mon cher.

    • Skandal dit :

      « Déjà, l’extrême droite, à part les nazis… je ne sais pas ce que c’est. »

      Pardon, j’aurais du précisé que par « extrême droite » j’entends l’extrême-gauche nationaliste à tendance xénophobe.

      « car le conservateur, certes, défend la conservation d’anciennes façon de faire mais il est avant tout un promoteur du « bon sens » !!! »

      La définition que je donne de l’hyper conservateur ne vous concerne pas puisque vous prôner « le bon sens » 🙂

      Ceux qui je qualifie d’hyper-conservateur (l’extrême-gauche, l’extrême gauche nationaliste et xénophobe, une partie de LR, une grosse parti du PS et les syndicats) n’ont visiblement aucun bon sens puisqu’ils souhaitent conserver ce qui, de toute évidence, ne marche pas.

       » mais le libéralisme n’est pas forcément non plus l’idéologie ultime et parfaite. »

      Je n’ai jamais dit cela. Je suis bien conscient qu’aucune idéologie ni aucun concept ne peut être parfait. Il se trouve que notre pays est un des moins libéral des pays développés. Qu’il est de moins en moins libéral depuis 50 ans et que dans le même la situation économique et social s’est dégradé…
      Quelque chose me dit qu’il y a une corrélation….

      Moi même je me revendique conservateur sur certaines choses qui ont fait leurs preuves par le passer (sur l’instruction notamment ou sur l’agriculture), libéral sur d’autres (marché immobilier, marché de l’énergie, libéralisation de la retraite et de la sécu) et progressiste sur d’autre sujet (légalisation du cannabis par exemple).

      Globalement, je suis un libéral sur l’économie et un conservateur sur le « sociétal ».

      • Là, je plussoie sauf bien entendu pour le cannabis, une belle merde de dégénérés qui n’est absolument pas comparable à l’alcool mais ça c’est un autre débat (et je n’ai pas le temps comme vous de développez cela. Il faudra que j’en fasse un billet).
        Pour ce qui est de xénophobe… vouloir conserver une certaine homogénéïté raciale d’un peuple ne veut pas dire que l’on déteste les autres ou que l’on en ait peur. Mais bon…
        Bon appétit.

        • Skandal dit :

          « vouloir conserver une certaine homogénéité raciale d’un peuple ne veut pas dire que l’on déteste les autres ou que l’on en ait peur. Mais bon… »

          Je suis bien d’accord avec vous !! Je parle des authentiques xénophobes, voir racistes, voir antisémite qui peuplent le FN…

    • bebert2 dit :

      Hitler se considérait comme socialiste

        • Robert Marchenoire dit :

          C’est pour ça qu’il les a envoyés en camp… qu’est ce que vous êtes marrant… ou con, au choix.

        • Robert Marchenoir dit :

          De loin en loin, un abruti tente de se faire passer pour moi, sur tel ou tel blog, dans le but de me discréditer.

          Cela arrive rarement, car il faut être un troll particulièrement imbécile pour s’imaginer que les lecteurs puissent faire la confusion.

        • Skandal dit :

          C’est le crétin qui se fait aussi appeler Jean Pilotin et qui pense que changer de nom, de mail ou d’adresse IP lui permettra de se faire passer pour vous plus qu’un commentaire…

  2. Jean Pilotin dit :

    Parfaitement d’accord avec cet article. De décembre 2012 à novembre 2015, j’ai employé un rom à faire mon jardin, nettoyer ma piscine. Je le payais un billet de temps en temps. Le mec était content.
    J’ai été dénoncé par un communiste (le voisin ?) et des bureaucrates m’ont infligé de lourdes amendes. Du coup, j’ai supprimé cet emploi, et le rom fait maintenant la manche alors qu’avec mon système, il était heureux, et se faisait facile 150 euros par mois pour une petite soixantaine d’heures de travail.

    Le système est perdant de ces contraintes, le rom a perdu du pouvoir d’achat, j’ai un jardin pas entretenu. Qu’on nous laisse faire individuellement comme on veut. Marre des contrats, des normes, des papiers. Et avec mon système, la courbe du chômage faisait -1.

    • Skandal dit :

      150 euros pour 60 heures de travail ?

      Vous êtes proche de l’esclavagisme… En tant que libéral je ne peux donc souscrire à cela.

      Ou alors vous êtes dans l’ironie.

