Se battre ou fuir ?

Texte à lire en préambule de mon billet.

Lettre ouverte à un réfugié syrien (source)

Salut,

Je t’ai vu à la télévision dimanche soir. Tu débarquais triomphant de ton bateau pneumatique sur cette île. Je t’ai entendu jubiler, que tu avais 20 ans, que tu étais chrétien et que tu fuyais la guerre.

Les médias occidentaux, gangrénés par des journaleux gauchisants ne savent plus quoi faire pour essayer de nous culpabiliser. J’avouerai que ces images et ton discours m’ont mis mal à l’aise. Alors j’ai réfléchi. Ce que j’ai à te dire ne va pas te plaire. Ça ne plaira pas non plus à tous ces humanitaires, ces comités de soutien et ces ONG qui t’utilisent comme matière première de leur petit business.

Si toi qui as 20 ans refuse de te battre pour ton pays, qui va le faire?
Je vais faciliter ta réponse. Il te suffira d’évoquer les points Godwin pour me discréditer. Tant pis, les leçons de l’Histoire seule peuvent nous éviter de refaire indéfiniment les mêmes erreurs. Il y a 71 ans, l’Europe a connu un autre débarquement. Des gamins de 20 ans comme toi sont venus par milliers.
Pas pour nous envahir, mais pour nous libérer. Pas pour lâchement sauver leur cul, mais pour se battre. Ils sont morts pour des idées, pour un rêve de liberté, dans un pays qui n’était même pas le leur. Parce que c’était des hommes de devoir et qu’il fallait le faire.

Je ne dis pas qu’ils sont morts en héros. La mort n’est jamais belle. Certains ont atrocement souffert, d’autres sont morts comme des chiens. Mais ils l’ont fait.
Tu commences à comprendre où je veux en venir? Je sais bien qu’il y a des perspectives plus réjouissantes que de devoir prendre les armes et se battre. Le politiquement correct et la bienpensance dominante font que l’on glorifie désormais les fuyards et les déserteurs. Sache qu’il y a encore dans cette Europe de sans-couilles quelques hommes d’honneur, quelques patriotes, – estampillés vieux cons rétrogrades par toute la frange des fiottes qui te soutiennent -, pour qui tu n’es qu’un lâche.

Tu n’as pas de courage, tu n’as pas d’honneur, tu n’as plus de pays. Je ne te méprise pas, tu n’en vaux pas la peine. Tu as réussi à escroquer tes parents pour avoir de quoi payer les passeurs, tu continueras à vivre en parasite puisque c’est comme ça que ça fonctionne et que c’est l’idéal qu’on t’a fait miroter.

Il y a cette autre question qui découle de la première et qui entretient mon malaise.
Si tu n’aimes pas assez ton pays pour te battre pour lui, que viens-tu faire chez moi? Ne me dis pas que tu vas aimer ma patrie comme la tienne: tu viens de lui tourner le dos! Au moindre problème tu reprendras ta route. Je sais que je ne peux pas compter sur toi.

Je suis un sale con nationaliste. Mes écrits puent l’extrême-droite. On m’accusera d’être xénophobe, que mes propos sécrètent la haine. Tes nouveaux petits copains médiatico-humanitaro-donneurs de leçons ne vont pas me louper.

Tu peux me haïr, c’est facile. Mais sache une chose: dans 30 ans, quand tu regarderas en arrière et que tu verras ce gosse de 20 ans qui a refusé de se battre, tu te détesteras. Tu comprendras ce que je voulais dire. Mais il sera trop tard.

Tant pis pour toi.

Mireille Greschter

 

Mireille Greschter est une membre très active du site « Riposte Laïque », essentiellement composé de laïcards que je qualifierai de « forcenés » dont la tolérance et « l’humanisme » (peut être faudrait il donner la définition exacte de ce mot) ne sont pas les qualités premières (est ce que l’humanisme est une qualité ?)

Chez les défenseurs de la laïcité, on trouve des gens nettement plus modérés (je me considère comme tel).

