12 ans de gabegie

Inadmissible, de l’aveu même de l’intéressé pourtant bien loti. Un cadre supérieur de la SNCF continue d’être payé depuis douze ans… alors qu’il n’occupe aucun poste, révèle Le Point ce jeudi. Une situation enviable certes, surtout que l’ingénieur touche un salaire de plus de 5.400 euros par mois. Mais qui ne convient pas à Charles Simon. Lui regrette avoir été placardisé… sans bureau ni mission.

Il attend un poste depuis douze ans

La rupture remonte à 2003, quand le salarié de la SNCF est détaché auprès de la filiale Geodis Solutions. Le cadre, bardé de diplômes (Essec, mines) découvre alors «une fraude de 20 millions d’euros au préjudice de la SNCF», a-t-il confié à l’hebdomadaire. Sa hiérarchie décide alors de le mettre à disposition de la SNCF… qui ne lui a toujours pas indiqué quel poste il pourrait occuper. Selon le magazine, Charles Simon occupe donc son temps à voyager (gratuitement) dans toute la France, dans l’attente d’une mission. Une situation ubuesque qui dure donc depuis douze ans. (source)

Donc depuis 12 ans la SNCF dépense l’argent du contribuable pour rien. On parle quand même au minimum de 777.600 euros (12*12*5400).

Normalement, il y a un ou des managers qui devraient être virés.

Mais que font les syndicats ? Ils ne servent visiblement à rien…

Vous verrez, aucun responsable de ne sera sanctionné, l’irresponsabilité est une vertu dans la fonction publique.

Publicités
Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

23 commentaires pour 12 ans de gabegie

  1. Pangloss dit :

    Aucun responsable ne sera sanctionné, certes. Mais on peut se poser la question de savoir pourquoi on garde des gens dont on n’a pas l’utilité.

    • Skandal dit :

      Probablement parce que la SNCF et son management se foutent totalement de la façon dont est dépensé l’argent du contribuable et du client.

  2. tschok dit :

    C’est bizarre ce salarié qui, pendant 12 ans, accepte de se faire payer sans travailler puis qui, soudainement, se réveille… pour crier à l’injustice.

    S’il avait été aussi mécontent de son sort qu’il l’affirme, il avait deux solutions: demander l’aide d’un syndicat (à la SNCF ça manque pas) ou saisir le conseil des prud’hommes, par exemple pour prendre acte de la rupture du contrat aux torts de l’employeur, qui est tenu de donner du travail à son salarié.

    Il ne l’a pas fait, on dirait bien. Il aurait seulement saisi le conseil des prud’hommes d’une demande de dommages et intérêts et en aurait été déboutée en 2011. Tient? Le conseil ne lui a pas donné raison?! Peut-être qu’il a tort alors?

    Mais je note qu’il a pris un avocat talentueux et médiatique (Me Bourdon) et que son affaire s’est répandue dans les médias comme une trainée de poudre, comme s’il fallait plutôt rechercher la victoire de ce côté là que du côté du droit.

    Et aujourd’hui, maintenant qu’on peut penser que les prescriptions sont écoulées en ce qui concerne la fraude qu’il affirme avoir découverte, il se présente comme un donneur d’alerte maltraité par le système.

    Ce qui me dérange dans cette version, qui a l’air de vous plaire pour des motifs qui sont évidents, c’est que la victime est bien trop consentante. L’affaire est peut-être plus compliquée que cela.

    Si ça se trouve ce type est un affabulateur ingérable que la SNCF ne pouvait pas virer sans avoir à lui verser des indemnités très conséquentes. Alors elle l’a placardisé. Le procédé n’est pas très élégant, mais parfois c’est tout ce qui reste à l’employeur.

    Ou alors il s’agit d’un bête conflit du travail qui a pourri sur branche pendant 12 ans et dont il veut sortir parce qu’il en a marre?

