Chacun son bouc-émissaire

Vous le savez, je le répète suffisamment souvent, je vais très souvent lire les blogs des degôches (j’y vais même tous les jours) voir même ceux des néo-fascistes socialo-communistes afin de pratiquer une chose toute simple : l’honnêteté intellectuelle.

Honnêteté intellectuelle qui veut (enfin, qui voudrait) qu’afin de débattre sereinement et intelligemment, on connaisse la pensée, les idées et les propositions de ses opposants.

Parmi ces opposants il y a un type plutôt agréable, Fred Camino.

Fred Camino a un bouc émissaire pour la plupart des problèmes de la France et ce bouc-émissaire c’est « l’ultra libéralisme ».

J’ai beau répété que « l’ultra libéralisme » n’existe pas, que c’est un terme inventé de toute pièce pour définir en réalité des salopards qui pratiquent le capitalisme de connivence pour s’en foutre plein les poches (et qui sont donc, par définition, non libéraux) rien n’y fait…

En fait, « l’ultra-libéralisme » pour le degôche, c’est comme l’immigré pour le frontiste, il n’y a aucune preuve mais c’est forcément lui la cause de tous les maux.

 

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21 commentaires pour Chacun son bouc-émissaire

  1. Fred Camino dit :

    Tout dépend de quel coté on se trouve, visiblement je suis un contempteur.

    • Skandal dit :

      Il peut aussi m’arriver de l’être.

      J’essaye de trouver une raison, un ou des responsables à la situation actuelle et quand je vois comment ça se passe dans certains pays proches de nous, « l’ultra-libéralisme » ne me semble pas être en cause (ou certainement pas la cause principale).

      Mais je ne suis pas étonné que la France soit un des rare pays occidentaux ou l’on fustige autant le « libéralisme ». Cela fait tellement longtemps que dans notre pays on fait croire que l’Etat peut tout, que l’Etat est compétent, que l’Etat va résoudre tous les problèmes (chômage, maladie, retraite, croissance etc…) alors que presque chaque fois qu’il s’occupe d’un truc, ça finit en faillite.

  2. « c’est comme l’immigré pour le frontiste, il n’y a aucune preuve mais c’est forcément lui la cause de tous les maux »…
    aucune preuve ??!!!….
    à propos d’honnêteté intellectuelle, je dirais qu’il n’y en a pas besoin en ce qui concerne le « grand remplacement », il suffit d’avoir 10/10 à chacun de ses yeux et de parcourir Paris ou tout le littoral du golfe du Lion pour le constater, bouleversement ethnique national du fait d’un afflux constant et important ces dernières décades d’immigrés africains.
    pour ce qui est de l’aspect économique, l’encouragement à l’immigration (avec l’excuse du trou démographique pour le financement des retraites… pour tenter de régler ce problème s’il est bien réel, revenons à une solidarité familiale inter-générationnelle et pas seulement financière, changeons nos façons de vivre pour retrouver une véritable entre-aide populaire chez les natifs,…) est bien réel puisque son défenseur emblématique, en la personne d’Attali, préconise l’entée de 300 000 immigrés par an !!!

