Interrogation

Il y a des gens qui sont, pour tout un tas de raisons, « obligés » de dormir dans des bidonvilles, des caravanes ou dans des « jungles ».

Il y en a d’autres dont c’est un mode vie.

Mais pourquoi ces endroits sont ils systématiquement dégueulasses ? C’est une obligation de laisser traîner ses déchets ?

Cette image du bidonville des Poissonniers est assez représentative. Les « maisons » ont l’air particulièrement bien construites pour un bidonville mais pourquoi les habitants laissent ils traîner tous les détritus ?

Je me souviens d’un camp de « gens du voyages » (je ne saurais dire quel « ethnie », rom, roumain, gitan, manouche etc…) ou les habitants jetaient littéralement leur déchets organiques pratiquement devant leur caravane alors qu’ils auraient pu les jeter plus loin.

Regardez la jungle de Calais, sans attendre que cela ressemble à un camping quatre étoiles, un minimum de rangement rendrait le site un tout petit peu plus vivable, non ?

Regardez les ZAD, les zadistes en ont fait des coins absolument dégueulasses.

C’est une obligation d’être sale quand on vit en marge ?

Attention, je ne dis pas que c’est facile ou agréable de vivre comme cela. La plupart des gens qui vivent dans ces conditions n’ont pas le choix et je ne prétends pas me mettre à leur place mais tout de même, un petit peu de rangement ne pourrait leur nuire, bien au contraire.

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9 commentaires pour Interrogation

  1. Lyly dit :

    Roh ispece de pauvrophobe! Le probleme est que toute notre elite descend de l’elite d’où une ignorance totale de ce qui peut se faire. Je viens du milieu ouvrier, un de mes grands-oncles vivait dans le bidonville de roissy c’etait impeccable, mes grands-parents ont vecu dans les taudis de paris toilettes sur le palier et sans eau courante c’etait impeccable puis sont alles dans les hlm de banlieues, 40 ans sans un seul ravalement sans un seul vide ordure bouche, la gardienne etait juste là pour verifier qui n’avait pas fait sa part de menage sur son palier oui parce que c’etaient les habitants qui lavaient les parties communes. J’ai vu la situation vraiment se degrader à partir de 95 – graffiti boite aux lettres et portes cassees ordures jetees par les fenetres (ca va plus vite), on ne repare meme plus les abris bus et les poubelles publiques qui tiennent a peine une nuit et pourquoi arreter puisque les journaleux leur expliquent que c’est pas de leur faute?

    • Skandal dit :

      Alors je tiens à préciser, je n’ai rien contre les pauvres (rien contre les riches non plus d’ailleurs).

      J’ai moi même eu l’occasion de travailler dans des logements de petits HLM de Verdun et j’ai constaté que certains appartements étaient irréprochables et d’autre absolument immondes.

      Et pour le coup rien à voir avec l’origine ethnique ou l’obédience des locataires.

      Pour ce qui est de la région que je connais mieux, la région parisienne, j’ai effectivement constaté une dégradation notable des endroits ou j’ai pu habiter en banlieue avec le changement de population. Est ce du à la paupérisation ou à un phénomène « culturelle », je ne saurais le dire.

      A l’inverse, dans Paris, on peu constater qu’avec la gentrification, les rues sont plus propres. Encore une fois, est ce un phénomène « sociale » ou une conséquence de l’évolution culturelle des habitants ?

      Pour faire plus simple et plus direct :
      -Les riches sont ils plus propres que les pauvres ?
      -Les « blancs » sont ils plus propres que les « noirs » ou les « arabes » ?
      -Les ‘cathos » sont ils plus propres que les « musulmans » ?

      Qu’en est il des chinois ?

      • Venceslas dit :

        Ici en Suisse, nous avons aussi des « gens du voyage », il s’agit des Jenisch. Ils sont semi-nomades, hivernent plus ou moins toujours dans les mêmes endroits entre Suisse et Allemagne.

        Ben, vous savez quoi ? C’est les seuls nomades qui laissent l’endroit comme ils l’ont trouvé. Jamais une plainte du voisinage.

        Tout ceci n’est qu’une question de culture.

        Une amie chinoise m’a relaté avec dégoût la sale manie qu’ont certains de ses compatriotes (du sud du pays je précise) de sans arrêt cracher par terre.

        La propreté et l’hygiène découle d’une prise de conscience, quand on a inventé le microscope, ce n’était pas encore gagné, il a fallu gagné la bataille des esprits. Pour certains, cela n’a jamais commencé.

        • Skandal dit :

          Bonjour Venceslas et bienvenu !

          Je suis très intéressé par votre commentaire. Visiblement, les « gens du voyage » de Suisse sont aussi respectueux que les Suisses.

          Effectivement c’est une question de culture.

          Concernant les Chinois, je connais pas mal de Français qui travaillent à Hong-Kong et qui me disent tous la même chose : les chinois sont immondes.

          A tel point que les français n’utilisent même pas les toilettes de leur bureau !! Alors que les français ne sont pas réputés pour être particulièrement propres et respectueux des lieux « publiques ».

          Je ne vous parle pas des chinois ou chinoises qui défèquent en pleine rue ou dans les ascenseurs… Non, non, ce n’est pas une blague….

        • Dahu dit :

          Je me rend souvent a Taiwan pour voir ma belle famille. Dans les lieux touristiques, on voit tout de suite qui sont les chinois et qui sont les taiwanais …

  2. Arnaud D dit :

    « pourquoi les habitants laissent ils traîner tous les détritus ? »

    Parce que les roms vivent ainsi chez eux. Allez en Roumanie et vous vous ferez la même remarque que Jack Crabb, dans « Little big man », lorsqu’il arrive au campement des indiens qui l’ont recueilli : « Je vois bien leur tas d’ordures, mais où est le camp ? » A Livry-Gargan ou Sevran, je ne me souviens plus trop, la municipalité avait fait le choix d’octroyer, à une famille rom avec plusieurs enfants, un pavillon au titre de logement social. Trois mois après la ville a repris son bien et fichu la famille dehors. Trois mois d’ordures étaient entassés dans les pièces du pavillon, et les rats faisaient leur beurre.

  3. amike dit :

    Dans les exemples donnés, on voit tout de même l’importance de la pression sociale et son degré de compréhension.
    Moi, je constate que les propriétaires de chien prennent les déjections de leurs animaux pour un produit naturel quand ils sont à coté d’un champ ou une route de terre…

    • Skandal dit :

      Qu’un chien aille faire ses besoins dans un champ ne me dérange pas… Faut dire que j’habite en ville. Mais ceux qui font chier leur animal sur les trottoirs et qui ne ramassent pas devraient se voir coller de très très lourdes amendes.

      Comme il est impossible de mettre un flic derrière chaque proprio de chiens, je suis pour que la détention d’un animal en ville soit fortement taxée.

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