    Bref avant de crier à la gabegie avec les autres loups que Me Bourdon a convoqué via son réseau de relations dans les mondes médiatique et politique, il faudrait peut-être examiner les choses au-delà de leurs apparences.

    Mais je dis ça, je dis rien.

    • Skandal dit :

      « qui a l’air de vous plaire pour des motifs qui sont évidents »

      Évidents ?? De quoi parlez vous ??

      « Si ça se trouve ce type est un affabulateur ingérable que la SNCF ne pouvait pas virer sans avoir à lui verser des indemnités très conséquentes. »

      Plus que 777.600 euros ?? J’en doute…

      Au final nous avons un type très bien payé à ne rien faire comme il y en a beaucoup dans les entreprises publiques (je vous conseille les livres de Roger LENGLET et Jean-Luc TOULY, deux syndicalistes qui ont la dent dure avec les syndicats). I

      Il aurait pu démissionner et trouver un boulot au moins aussi bien payé ailleurs ( le gars est diplômé de l’ESSEC et des Mines quand même…) mais être très bien payé à ne rien faire, cela se refuse difficilement.

      Donc il en profite quelques années.

      Et puis voila qu’après tout ce temps à voyager, il s’ennuie. Difficile de démissionner maintenant après n’avoir rien fait pendant 4, 5 ou 6 ans.

      J’ai du mal à croire que ni les syndicats, ni les prud’hommes n’ai rien fait. Ou alors comme vous dites, il est en tort. Dans ce cas la, pourquoi n’est il pas virer ?

      Soit il a raison et la SNCF est coupable de management lamentable et de dépenser l’argent des contribuables/clients n’importe comment soit le type est en tort et la SNCF est coupable de ne pas l’avoir viré.

      • tschok dit :

        Parfois vous ne pouvez pas virer les gens aussi facilement que ça.

        J’ai connu une entreprise où un salarié faisait de l’espionnage pour un concurrent.

        L’entreprise l’a viré, mais aux prud’hommes, elle a perdu car la jurisprudence de la cour de cassation à l’époque était très défavorable à l’entreprise dans le cas de l’espionnage (les juges étaient complètement à la ramasse sur ce genre de problèmes, pour eux, l’espionnage, c’était du James Bond, c’était du roman, c’était forcément un faux motif de licenciement, la jurisprudence posait donc des conditions de preuve et de fond impossibles à satisfaire).

        Finalement cette entreprise a regretté sa décision. Elle s’est dit qu’elle aurait dû placardiser le bonhomme (ne plus le mettre dans la boucle des processus confidentiels). et il se serait tiré de lui-même.

        Comprenez?

        Comme un internaute vous le faisait remarquer récemment, la vie c’est pas binaire.

        Sans rien savoir du contexte, vous vous mettez à rouler pour William Bourdon parce que ça vous permet de débiter votre petite musique sur l’administration blabla.

        Très bien, c’est votre petite musique. Mais, outre le fait qu’il y a quand même un stratège en communication derrière tout ça, qui a d’ores et déjà prévu, provoqué et calculé votre réaction, rien ne vous empêche de réfléchir et de trouver bizarre qu’un mec accepte de se faire payer à rien faire pendant 12 ans, puis se réveille soudainement en criant au scandale.

        Sur le plus pur terrain du sens commun.

        • Skandal dit :

           » rien ne vous empêche de réfléchir et de trouver bizarre qu’un mec accepte de se faire payer à rien faire pendant 12 ans, puis se réveille soudainement en criant au scandale. »

          Bien sur que je trouve cela bizarre.

          Je trouve encore plus bizarre qu’une entreprise publique accepte cela.

          Enfin bizarre…. Disons que cela démontre que cette entreprise est gérée n’importe comment.