    et cette promotion de l’immigration massive était un des nombreux points constituant son rapport de 2007 rendu à Sarkozy (http://www.lefigaro.fr/politique/2008/01/10/01002-20080110ARTFIG00004-la-commission-attali-veut-relancer-l-immigration.php) et on constate entre autres la volonté de faire disparaître les départements au même titre que l’on veut abattre les frontières, soit la dissolution matérielle des nations après la dissolution des us et coutumes (coca, huile de palme, rap, casquette chinoise visée sur les têtes, t-shirt pakistanais,… pour tout le monde).
    L’ultra-libéralisme, la mondialisation font le bonheur des gens de droite comme de gauche car ils sont des bourgeois décadents, bien représentés par l’RPS (l’herpès de Philippot).
    Je n’ai rien contre les riches, ni contre le capitalisme qui pour moi n’a rien à voir avec l’ultra-libéralisme et je suis encore moins pour le communisme et la répartition équitable des ressources entre les bosseurs et les glandeurs.
    Que des types se retroussent les manches pour créer de la richesse, qu’ils en profitent et qu’ils en aient plus que les autres, c’est tout à fait normal,c’est cela le capitalisme, mais une partie du capital revient tout de même aux salariés, aux compagnons de travail, dans un esprit visant le long terme, la pérennisation d’une dynamique locale permettant à toutes les familles de vivre décemment.
    Là, l’ultra-libéralisme, la liberté d’un commerce non régulé entre des multi-nationales plus puissantes que des états qui ont tout et qui imposent leur logique à tous les petits entrepreneurs, ce n’est pas ça le capitalisme.
    Je précise aussi, au cas où, que je n’ai rien à voir avec le FN bien que certaines de leurs thèses soient les mêmes que les miennes.

    • Skandal dit :

      L’Ultra-libéralisme n’existe pas. Par définition, si des entreprises imposent leur logique aux autre, ont est plus dans le libéralisme.

      Ce que vous appelez l’ultra-libéralisme c’est le plus souvent du capitalisme de connivence et de l’oligopole.

      Attali est un escroc, c’est un fait mais si notre pays est dans la situation actuelle c’est d’abord la faute des politiciens avant d’être celle des immigrés.

  3. tschok dit :

    « L’Ultra-libéralisme n’existe pas.  »

    Je ne sais pas ce qu’ont les gens aujourd’hui avec les mots en « isme », mais en tout cas on peut faire un constat: ces mots ont une fâcheuse tendance à décrire des trucs qui n’existeraient pas.

    Je suppose que vous avez suivi la querelle de terminologie à propos de « l’islamisme », eh ben c’est pareil: ça n’existe pas, ou ça existe, enfin on ne sait pas trop, ça dépend.

    • Skandal dit :

      Le libéralisme existe.

      L’islamisme existe aussi sauf que le sens originel du mot (« choix conscient de la doctrine musulmane comme guide pour l’action politique ») a changé.

      Mais « l’ultra-libéralisme » n’existe pas. Le rajout du préfixe « ultra » n’a pour but que de disqualifier le mot qu’il précède et est utilisé par des gens qui ne savent pas ce qu’est le libéralisme.

      • tschok dit :

        Tiens, c’est pas con comme idée: l’ultra-islamisme existe-t-il?

        (nan, je plaisante)

        Sinon, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais ces querelles sémantiques sont certes intéressantes sur le fond, mais elles ont aussi une particularité assez rigolote: 9 fois sur 10 on en arrive à l’idée que le mot qu’on discute ne s’applique à… rien.

        C’est comme si vous et moi on discutait d’un mot, n’importe lequel, comme « clé à molette » par exemple et qu’on parvenait à l’idée, à l’issue d’un débat enflammé, que les clés à molette n’existent pas.

        On peut faire le test avec « brosse à dents », ça marche aussi.

        Comme si, dans la construction créatrice du mot, il était nécessaire de le confronter à sa propre disparition.

        • Skandal dit :

          J’en pense que les clefs à molette, c’est ça : http://www.virax.com/uploads/photo/017010.jpg

          Les mots ont un sens, souvent unique (souvent, pas systématiquement) mais un des aspects du modernisme progressiste, du relativisme culturelle et de la baisse fulgurante de la qualité du débat politique (« politique » dans son acception générale) et du débat culturel c’est la perte de sens des mots.

          Donc non, je ne comprends pas comment on peut en arriver à dire que les clefs à molette n’existent pas.

  4. tschok dit :

    « Donc non, je ne comprends pas comment on peut en arriver à dire que les clefs à molette n’existent pas. »

    Et pourtant vous disiez aussi que « L’Ultra-libéralisme n’existe pas. ». Il est donc tout à fait possible de dire que quelque chose qui est défini par un mot, ici les mots « ultra-libéralisme » n’existe pas.

