L’inexorable déchéance de l’enseignement superieur français

Je parlais récemment de l’escroquerie intellectuelle et sociale que constitue l’enseignement superieur publique français, hier je me demandais si la médiocrité intellectuelle des journalistes français n’était pas une des causes de nos problèmes et aujourd’hui, dans cet article, j’ai la confirmation des deux.

Plus le fait que NVB, la ministre de l’enseignement est soit une menteuse, soit une incompétente (voir les deux en même temps).

« Une augmentation due à la démocratisation de l’enseignement supérieur »

Non, c’est faux. Cette augmentation est due au fait qu’on donne le BAC à tout le monde, que l’oligarchie fait croire que tout le monde peut faire des études « intellectuelles » et que les études « manuelles » sont largement dénigrées. Donc les « jeunes », gavés de télévision et des pathétique discours des oligarques médiatico-politique français font ce qu’on leur dit de faire.

Pourtant, un bon artisan (plombier, électricien, par exemple) gagne plus qu’un psychologue ou un prof de sport.

Certes, l’Etat n’incite pas à aller vers l’artisanat (taxes, charges, complexité administrative etc…) mais quand je vois ce que coûte un plombier ou la difficulté que j’ai à trouver un bon électricien, je me dis qu’il y a largement du travail dans ces secteurs.

selon la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem : « En période de chômage, les jeunes ont tendance à prolonger leurs études car ils savent que le diplôme est protecteur sur le marché du travail »

Encore un mensonge… Un bon diplôme est protecteur, c’est vrai (encore que…), mais les bons diplômes vous ne les trouvez pas à l’université mais dans l’enseignement supérieur privé.

Par ailleurs, « les universités sont redevenues attractives », a-t-elle assuré. Le fait que les frais d’inscription soient peu élevés à la fac explique aussi que beaucoup d’étudiants privilégient cette voie pour épargner à leurs parents des coûts plus élevés dans des établissements privés.

Ha bon ? Et pourquoi à votre avis ? Je vais vous donner deux raisons. Le chômage de masse et l’augmentation des impôts font que les gens ont moins d’argent et ne prennent plus le risque d’emprunter pour leurs études car ils ont moins de chance de pouvoir rembourser.

Les universités ne sont pas plus attractive, c’est juste que les gens n’ont pas le choix…

La situation a été particulièrement tendue dans quatre filières : droit, sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps), psychologie et première année d’études de santé (Paces).

Soit des filières qui ont peu de débouché… En droit, les cabinets recrutent peu et les boites sont déjà pleines de juristes. C’est en plus une des filières ou il y a le plus d’abandons à la fin de la première année.

Staps c’est la formation des profs de sport. Il n’y a aucun débouché.

Psychologie, idem. C’est une usine à chômeurs. Je connais beaucoup de « psychologue » qui ne font finalement pas du tout de psychologie. Tout le monde ne peut pas être Gérard Miller, et c’est tant mieux !!

Et Paces, je connais mal, mais je doute qu’il y ait beaucoup d’emploi à la clef.

« Certains étudiants ont dû s’inscrire dans une université plus loin que chez eux pour suivre la filière qu’ils visaient », indique Jean-Loup Salzmann.

Et alors ? Bah oui, quand on veut faire des études il faut parfois se déplacer.

Mais d’autres n’ont pas pu obtenir leur premier choix et ont été orientés par défaut dans des filières moins prisées. « Ce qui prédit un taux d’échec plus important en fin d’année », assure William Martinet, président de l’Unef.

C’est normal. Il faut arrêter de donner le BAC à n’importe qui et arrêter de glorifier des études « intellectuelles » que beaucoup d’étudiants sont incapables de suivre.

« Pour dissuader les étudiants de s’inscrire dans certaines filières, certaines universités ont aussi mis en place des tests de sélection, pourtant illégaux », ajoute Alexandre Leroy, le président de la Fage.

Ils ont bien raison. Cela évite d’avoir des nuls en première année, des gens qui n’ont rien à faire la et cela garantit, un peu, la validité et le niveau du diplôme.

On en revient toujours aux mêmes problèmes.

On veut faire croire que le système scolaire est bon, donc on donne le BAC tout le monde.

On veut faire croire que tout le monde peut être un intellectuelle, un économiste, un psychologue, un journaliste ou un artiste donc on porte au pinacle des formations, des études qui mènent essentiellement au chômage et on dévalorise des métiers essentiels et indispensables.

Quand je dis « on », je parle évidemment de l’oligarchie médiatico-politique. Regardez notre classe politique, 99% d’entre eux n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise et 100% d’entre eux n’ont jamais été entrepreneur. Combien d’artisan au Sénat ou à l’Assemblée ? On doit être proche de zéro.

Résultat, l’université Française ne vaut pas grand chose et les gens qui ont les moyens et la culture vont dans l’enseignement privé voir à l’étranger. L’ascenseur social reste bloqué, les inégalités ne se réduisent pas, le chômage augmente, Marine le Pen et le socialo-étatisme prolifère et la France s’enfonce dans la médiocrité économique et sociale.

