Je ne comprends pas bien…

Je voulais revenir sur la nouvelle lubie de Marie-Ségolène Royal, les pastilles colorées sur les voitures.

Je l’ai déjà dit, je suis pour le développement de la voiture électrique. Non seulement c’est « écologique » mais en plus c’est silencieux et particulièrement agréable à conduire.

Sauf que, tant qu’il faudra brancher une voiture pour la recharger, le véhicule électrique ne se développera pas (si vous voulez que j’explicite plus le pourquoi du comment, je le ferai).

Le problème avec ce genre de mesure (des « droits » en plus pour ceux qui ont une voiture peu ou pas polluante) c’est que ceux qui ne peuvent pas changer de voiture se trouve donc pénalisé.

Le « riche » qui a de quoi avoir un SUV pour les vacances et une petite électrique pour la ville est clairement avantagé par rapport au type qui n’a qu’une voiture pour tout faire.

Je ne comprends donc pas bien comment une socialiste comme MSR peut proposer ce genre de truc ? Ou alors l’électorat socialiste est devenu riche et/ou bobo…

Il faut aussi être honnête, si les riches se mettent à l’électrique, cela fera baisser le prix à moyen terme mais bon, ce seul argument est bien faible.

Au final, la portée réelle d’une telle mesure est insignifiante (surtout que l’automobile ne représente que 20% de la pollution) mais il faut reconnaître que son coût est également faible.

Voici donc mes propositions pour lutter contre la pollution en ville :

-Aligné la fiscalité du diesel sur celle de l’essence (en plus, en France, on ne produit pas de diesel…).
-Construire des parkings, pleins de parkings, gérer par la ville (pour éviter de remplir les poches de Vinci) avec des prises électriques. Pour que les gens roulent le moins possible, soient correctement stationnés, tout ça pour fluidifier le trafic.
-Développer des voitures électriques dont on changera la batterie plutôt que de devoir la brancher pendant des heures.
-Pour inciter les gens, tous les gens, à changer de voiture, baisser la TVA sur les véhicules propres, baisser le prix des cartes grises et pourquoi pas, proposer des primes qui seraient fonction du revenu.

Ce n’est qu’un début….

 

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23 commentaires pour Je ne comprends pas bien…

  1. Fred Camino dit :

    Brancher une voiture n’est pas une énorme contrainte, il faut juste y penser et avoir assez de parking prévu pour, surtout au boulot où la voiture peut rester branchée au moins 8h.

    • Skandal dit :

      « Brancher une voiture n’est pas une énorme contrainte »

      Vous imaginez des rues avec des prises sur tous les trottoirs ? Le temps et l’argent que ça coûterait ? Et pour partir en vacances, vous faites comment ? Vous vous arrêtez huit heures sur une aire d’autoroute ?

      Combien de personnes ont un parking chez elles ? Combien ont un parking au travail ? et combien peuvent se permettre d’avoir une voiture qu’elles ne peuvent pas utiliser pour partir en vacances ou faire des longs trajets ?

      très très très peu…. (sans même parler de l’achat de la voiture)…

      Donc tant qu’il faudra les voitures, l’électrique sera un truc de riche.

      • Fred Camino dit :

        A partir du moment où on peut rouler en électrique, c’est à dire avoir au moins de quoi charger tranquille la nuit chez soi ou en journée au boulot, ce n’est pas une grande contrainte. Après il est évident que les véhicules électriques sont plutôt utilisable en semi-urbain. Pour celui qui travaille à 20 km de chez lui, ça laisse de la marge et de quoi charger tous les trois jours en étant raisonnable sur l’accélérateur.
        Après, dans l’urgence et c’est du vécu par un collègue, il y a possibilité dans certains centres commerciaux (Leclerc le fait) de charger rapidement pendant 20mn.
        Je connais peu de gens qui partent en vacances à l’autre bout de la France avec une voiture de la taille d’une Zoé. Une 108 n’est pas vendu pour les longs trajets.

        • Skandal dit :

          « c’est à dire avoir au moins de quoi charger tranquille la nuit chez soi ou en journée au boulot »

          Cela représente combien de personne potentielle ? Très peu !