      Je vais partir de ce présupposé.

      Votre ironie est assez stupide et démontre une fois de plus comment la mauvaise foi et la malhonnêteté intellectuelle font que ce pays est en faillite et au bord de la ruine économique et sociale.

      Il n’a jamais été question de supprimer le code du travail et toutes les protections du travailleurs qui vont avec (d’ailleurs ce code protège le travailleur mais pas le travail….) mais de les rendre compatibles avec les modifications de la vie économique et sociale.

      Quelques exemples :

      -Les 35h. Cette « réforme » n’a créé aucun emploi et à coûté des milliards aux contribuables. Peut être serait il temps de supprimer un truc qui ne marche factuellement pas.
      -Que dites vous au petit entrepreneur qui voudrais embaucher mais qui a peur d’être bloquer si jamais son activité baisse et qu’il doit licencier ? Et que dites vous au type qui serait prêt à travailler pour ce petit entrepreneur en sachant qu’il pourrait être viré si l’activité baisse ?
      -Les syndicats ne représentent personne et pourtant ce sont eux qui décident des règles et des lois sur le travail. Pourquoi ne pas donner ce pouvoir de négociation aux salariés ?
      -Pourquoi ont interdit à des gens qui veulent travailler le dimanche de le faire ?

      Etc…

      Si vous ne voyez pas une corrélation entre la lourdeur administrative du code du travail et notre taux de chômage, je ne peux rien pour vous…

      Vous savez qu’en Suisse, ou le code du travail fait quelques dizaines de pages, le taux de chômage est de 4.5%, les salaires sont au moins deux fois plus élevés qu’en France, les gens ont une retraite et une sécurité sociale et que personne ne meurt sur les trottoirs ?

      • Jean Pilotin dit :

        Dans l’ironie de quoi ?
        En quoi c’est de l’esclavagisme, la personne était d’accord. Je ne l’oblige à rien, et si il ne voulait pas venir, il était libre. Et en plus du salaire que vous trouvez indécent, il repartait avec des fruits et des légumes pour sa famille.

    • Skandal dit :

      Les syndicats, et particulièrement les syndicats étudiants, avaient réussi à faire stopper le CPE…

      Résultat : le chômage des jeunes est au plus haut et les responsables syndicaux de l’époque sont tous bien au chaud dans les palais de la république à se faire grassement payer par le contribuable sans avoir eu à passer un entretien d’embauche ou à effectuer un stage…

      • Jean Pilotin dit :

        Et pour la suisse, je suis d’accord. Si on prend « l’affaire » platini, on voit bien la souplesse du système. Un accord oral suffit, et on peut payer la personne 11 ans après le travail, tout se fait oralement entre gens bien élevés. Pas besoin de paperasserie, ni rien. Tope là comme au bon vieux temps, et ça marche, je vous rejoins.

        • Skandal dit :

          Argument fallacieux puisque selon le code du travail Suisse : « le droit du travail suisse impose à l’employeur, pour tous les contrats à durée indéterminée ou pour les contrats de plus d’un mois, d’informer son salarié par écrit sur les points suivants : le nom des parties, la date du début du contrat, la fonction, le salaire et la durée hebdomadaire de travail. »

          Donc l’accord oral n’est pas reconnu par le droit Suisse.

  3. Jean Pilotin dit :

    Que vient faire la morale ou l’éthique ? Je trouve une personne qui veut bien nettoyer mes allées de jardin, biner mon potager, je ne lui mets pas le couteau sous la gorge. On a fait comme en suisse, comme platini, on a convenu un accord oral. Je te file 20 euros, tu plantes mes haricots et l’affaire est conclu. C’est souple, pas besoin de faire venir un CHSTC, et de tas de normes sur les horaires, la couleur de la tenue, l’uniforme, le temps de changement compris ou pas dans le temps de travail et tout ça. on est des adultes. Laissez nous gérer entre adultes nos affaires.

    • Skandal dit :

      « Que vient faire la morale ou l’éthique ? »

      c’est simplement une part importante de toute relation entre deux individus…

      Et entre faire venir un CHSTC, et des tas de normes sur les horaires, la couleur de la tenue, l’uniforme, le temps de changement compris ou pas dans le temps de travail et un contrat oral que rien n’oblige à respecter si ce n’est la moral, l’honneur et l’éthique (comme par hasard…), il y a moult degrés…

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