        • Skandal dit :

          « Parfois vous ne pouvez pas virer les gens aussi facilement que ça. »

          C’est même pire que ça. Ce monsieur ayant le statu de cheminot (on se demande bien pourquoi d’ailleurs….) il est invirable…

          Et la se pose la question de ce statut…

  3. amike dit :

    « On parle quand même au minimum de 777.600 euros (12*12*5400). »

    Vrai, mais très amusant, ce « minimum » : quid des charges patronales, primes, intéressement, avantages divers et bien sûr retraite à terme ?
    Dés la 2ème année de creux, ce type s’est vendu par confort. Aujourd’hui, peut-être sent-il le vent du boulet ?

  4. tschok dit :

    « cela démontre que cette entreprise est gérée n’importe comment. »

    Ca, vous n’en savez rien et vous n’avez pas le niveau de compétences et d’information requis pour dire quelque chose d’éclairé dans ce domaine.

    Mais, ce qui peut vous mettre la puce à l’oreille c’est le surgissement d’un nom dans l’affaire: celui de Guillaume Pepy.

    Comme tous les dirigeants, il est sur un siège éjectable et, visiblement, quelqu’un a très envie d’appuyer sur le bouton. L’affaire Charles Simon sort alors de derrière les fagots, comme ça, par le plus pur des hasards. Et notre homme a un avocat médiatique. Ca aussi c’est un pur hasard.

    Et soudainement les médias s’agitent sur le cas d’un cadre mis au placard, comme si c’était rare, exceptionnel.

    Ca pue l’opération de com’ à plein nez.

    • Skandal dit :

      « Ca, vous n’en savez rien et vous n’avez pas le niveau de compétences et d’information requis pour dire quelque chose d’éclairé dans ce domaine. »

      Bien sur que si !! Il suffit de jeter un œil aux comptes de la boite… Et les rapports de la cour des comptes le démontrent assez bien aussi, comme les rapport de l’IFRAP d’ailleurs.

      Une société publique qui est obligé d’aller coller toutes sa dette dans une autre société publique (je rappelle que RFF avait « hérité » de la dette de la SNCF) n’est pas bien gérée.

      Je ne parle même pas du management humain…

      Notez que c’est en France qu’elle est très mal gérée, à l’étranger elle marche plutôt pas mal.

      Je n’ai aucun souci pour Pepy… C’est un énarque, membre de l’oligarchie, dans le pire des cas il sera mis dans un magnifique placard doré à 10.000 euros par mois….

      • tschok dit :

        Se prononcer sur la bonne gestion d’une boite, c’est pas seulement regarder des comptes sociaux ou des rapports de CAC ou autres.

        C’est un parcours d’audit où on regarde tout, avec contrôle sur pièces, sur place, interview des gens, des clients, analyse des processus de production, de gestion, analyse des contrats, du matériels, tout le bordel quoi.

        Se prononcer sur la bonne gestion d’une entreprise comme la SNCF, ça mobilise une équipe d’auditeurs de plusieurs dizaines de personnes à plein temps pendant 6 mois.

        C’est pas un mec tout seul derrière son clavier d’ordi qui peut dire des trucs intelligents tout ça parce qu’il a lu trois docs en diagonale, téléchargés sur des sites publics.

        Skandal, il y a des moments, vous vous rendez pas compte, vous n’êtes crédible.

        Vous dites des trucs, ma concierge pourrait les dire: « ouais, c’est des cons à la SNCF, les trains arrivent pas à l’heure, ils remboursent pas les billets, c’est des nuls ».

        Bon, ok.

        Mais apprécier la gestion d’une boite, c’est un peu plus… comment vous dire? Allez, je vais dire un mot affreux: compliqué.

        • Skandal dit :

          Sauf que justement, j’ai accès au comptes détaillé de SNCF Mobilities Group….

          Et qu’apprécier la gestion des boites, c’est mon métier et que visiblement, je m’en sors pas trop mal…

          Donc oui, globalement, en France, cette société est mal gérée…

          Mais bon, la plupart des sociétés publiques le sont, essentiellement à cause des statuts et des privilèges de leurs employés.

        • tschok dit :

          Alors ça c’est autre chose.