Vous commencez à me connaitre, je n’ai pas d’attirance particulière pour les dévots béats et autres grenouilles de bénitiers, qu’ils soient chrétiens, juifs ou musulmans (je passe sur les raëliens et scientologue) mais je n’ai pas non plus d’attirance pour certains défenseurs de la laïcité qui veulent en faire une « religion d’État » (Dixit Vincent Peillon dans cette hallucinante vidéo).

Vouloir remplacé une religion, avec ses règles, ses dogmes, ses évangiles et ses prêtres par une autre « religion » avec ses règles, ses dogmes, ses évangiles et ses prêtres (qui, selon Peillon devraient être les professeurs…)  ne me semble pas très cohérent…

La défense acharnée par certains de la « République Laïque » me gonfle profondément et cette république laïque ne me semble pas être un idéal absolu ou l’alpha et l’omega de la Société.

Bref, j’ai râlé, on peut parler du fond.

Effectivement on peut se demander pourquoi ces gens ne se battent pas pour leur pays. Les Kurdes le font eux. Est ce une raison pour ne pas les aider ? Je ne crois pas, surtout si ces gens proviennent de minorités chrétiennes.

Je suis quand même étonné du peu de gens qui semblent se battre contre l’état islamique dans ces régions.

La situation actuelle est quand même un peu de notre faute (merci BHL !) et l’immobilisme des nations occidentales face à l’Etat Islamique ressemble de plus en plus à leur immobilisme face à la monté du nazisme dans les années 30.

Effectivement, s’ils étaient des immigrés économiques venus en France bénéficier des largesses de l’Etat providence et de sa générosité légendaire mais coûteuse, je serai moins tolérant mais la on parle quand même, pour la plupart, de gens qui fuient des massacres de masses, des viols de masses, des exactions en tout genre etc…

On doit pouvoir faire le tri entre les réfugiés et les immigrés.

On se vante d’être le pays des droits de l’Homme, on écrit « Liberté, Egalité, Fraternité » sur le fronton de nos monuments et on chante (avec émotion dans mon cas) la Marseillaise et on se permet de donner des leçons de démocratie à tous le monde et bien il faut appliquer nos paroles et passer aux actes.

Que cela ne nous empêche pas néanmoins de réfléchir et de ne pas succomber à l’indignation et à l’hypocrisie médiatico-politique.

 

 

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3 commentaires pour Se battre ou fuir ?

  1. Petitpatapon dit :

    Lors d’une guerre, il y a trois façons de se conduire :
    -se battre
    -fuir
    -collaborer
    Si j’étais dans une situation de guerre, j’espère que je serais digne de mes aïeux, et que je choisirais la première solution. Je m’y prépare d’ailleurs activement. Mais j’ai trois enfants encore dépendants de nous pour leur sécurité et fuir pour les mettre à l’abri serait sans doute notre choix final, si la question se posait aujourd’hui. Or ce genre de fuite, ne peut se concevoir que comme temporaire (tant que dure le conflit) et proche (dans un pays limitrophe), sauf à considérer que tout espoir de retour est perdu.
    Organiser des camps de réfugiés au plus près des zones de conflit, parait donc être un préalable nécessaire à toute autre action. Si la situation devait perdurer, il conviendrait de prévoir une répartition mondiale (et non uniquement européeenne) des réfugiés réellement en danger dans leur pays d’origine.
    Aujourd’hui la plupart des migrants sont effectivement des hommes jeunes voyageant sans famille, la majorité ne semble pas venir de pays en guerre. Ils ne s’arrêtent d’ailleurs pas dans un pays voisin du leur, mais prefèrent tenter leur chance en Europe. Je dois sans doute manquer d’humanité mais je n’ai aucune compassion pour eux.

  2. nofreedom dit :

    Juste pour info, Madame machine n’est pas l’auteur de cette lettre ouverte.

    http://www.lesobservateurs.ch/2015/08/18/lettre-ouverte-a-un-refugie/

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