Morning Meeting : Mercredi 20 Mai 2015

Le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, a une nouvelle fois plaidé aujourd’hui pour des hausses des tarifs de l’électricité, qui permettent à l’entreprise publique de couvrir ses coûts, affirmant que la situation financière du groupe était « délicate ».

EDF devra « faire face à des investissements essentiels dans les prochaines années » (maintenance en vue de la prolongation du parc nucléaire, développement des énergies renouvelables, etc), et dans ce contexte, « nous sommes vigilants » par rapport au niveau d’endettement du groupe, dont la situation financière est « délicate », a affirmé le dirigeant en ouverture de l’assemblée générale des actionnaires de la société.

Aussi, le dirigeant a de nouveau réclamé à l’Etat, qui détient 84,5% du capital et fixe les tarifs réglementés de l’électricité, un « rattrapage tarifaire », qui permette au groupe de « couvrir ses coûts ». (source)

Et si à la place d’une augmentation de tarif, EDF réduisait les privilèges insensés de ses agents ? Sans compter tous le pognon, qu’EDF a donner à la CGT… 

———————————————————————————————————-

Le décret ainsi que l’arrêté portant sur la réforme contestée du collège sont parus mercredi au Journal officiel, au lendemain d’une journée de grève et de manifestations face auxquelles l’Exécutif avait manifesté sa détermination. Le Premier ministre, Manuel Valls, avait déclaré mardi que la réforme du collège serait « mise en oeuvre » et que le décret serait « publié le plus rapidement possible », en dépit de la contestation.

Le décret et l’arrêté relatifs « à l’organisation des enseignements au collège » prévoient comme prévu une entrée en vigueur de la réforme « à compter de la rentrée scolaire 2016 ». La réforme prévoit de laisser chaque collège fixer 20 % de son emploi du temps, avec de l’accompagnement personnalisé pour tous, de l’interdisciplinarité et une deuxième langue vivante (LV2) avancée en cinquième. (source)

Rarement un décret d’application aura été publié aussi vite…

Cette précipitation cache quelque chose…

———————————————————————————————————-

La réduction des effectifs n’est pas la priorité de la nouvelle feuille de route définie par l’État.

C’est la note qui a mis le feu aux poudres. Selon Le Canard enchaîné, Françoise Miquel, chef de la mission audiovisuel public au Contrôle général économique et financier – qui dépend de Bercy -, a rédigé une note début 2015, tentant de prouver que le groupe audiovisuel public supportait 1222 employés de trop, sur un effectif de 10.000 personnes!

Rédigée de sa propre initiative et avec ses hypothèses de travail non validées, Françoise Miquel a envoyé cette note aux sénateurs sans prévenir la direction de France Télévisions.

Du coup, la direction financière du groupe audiovisuel a été très surprise de recevoir un questionnaire de la commission audiovisuelle du Sénat lui demandant des explications sur cette note.

France Télévisions a répondu au Sénat, démontant point par point les chiffres avancés, et a envoyé la copie de sa réponse au ministère de la Culture et à celui des Finances.

Depuis, le dialogue, déjà un peu tendu, entre la direction générale de France Télévisions et la représentante de Bercy, est devenu franchement aigre.

Françoise Miquel est arrivée à calculer un sureffectif de 1222 postes, appliquant à France Télévisions le régime du temps de travail en vigueur dans les entreprises privées, et non celui convenu dans l’accord collectif signé entre la direction et les syndicats de France Télévisions en mai 2013.

Régime minceur

Négocié pendant trois ans, cet accord collectif, plutôt généreux pour les salariés de France Télévisions, est venu parachever l’instauration de l’entreprise unique. Certes, pour la faire avaliser par les représentants des salariés, les conditions ont été plutôt alignées vers le haut que vers le bas. (source)

Je parlais hier de la dette, et de cette stupidité sans nom de « dette illégitime » et « dette légitime » et bien voila une excellent exemple de dépense illégitime !

La cour des comptes et tous les rapports sont unanimes : France Télévision est gérée n’importe comment, les privilèges des salariés sont scandaleux, les effectifs sont trop importants, les dépenses s’apparentent souvent à du gaspillage et en plus la qualité de service est médiocre.

———————————————————————————————————-

Les rigidités françaises pèsent sur la croissance à moyen terme et rendent improbable une baisse du chômage.

Le Fonds monétaire international (FMI) confirme sa prévision de croissance économique de 1,2 % pour la France en 2015. Mais son équipe d’une demi-douzaine d’économistes – qui vient de passer une semaine dans l’Hexagone pour son examen annuel – juge que les multiples rigidités obèrent dangereusement les perspectives à moyen terme.

Ils ont rencontré les principaux responsables de la politique économique, dont les ministres Michel Sapin (Finances), Emmanuel Macron (Économie) et Sylvia Pinel (Logement). Interrogé sur le taux de croissance minimal pour faire baisser le chômage, Christian Mumssen, le chef de la mission, s’est refusé, lors d’une conférence de presse, à avancer un seuil. «Pour un même taux de croissance, il y aura moins de créations d’emplois si l’économie est trop rigide», a-t-il simplement indiqué. Les liens entre croissance et emploi sont en effet bien plus mécaniques qu’on le croit.