          Vous dites un truc qui est pure idéologie: mauvaise gestion = frais de personnel trop élevés en raison de privilèges sociaux.

          Non.

          La mauvaise gestion, c’est les mauvaises décisions stratégiques et le phénomène qui se produit quand les dirigeants et les administratifs négligent les affaires courantes.

          A côté de ça vous avez les sujétions auxquelles une entreprise peut-être ou non soumise, à cause de son environnement social, politique, etc.

          Ex: pour vendre des frégates à l’étranger, une entreprise est obligée de verser des pots de vin. Dans le pays où ça se passe, c’est comme ça.

          C’est un sujétion.

          Est-ce que c’est de la mauvaise gestion?

          Ca se discute. Et surtout, ça se pense.

        • Skandal dit :

          « Vous dites un truc qui est pure idéologie: mauvaise gestion = frais de personnel trop élevés en raison de privilèges sociaux. »

          Cela n’a rien d’idéologique. Je vous rappelle qu’officiellement la république a abolit les privilèges autour de 1789…

          Ensuite cette société (mais elle n’est pas la seul) ne vivent (ou ne survivent) que parce que le contribuable paye. Je ne parle pas du client captif, je parle bien du contribuable.

          Mais tout ça ne serait pas grave si le service rendu était à la hauteur du coût. Ce qu’il n’est pas. Et ce service (car la SNCF est une société de service) serait meilleur et moins cher sans les privilèges de ces employés.

          Une société qui est capable de payer un type à ne rien faire pendant 12 ans est mal gérée.

          Verser des pots de vin n’a absolument rien à voir avec la gestion et à tous avoir la corruption.

        • tschok dit :

          Et payer un homme pendant 12 ans à ne rien faire, n’est-ce pas de la corruption? Contrat de travail fictif. C’est l’équivalent d’une fausse facture: un support juridique apparent qui donne base légale à un acte occulte, frauduleux.

          Charles Simon n’est-il pas en train d’alléguer ses propres turpitudes?

          Mais laissons cela, ni vous ni moi ne savons rien de ce qui s’est réellement passé entre cet homme et son employeur pendant 12 ans.

          Je ne lui ai pas pris le pouls, vous non plus, je ne l’ai pas suivi dans son parcours professionnel, et vous non plus, alors attendons de voir.

          Sinon, notre société ne vit que parce que nous y croyons. Ces histoires d’argent, de comptes permanents entre les parties, où il faut sans cesse mesurer ce que l’un a donné, l’autre a reçu, c’est Poujade qui les a placées au devant de la scène politique. Il a fait de la pingrerie une vertu civique. Il a transformé la démocratie en histoire de couple au moment du divorce. Et son plus jeune député à l’assemblée a été un certain Jean Marie Le Pen.

          Depuis, notre vie politique est hantée par ces affaires de comptes à rendre.

          Mais ce dont nous parlons, ce n’est pas de comparer ce que nous versons et ce que nous percevons, c’est de la citoyenneté.

          Je serais d’accord avec vous si l’homme était Robinson Crusoé (à vous la chèvre et à moi Vendredi). Là, oui on peut avoir un raisonnement d’épicier, parce que c’est une question de survie. A moi les boites de conserve de haricots verts préservées du naufrage!

          Mais là, on parle d’un animal politique: l’homme.

          C’est autre chose!

        • Skandal dit :

          « Et payer un homme pendant 12 ans à ne rien faire, n’est-ce pas de la corruption? »

          Si, c’est une forme de corruption.

          « Il a fait de la pingrerie une vertu civique. »

          Ce n’est pas une question de pingrerie. C’est une question de justice, d’équité, d’égalité, de liberté et de fraternité.