    De même « théorie du genre »: ce sont des mots (pas en isme ceux-là, pour une fois) qui décrivent quelque chose qui existe ou non, selon les locuteurs.

    Sinon, les mots ont rarement un sens unique. La monosémie est rare. Prenez le verbe « comprendre » par exemple. Il a au moins deux sens courants. Même un nom d’animal comme « éléphant » , qui désigne un animal précis, même s’il en existe plusieurs sortes (d’Asie et d’Afrique) a souvent un sens étendu (les éléphants du PS). On dira aussi d’un homme qu’il est un lion ou d’une femme une vipère. Etc.

    C’est marrant que vous pensiez que les mots ont souvent un sens unique, alors que la monosémie se rencontre dans la terminologie technique (et encore) alors que dans le vocabulaire général, la règle c’est la polysémie.

    Sinon, la poésie ne serait pas possible, ou très difficile. Essayez de faire un poème sans mot polysémique, pour voir. Ca donne une notice technique le plus souvent.

    • Skandal dit :

      Mais parce que « l’ultra-libéralisme » n’a pas d’existence, ni théorique, ni pratique.

      Alors que « la théorie du genre » c’est simplement un mauvaise traduction de « gender studies ». Et les « gender studies » ont une existence théorique et sont même enseignés.

      Vous confondez le sens et l’utilisation qu’on fait du mot.

      • tschok dit :

        « Vous confondez le sens et l’utilisation qu’on fait du mot. »

        Sujet délicat. Comme disait Claude Hagège, le juge de paix du langage, c’est l’usage.

        Autrement dit, le sens des mots vient de l’usage qu’on en fait.

        En ce sens, l’ultra-libéralisme existe parce que des locuteurs désignent quelque chose avec ce mot (le côté le plus prédateur du capitalisme, qui est bien réel, même s’il est contestable de le connecter au libéralisme, ce qui est un autre problème).

        Il faut par ailleurs bien comprendre que l’existence de l’objet que définit un mot n’est pas obligatoire: Dieu n’existe peut être pas, mais le mot « dieu » existe. De même pour « extraterrestre », par exemple.

  5. tschok dit :

    Ah oui! L’ultra-libéralisme n’existe donc pas.

    Ben euh… si quand même un peu. Mais dans l’esprit des locuteurs les mots désignent le plus souvent le côté obscur, négatif, prédateur du libéralisme ou du capitalisme en général, qui est un aspect bien réel de la chose.

    Ces locuteurs ne se réfèrent nullement à une quelconque théorie de l’ultra-libéralisme en tant que courant économique, sauf quand certains d’entre eux l’assimilent au libéralisme lui-même, qui serait forcément « ultra », par sa nature même (le capitalisme a une nature profondément chaotique, nous dit le communisme). Là, il y a effectivement une transformation idéologique du mot.

    Vous noterez qu’il y a exactement les mêmes raisonnements à propos de l’islam, c’est vraiment frappant: le libéralisme est par essence ultra-libéral, l’islam est par essence islamiste. Onfray nous dit ainsi qu’il n’y aurait qu’une différence de degré entre un Musulman simplement pieu et un intégriste. De même il n’y aurait qu’une différence de degré entre un bon patron et un financier ultra-libéral. Mais à la base ils sont tous les deux d’immondes capitalistes.

  6. tschok dit :

    ah oui!

    Le sujet du billet c’est: ils sont cons ces degôches.

    Sauf Fred Camino.

    (C’est bien, je vois que vous faites des progrès: avant ils étaient tous cons sans exception)

  7. Skandal dit :

    Encore un commentaire hors sujet…. Ça fait trop, je censure.

    Je vous avais prévenu.

    Surtout n’hésitez pas à ouvrir votre blog plutôt que de troller sur ceux des autres.

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