          « Après il est évident que les véhicules électriques sont plutôt utilisable en semi-urbain. »

          Mais peu se permettre d’acheter une voiture uniquement pour du semi-urbain ? Très peu de personne…

          « Je connais peu de gens qui partent en vacances à l’autre bout de la France avec une voiture de la taille d’une Zoé. Une 108 n’est pas vendu pour les longs trajets. »

          Certes mais avec la 108 vous pouvez le faire si vous le souhaitez. Le gens achètent rarement une voiture juste pour aller au travail. Et s’ils le font, en général c’est qu’ils n’ont pas le choix et ils n’iront pas acheter une voiture électrique surtout s’ils n’ont pas de prise chez eux et/ou au travail.

          Vos argument confirment ce que je dis, la clientèle potentielle de la voiture électrique qui se branche est absolument négligeable.

          D’ailleurs les ventes sont anecdotiques.

          Le seul qui a compris, le seul qui fait un produit valable c’est Tesla, mais la encore, c’est destiné à des riches.

  2. Fred Camino dit :

    C’est clair que les véhicules électriques sont plus utilisables dans les grandes villes. Moi je pourrais en avoir une même chez je vis dans un appartement, j’ai la chance d’avoir des bornes au travail mais je bosse dans une grosse boutique.

    • Skandal dit :

      Moi aussi, j’ai un parking dans mon immeuble (sans prise pour l’instant mais ça s’installe) et même si j’ai pas de parking au boulot il y a des bornes Auto’lib pas loin mais je vais pas acheter une voiture si je peux pas faire de la route avec…

      Surtout que pour moi, la voiture ce n’est pas pour se déplacer (pour ça il y a les transports en commun) c’est pour le plaisir… Et comme « voiture plaisir », hormis éventuellement la Tesla (qui est très chère) il n’y a rien.

      Nous ne sommes pas représentatif de la majorité des gens. Peu de gens ont des parkings chez eux et/ou au travail.

  3. tschok dit :

    Bonjour Skandal,

    « Développer des voitures électriques dont on changera la batterie plutôt que de devoir la brancher pendant des heures. »

    J’entrevois le problème de logistique et d’ergonomie. C’est lourd une batterie. Faut compter 200 kg, voire plus (la demi tonne).

    On peut mettre des roulettes ou des trucs dans le genre, pour faciliter l’installation dans le véhicule, mais en gros, dès qu’on dépasse les 20 kg, toute charge pesante devient accidentogène, sauf si on a le matos adapté (transpalette, chariot élévateur). Or ce matos doit lui-même être alimenté en énergie…

    En plus tout ça coûte un bras: la batterie, c’est ce qui coûte le plus cher dans la voiture électrique (faudrait créer un système de location) et le matos de manutention est pas donné non plus.

    Le cahier des charges de la batterie parfaite (petite, légère, peu couteuse, fiable, sûre, durable, écolo, à fort potentiel de charge, et rapide à charger) est au-dessus de notre niveau technologique actuel, même si on progresse vite.

    • Skandal dit :

      Je ne sais plus quel constructeur (Renault je crois) avait développé un système robotisé de changement de batterie. C’est largement faisable et ça a déjà été fait même si la batterie pèse 200kg.

      Et si elle ne pèse que 20Kg, on pourra embaucher des gens pour les changer, comme à l’époque ou il y avait des pompiste.

      Ecologie + chômage résolus en une fois…

      • tschok dit :

        Oui, mais cela signifie que la batterie lourde se change obligatoirement en station spécialisée.

        Et là vous aurez trois problèmes à régler (c’est le moment où la solution simple se complique…):

        – Le coût pour l’exploitant des équipements robotisés: les robots coûtant très chers, il faut donc qu’il facture le prix au client qui se demandera alors pourquoi il ne recharge pas sa batterie au lieu de la changer (je vous rappelle que dans le modèle économique de la batterie, l’électricité est quasi gratos, c’est la batterie qui coûte cher)

        – La station devra stoker des batteries en grand nombre, or c’est très encombrant: où les mettre alors que le prix du foncier en ville est cher et l’espace rare?

        – Les batteries devront être standardisées, or pour l’instant on est dans la phase où les industriels ne standardisent pas encore.