          Pourquoi je devrais payer les salaires et les privilèges de fonctionnaires dont la fonction est de rendre un service publique si ce service n’est pas ou mal rendu ? Pourquoi je devrais payer des élus incompétents et corrompus ? Pourquoi je devrais payer une police qui ne me protège pas ? Pourquoi payer des cheminots privilégiés régulièrement en grève ? Pourquoi je devrais cotiser, sous couvert de solidarité (la solidarité imposée n’est pas de la solidarité) à un système de retraite qui est en réalité une pyramide de Ponzi ? Pourquoi je devrais payer pour le bureau de Sarkozy (ou de Chirac ou de VGE) ? Il n’est pas assez riche pour le faire lui même ? Pourquoi je devrais payer pour une administration français, probablement une des plus complexe du monde, qui est lourde, lente, inefficace et improductive ?

          Tous les services publiques, toute l’administration, toute la fonction publique pourrait être plus efficace, plus au service des citoyens tout en coûtant moins cher. C’est simple.

          Et l’argent économisée servirait à consommer, à épargner, à entreprendre, à investir, à inventer et même à être tout simplement donner à des ouvres caritatives ou à des fondations.

          On se moque souvent des ricains mais il n’y a aucun pays dans lequel la philanthropie et le secteur caritatif sont aussi développé. La fondation Bills Gates fait plus pour l’Afrique que la plupart des pays européens.

          Si l’Etat peut faire mieux pour moins cher, il doit le faire. Et il n’y a aucune raison, absolument aucune pour que les citoyens payent les privilèges d’une caste oligarchique minoritaire.

        • tschok dit :

          Pourquoi est-on obligé de payer ses impôts alors même que le service public rendu ne serait pas à la hauteur des exigences?

          Parce que si on autorise le citoyen à invoquer un dysfonctionnement quelconque du service public pour ne pas payer ses impôts, ou même un simple mécontentement, plus personne ne paiera d’impôts.

          Untel dira « mon train est arrivé en retard, alors je ne paye plus » l’autre dira: « mon chat s’est tué en tombant d’un arbre alors que j’avais appelé les pompiers, alors je ne paye plus » etc. Tous les motifs seront invoqués, du plus sérieux au plus futile et tout cela concourra à un résultat: l’inégalité devant l’impôt qui ne sera plus payé que par ceux qui le veulent, parce qu’il l’estiment nécessaire. Et les autres auront le droit de se défiler.

          A l’évidence ce n’est pas tenable.

          Si un service public est défaillant, on a d’autres droits: celui de râler et de manifester, celui de voter contre le gouvernement pour le virer, celui d’attaquer l’administration en justice pour lui réclamer une indemnisation, celui de poursuivre des fonctionnaires pour faute lourde, etc.

          On a des droits, mais pas celui de se défiler devant l’impôt. Et c’est bien car cela oblige le citoyen à être vigilant: c’est à lui de contrôler comment est employé son pognon et il a d’autant plus le droit de demander des comptes qu’il n’a pas le droit de refuser le paiement de l’impôt.

          Mais si le citoyen ne fait rien, il ne se passe rien. Normalement le vote de la loi de finance devrait être un grand événement de la vie politique française. On devrait sonner le tocsin dans toutes les églises de France pour annoncer l’ouverture des débats à l’assemblée. Les médias devraient couvrir l’événement comme ils couvrent le tour de France ou la coupe du monde de foot. On devrait convoquer nos meilleurs experts en comptes publics pour qu’ils épluchent méticuleusement tous les documents comptables qui accompagnent le projet de loi de finance.

          Sauf que tout le monde s’en fout et que la loi de finance est votée entre les fêtes de Noël et celle du jour de l’An. Les gens ont la tête à ça, à votre avis? La dinde aux marrons n’attend pas.

          C’est l’éternel problème de la démocratie: le citoyen doit être un vigile. S’il ne l’est pas, ça part en couille.

          Aux Etats-Unis, et d’une façon générale, dans le monde anglo-saxon et nordique, la culture de surveillance des comptes publics est plus forte. Et particulièrement aux Etats-Unis, la méfiance à l’égard de l’impôt est très forte.

          Est-ce que ça rend les administrations de ces pays plus efficaces et moins coûteuses?

