Un peu de finance et d’économie

On commence à sentir les limites des politiques monétaires des banques centrales.

Alors que l’afflux de liquidité de la BCE est censé permettre aux banques de financer l’économie, ces dernières sont sous pression car le marché s’inquiète du fait que maintenir des taux négatifs pendant longtemps, va finir par avoir un impact sur leur profitabilité.

Ces inquiétudes s’ajoutent aux craintes sur leurs engagements auprès des compagnies pétrolières, ce qui commence à faire beaucoup pour le secteur. D’autant plus qu’avec toutes les nouvelles régulations les banques sont engoncées dans des règles et des procédures qui leur empêchent de pouvoir se remettre d’aplomb rapidement. Du coup le secteur est massacré, -24% YTD (year to date) et -39% depuis le plus haut de juillet dernier et les CDS sur le secteur s’envole

Le Itraxx senior financial (indicateur du niveau des CDS pour les dettes seniors du secteurs financiers) est en hausse de 45% depuis le début du mois de février.

Les craintes sur les financières viennent contaminer le reste du marché faisant chuter les indices actions et le high yield (obligations à haut rendement) européen.

Actuellement il n’y a que les govies core Europe (obligation souveraines des pays bien noté, Allemagne, France, Belgique, Autriche etc…) qui trouvent grâce aux yeux des investisseurs, tout le reste étant vendu agressivement. A titre d’exemple sur l’effet néfaste des taux d’intérêt trop faibles, de plus en plus de fonds monétaires japonais ferment car ils n’attirent plus personne avec des taux négatifs. Le 10 ans japonais est passé pour la première fois en négatif aujourd’hui.

Plus de 40% des emprunts d’Etat de la zone Euro, toutes échéances confondues, affichent désormais des rendements négatifs, ce qui représentent environ 2900Mds€. Ce chiffre est en hausse par rapport à la situation observée en avril dernier (36%), date à laquelle, le 10Y allemand était tombé à un plus bas historique.

Les actions de la BCE sont contre-productives et globalement inutiles. Le concept même de taux de rendement négatif est économiquement, financièrement et intellectuellement une stupidité et une erreur majeure qui ne peut mener que vers une crise qui sera plus terrible que celle de 2008

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