Et voila que le type qui, parait il, est président de la France, veut 60% d’une classe d’âge dans l’enseignement superieur. (source)

La «stratégie» du gouvernement «est soutenue par un objectif majeur que je prends comme un objectif de la Nation: amener 60% d’une classe d’âge à un niveau d’enseignement supérieur», a déclaré le chef de l’Etat à l’occasion de la rentrée universitaire. François Hollande a ensuite précisé que la moitié d’entre eux devaient parvenir au niveau de la licence et 25% au niveau du Master.

A ceux qui s’interrogent sur la réalisation de cet objectif, François Hollande a rappelé que François Mitterrand «avait parlé de 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat». «Ça a pris plus de dix ans mais ça s’est fait», a-t-il relevé.

Mais à quel prix ? Au prix d’un BAC qui ne vaut rien et d’un système scolaire cher et inefficace.

D’entrée, le président de la République a souligné que «la France a besoin d’universités fortes, d’un système d’enseignement supérieur brillant», y voyant «un enjeu décisif dans le cadre de la mondialistation» et une nouvelle illustration de la «priorité de (son) quinquennat», la jeunesse.

Si Hollande veut des universités fortes il faut du financement privé, beaucoup de financement privé. Ce que refuse l’UNEF. Tant que l’UNEF fera la pluie et le beau temps à l’université, elle restera médiocre.

Si Hollande veut des universités fortes il faut de la sélection, qu’elle ait lieu avant ou après le BAC, peu importe (je préfère avant).

Mais Hollande ne veut pas d’universités fortes. Hollande et l’oligarchie françaises veulent des bons citoyens, pas trop instruits, pas trop ambitieux, pas trop riches, qui comptent sur l’Etat qui fustigent le libéralisme.

L’enseignement superieur publique français décline inexorablement et les gens au pouvoir appuient sur l’accélérateur.

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3 commentaires pour L’inexorable déchéance de l’enseignement superieur français

  1. Dahu dit :

     » Un bon diplôme est protecteur, c’est vrai (encore que…), mais les bons diplômes vous ne les trouvez pas à l’université mais dans l’enseignement supérieur privé. »

    Comprend pas trop de quoi vous parlez. Un diplôme de X, Centrale, de l’INSA ou des Mines reste ce qui se fait de mieux en France, et qui permet facilement de trouver un poste ou de s’exporter dans le monde. Je ne connais aucune école privée qui offre un diplôme sérieux. Pour l’université, tout dépend des spécialités enseignées, mais certaines sont très bonnes dans leur domaine. Je préfère à la limite que tout le monde ait le bac puis que 90% se casse la gueule ensuite en prépa ou à la fac, plutôt que de constater l’affreux niveau de la plupart des universités anglo-saxonnes où tout le monde peut s’inscrire et avoir le diplôme, du moment qu’on a de l’argent pour le payer.

    • Skandal dit :

      « Un diplôme de X, Centrale, de l’INSA ou des Mines reste ce qui se fait de mieux en France, et qui permet facilement de trouver un poste ou de s’exporter dans le monde. »‘

      Le monde se fout pas mal des polytechniciens et des centraliens. A moins de travailler dans une entreprise française, en France à l’étranger, ces diplômes ne valent pas grand chose en dehors de nos frontières.

      Les américains, par exemple, se foutent totalement de votre diplôme français.

      En France on a une culture du diplôme qui est assez ubuesque. Notre pays est dirigé par des énarques sur-diplômés et pourtant, il est dans un état lamentable.

      En plus vous ne citez que des écoles d’ingénieurs hors l’université de forment pas d’ingénieur.

      . »Je ne connais aucune école privée qui offre un diplôme sérieux. »

      EDHEC, ESSEC, HEC, EM Lyon, ESCP…. et j’en passe. Et même des écoles d’ingénieurs « moins cotés ».

      « Pour l’université, tout dépend des spécialités enseignées, mais certaines sont très bonnes dans leur domaine.  »

      Elles sont très très rares et offre très peu de débouchés.

      « Je préfère à la limite que tout le monde ait le bac puis que 90% se casse la gueule ensuite en prépa ou à la fac »

      Etes vous allés à l’université ? Moi oui, et j’aurais préféré que les gens qui n’avaient pas le niveau (environs 50% des étudiants) ne soient jamais entrés en premières années.

      « plutôt que de constater l’affreux niveau de la plupart des universités anglo-saxonnes où tout le monde peut s’inscrire et avoir le diplôme, du moment qu’on a de l’argent pour le payer. »

      Vous parlez de quoi ? DU MIT ? De Caltech ? De Harvard ? D’Oxford ?

      Un diplôme quelconque d’une bonne université américaine vaut plus qu’un diplôme de polytechnique ou d’HEC. Le monde le sait, il n’y a quand France qu’on ne le sait pas.

      Rappelez moi le taux de chômage anglo-saxon ? Rappelez moi le taux de croissance ? Rappelez moi d’ou viennent les entreprises les plus innovantes du monde ?

      En France, l’université est gratuite certes, mais le niveau est nul est avoir le diplôme est facile.

      Et en plus, ce n’est pas si gratuit que ça, ça coûte des centaines de millions (si ce n’est des milliards) aux contribuables.

      En réalité, non seulement c’est cher, mais en plus c’est nul.

  2. Ping : Le chômage des jeunes diplômés | No One Is Innocent…

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