          Si on fait un comparatif France/Etats-Unis, on voit deux secteurs où on est plus efficace qu’eux: la santé et l’armée. Le soldat français en opération coûte bien moins cher que son homologue US et pour la santé, à niveau de santé comparable, c’est deux fois moins cher en France avec, pourtant, un système public en crise et en déficit.

          Si on fait un comparatif France/pays nordiques, on est médiocre dans un secteur: l’éducation. On dépense beaucoup plus de pognon qu’eux pour un résultat inférieur. C’est moche. On passe pour les nuls de service.

          Il est simple de définir un objectif: plus de proximité des services publics avec l’usager, pour moins cher, par exemple. C’est ce que vous préconisez et c’est très bien. Mais c’est qu’un objectif. Pour ce qui est des moyens à mettre en œuvre pour l’atteindre, ça dépend des administrations, qui sont plus ou moins performantes.

          L’éducation nationale, la SNCF et l’APHP par exemple, passent pour des mammouths peuplés de syndicalistes névrosés et psycho-rigides qui rendent ses administrations ingérables et non-réformables, sans passer par des crises traumatisantes pour tout le monde.

          Si vous engagez des réformes dans ses secteurs-là, vous allez direct au psychodrame dans la digne tradition française de l’affrontement idéologique à outrance.

          L’armée, la justice, la police, passent pour des administrations plus subordonnées au pouvoir, donc a priori plus faciles à gouverner et à réformer. Mais c’est assez relatif.

          C’est une casuistique, quoi.

  5. Skandal dit :

    « A l’évidence ce n’est pas tenable. »

    Nous sommes d’accord. Mais la question n’est pas de payé des impôts ou non, la question est de savoir s’ils sont correctement utilisé ou non.

    « c’est à lui de contrôler comment est employé son pognon et il a d’autant plus le droit de demander des comptes qu’il n’a pas le droit de refuser le paiement de l’impôt. »

    Hors c’est impossible de contrôler, c’est impossible de demander des comptes, voter ne sert à rien etc… Le système est fait de tel façon que le citoyen n’a aucun moyen de contrôle, absolument aucun.

    « Normalement le vote de la loi de finance devrait être un grand événement de la vie politique française. On devrait sonner le tocsin dans toutes les églises de France pour annoncer l’ouverture des débats à l’assemblée.  »

    c’est vrai. Je suis d’accord.

    « Sauf que tout le monde s’en fout et que la loi de finance est votée entre les fêtes de Noël et celle du jour de l’An. Les gens ont la tête à ça, à votre avis? La dinde aux marrons n’attend pas. »

    C’est pour ça que l’Etat choisit ce moment la pour la voter…

    « Le soldat français en opération coûte bien moins cher que son homologue US et pour la santé, à niveau de santé comparable, c’est deux fois moins cher en France avec, pourtant, un système public en crise et en déficit. »

    Pour le soldat peut être, je n’en sais rien, je vous crois mais pour le santé c’est faux. Notre facture est peut être deux fois moins élevé mais la dette est deux fois plus grande. Le déficit, la dette, contrairement à ce qu’on essaye de nous raconter c’est un coût et c’est au final le contribuables qui paye.

    Vous prenez les Etats-Unis, mais prenez la Suisse par exemple (je connais pour avoir de la famille la bas et mes deux neveux sont nés en Suisse à l’hôpital publique). Et la, la comparaison est terrible pour la France…

    « Il est simple de définir un objectif: plus de proximité des services publics avec l’usager, pour moins cher, par exemple. C’est ce que vous préconisez et c’est très bien.  »

    Oui, tout à fait !

    « Si vous engagez des réformes dans ses secteurs-là, vous allez direct au psychodrame dans la digne tradition française de l’affrontement idéologique à outrance. »

    Et alors ? Il ne faut donc rien faire ? C’est ça le courage politique, c’est réformer ce qui est compliqué a réformer.

    Visiblement le courage n’est pas une qualité de nos politiques…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s