        Bon bref, je fais encore mon rabat joie, mais l’option « je change ma batterie au lieu de la charger » n’est pas aussi simple que ça.

        Mais les militaires pourraient être intéressés.

        • Skandal dit :

          Heureusement que l’humanité ne pense pas comme vous sinon on serait toujours à l’age de pierre…

        • Skandal dit :

          Evidemment qu’il reste des choses à faire, mais c’est vers cela qu’il faut aller si on veut vraiment faire un truc utile (et surtout qui marche !) et pas vers des prises partout ou je ne sais qu’elle débilité sortie du cerveau de MSR

  4. tschok dit :

    Charles Lindbergh ne s’est pas lancé dans la traversée de l’Atlantique sans prévoir son coup. Il a dessiné lui-même son Spirit of Saint Louis. Il ne s’est pas contenté d’avoir une idée, il s’est posé les problèmes techniques, concrets, qui allaient avec. Il a eu une démarche applicative très stricte.

    Et il a réussi.

    Da Vinci avait en son temps eu une idée: faire voler un homme par la force de ses muscles. Cette idée, intéressante, s’est révélée une impasse technique dès qu’on a voulu passer à l’application. De fait, il a fallu chercher la force motrice nécessaire au vol de l’homme ailleurs que dans ses muscles et on l’a trouvée dans le moteur à piston.

    La démarche applicative va avec l’idée et l’humanité, il me semble, l’a bien compris. Je m’avance peut être: pas toute l’humanité…

    • Skandal dit :

      Bah oui, bien sur, ici c’est vraiment le lieu pour écrire 5000 pages de « business modèle » et autre schémas technique… Vous voulez pas que je fasse le design 3D avec CATIA non plus ?

      En fait vous n’avez absolument rien compris au concept du billet de blog…

  5. tschok dit :

    Dans votre catalogue de propositions pour lutter contre la pollution en ville, une seule était originale (toutes les autres sont classiques): celle sur le changement de batterie.

    Il m’a semblé intéressant de la discuter. D’autant que l’idée « je change ma batterie au lieu de la charger » est en soi originale: utiliser une batterie comme une pile. Alors que le mouvement actuel est plutôt inverse (on remplace les piles par des batteries).

    Pourquoi vous râlez?

    • Skandal dit :

      Je râle parce que vous êtes chiant.

      Mais je vais vous répondre.

       » Le coût pour l’exploitant des équipements robotisés: les robots coûtant très chers, il faut donc qu’il facture le prix au client qui se demandera alors pourquoi il ne recharge pas sa batterie au lieu de la changer »

      Un robot ça coûte moins cher qu’un homme. Le rechargement dure plusieurs heures, même sur une super prise et devoir s’arrêter 2h tous les 200Km ne me semble pas très tentant pour le client potentiel.

      « La station devra stoker des batteries en grand nombre, or c’est très encombrant: où les mettre alors que le prix du foncier en ville est cher et l’espace rare? »

      A la place des gigantesques cuve d’essence et de diesel que l’on trouve sous toutes les stations services.

      « Les batteries devront être standardisées, or pour l’instant on est dans la phase où les industriels ne standardisent pas encore. »

      Je n’ai pas dit que c’était pour demain… On a standardisé l’essence, je ne vois pourquoi on ne standardiserai pas les batteries.

      « « je change ma batterie au lieu de la charger » n’est pas aussi simple que ça. »

      Mais plus simple que de foutre des prises de recharges sur tous les trottoirs.

      • tschok dit :

        C’est juste une petite discussion sur un plan un peu technique, pour voir si votre idée est applicable, à vue de pif, sans froisser personne.

        Vous avancez des idées qui sont intéressantes à creuser.

        Par exemple: un robot est moins cher qu’un homme. Vous en êtes sûr? L’avantage comparatif du robot n’est pas forcément dans son coût d’achat ou d’exploitation, qui peut être beaucoup plus élevé que celui d’un homme.

        Mais le problème n’est pas là. Il est dans le modèle économique de la station spécialisée.

        Imaginons: je suis un automobiliste du futur avec ma bagnole électrique, ma jauge indique que ma batterie est vide. J’aperçois une station où on pourra la changer immédiatement moyennant le prix de, mettons, 40 €.

        Mais j’aperçois aussi une borne où je pourrai recharger gratis, en prenant mettons 2 heures.

        La question à résoudre: quel est le modèle économique d’une station de changement de batterie dans une société où le consommateur a le choix entre payer 40 € et rien payer du tout pour le même résultat?

        Le seul avantage comparatif en faveur de la station, c’est les 2 heures de charge. Donc, la clientèle visée est une clientèle de gens pressés ou imprévoyants.

        Compte tenu des coûts imaginables, est-ce que cette station peut gagner de l’argent sur ce segment de marché?

        Qu’en pensez-vous?

        • Skandal dit :

          Parce que vous pensez que le rechargement va rester gratuit longtemps ? Qu’il sera toujours gratuit quand (si ?) 50% du parc auto est électrique ?

          « Le seul avantage comparatif en faveur de la station, c’est les 2 heures de charge. Donc, la clientèle visée est une clientèle de gens pressés ou imprévoyants. »

          Parce que les gens qui ont une voiture pour faire de la route vont apprécier s’arrêter 2h toutes les 2h quand ils partent en vacances ?

  6. tschok dit :

    « le rechargement va rester gratuit longtemps ?  »

    Ca, je ne le sais pas, mais je me fais une autre réflexion: dans un monde où les énergies renouvelables sont appelées à former l’essentiel de la consommation d’énergie sous forme électrique, il est possible d’imaginer que la majeure partie du prix facturé corresponde non pas à l’électricité, mais à l’amortissement des installations plus la marge.

    En gros, on paye l’amortissement de l’éolienne, le coût du transport et la marge de l’exploitant, mais l’électricité elle-même est gratos ou quasi.

    « les gens qui ont une voiture pour faire de la route vont apprécier s’arrêter 2h toutes les 2h quand ils partent en vacances ? »

    C’est la discussion que vous avez eue avec Fred Camino.

    L’orientation technologique actuelle est de mettre la batterie à demeure dans le véhicule: on ne peut la changer sans démontage structurel, ce qui s’oppose à votre concept (changer et pas charger).

    Pourquoi? Parce que les options technologiques qui sont prises visent précisément à donner plus d’autonomie au véhicule, même urbain. Pour gérer les contraintes de sécurité, de masses et d’encombrement, il est plus facile d’intégrer la batterie à la structure, en partie basse du véhicule.

    Pour l’instant, le véhicule dont on change la batterie plutôt que la charger et nécessairement un véhicule à faible autonomie.

    Vous avez le même problème avec les armes à feu: soit vous avez un petit chargeur de munition facile à changer, mais avec peu de coups à tirer, soit vous avez une grosse réserve de munition, mais le rechargement prend du temps.

    • Skandal dit :

      Ok, je comprends mieux… Vous faites de ceux qui pensent que l’éolienne (et probablement le solaire aussi) est une source d’énergie digne de ce nom…

      « Pour l’instant, le véhicule dont on change la batterie plutôt que la charger et nécessairement un véhicule à faible autonomie. »

      Les voitures qu’on charge ont aussi une faible autonomie.

      • tschok dit :

        Nann, je suis comme Mitterrand, je crois dans les forces de l’esprit.

        Quand je me fais cuire une pièce de bœuf, j’y pense très fort, j’me concentre à fond. Et hop, elle est cuite.

        Blague à part, votre idée, elle est bonne, mais… elle convient mieux à une visseuse qu’à une bagnole (les vendeurs de visseuses les proposent souvent avec un kit de deux batteries). Pour l’instant…

        Vous faites un pari technologique qui se vaut, je dis pas le contraire. La batterie actuelle étant peu satisfaisante, pourquoi pas la changer au lieu de la charger?

        Idée à garder sous le coude.

  7. Skandal dit :

    « pourquoi pas la changer au lieu de la charger? »

    Parce cela permettra aussi de se mettre les pétrolier dans la poche en leur déléguant le changement batterie (et donc aussi le rechargement) comme aujourd’hui ils fournissent l’essence.

    Il faut que le chargement/changement soit aussi simple qu’un remplissage de réservoir pour que la voiture électrique se développe…

    Et tant que les chargements par branchement dépassent les 10 ou 15 mns, le changement est la seule solution pour démocratiser la voiture électrique.

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