Pour sa part, le FMI met en avant deux données qui lui paraissent incontestables. D’une part, la «croissance potentielle» de moyen terme, qui est fonction des capacités de production en main-d’œuvre et en capital, est «de 1,25 % par an seulement sur les cinq prochaines années», ce qui est d’autant plus faible que la population active devrait progresser d’environ 0,5 % l’an. D’autre part, et «après quatre ans de quasi-stagnation», l’économie française a un «retard de production» (output gap) qui représente 2 à 2,5 % du PIB ; il faudrait donc que la croissance atteigne 2 % l’an pendant plusieurs années pour combler ce retard et envisager de recréer des emplois. C’est dire si la résorption du chômage est aujourd’hui incertaine. (source)

C’est pourquoi il convient, juge le FMI, de s’attaquer à tous les obstacles structurels à la croissance, tant sur le plan social, que monétaire et des finances publiques. Tout en saluant le CICE, le pacte de responsabilité, la loi Macron et notamment la réforme des prud’hommes, le FMI propose d’aller plus loin sur quatre points. Il convient d’offrir «la possibilité pour les partenaires sociaux de négocier avec plus de flexibilité au niveau de l’entreprise le temps de travail et les salaires» ; limiter le relèvement du smic au taux d’inflation ; faire que les allocations chômage «incitent davantage leurs bénéficiaires à rechercher un emploi» ; et, last but not least,réduire «les obstacles qui dissuadent les petites entreprises de dépasser certains seuils d’effectifs».

En matière de finances publiques, les missi dominici du FMI observent que la France a le niveau de dépenses le plus élevé d’Europe (57,5 % du PIB), «soit 11 % de PIB de plus que la moyenne de la zone euro». Il faut agir à tous les niveaux. L’État «doit préciser les mesures structurelles additionnelles (de réduction)». Pour la Sécurité sociale, «il conviendrait de relever encore l’âge effectif du départ en retraite (qui reste bas)». Quant aux collectivités locales, priorité doit être donnée aux réductions d’effectifs.

Finalement le FMI suggère de faire tout ce sur quoi le gouvernement a baissé son froc…

Mais surtout ne faisons rien, continuons a croire dans notre système si formidable que personne ne le copie, tout va aller mieux…

 

 

 

Publicités
Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

11 commentaires pour Morning Meeting : Mercredi 20 Mai 2015

  1. tschok dit :

    « Rarement un décret d’application aura été publié aussi vite… »

    Il ne s’agit pas d’un décret d’application d’une loi, mais d’un décret, flanqué d’un arrêté portant sur l’organisation des enseignements au collège après avis du CSE.

    Ici la procédure est réglementaire de bout en bout: le projet de réforme a été présenté en mars par NVB en conseil des ministres, puis examiné par le CSE qui a rendu un avis positif en avril, nous voilà en mai et le décret sort du tuyau.

    Cette réforme a été annoncée, couverte par les médias qui ont normalement informé le public, discutée par les instances compétentes mais, allez savoir pourquoi, c’est maintenant que ça pète, alors qu’il et un peu tard pour se réveiller.

    C’est la France…

    • Skandal dit :

      Au temps pour moi…

      Je constate du coup que les décrets d’applications de certaines loi (Macron par exemple) mettent eux plusieurs mois pour être publiés alors que la loi est votée…

      Notez que je n’ai pas critiqué le coté réglementaire de la procédure mais sa précipitation…

      « Cette réforme a été annoncée, couverte par les médias qui ont normalement informé le public, discutée par les instances compétentes mais, allez savoir pourquoi, c’est maintenant que ça pète, alors qu’il et un peu tard pour se réveiller. »

      Ce n’est pas tout à fait vrai… les détails publiques sont relativement récents et il semble que les discussion avec « les instances compétentes » n’ont pas eu lieu ou alors que ces instance n’ont pas été entendus/écoutés.

      Le plus étonnant c’est que c’est après la validation de la réforme que NVB consulte pour savoir si c’est bien ou pas…

      En ce qui me concerne, je me suis assez peu exprimé sur cette réforme sauf pour dire que de toute façon comme elle ne touche pas aux véritables problèmes elle ne sert à rien, voir est même contre-productive.

      Et puis de toutes façons mes enfants iront dans le privé.

      Les écoles privées ont d’ailleurs un brillant avenir devant elles !

  2. tschok dit :

    Il y a de gros retards sur les décrets d’application des lois si bien que certaines lois sont non pas inapplicables, mais difficiles à appliquer.

    S’agissant de cette réforme, le CSE a eu un mois pour rendre son avis. Compte tenu du contenu de la réforme en question, on peut estimer que ce délai a été suffisant.

    Le CSE est un organe consultatif interne à l’éducation nationale. J’ignore si d’autres dispositifs de concertation ont été activés. La concertation interne est en général ce que l’administration française fait le plus mal, après la concertation externe (avec le public des administrés).

    Ce n’est clairement pas le fort de notre tradition administrative et cela explique grandement les mouvements de résistance à toute tentative de réforme top to bottom.

    • Skandal dit :

      « Il y a de gros retards sur les décrets d’application des lois si bien que certaines lois sont non pas inapplicables, mais difficiles à appliquer. »

      🙂 Inapplicable ou difficile à appliquer, c’est un peu la même chose au final… 😉

      Pour le reste, je vasi vous avouer un truc : après avoir fait une partie de sa carrière dans le privé, puis une autre partie consacrée à élevé ses enfants, ma chère Maman est depuis pas mal d’année maintenant dans l’Education Nationale. Au début comme professeur des écoles et depuis quelques années comme psychologue scolaire donc je commence à pas mal connaitre le fonctionnement interne de cette institution….

      Je pourrais vous parler en long, en large et en travers des IUFM (j’ai même assisté à des cours et à des journée portes ouvertes la bas), des inspecteurs/inspectrices et de l’administration ubuesque de ce ministère…

      Mais très honnêtement, je me fous complètement de cette réforme, je sais que l’avenir me donnera raison sur inefficacité total de ce machin et sur le fait que très bientôt tout le monde sera d’accord pour dire que NVB fut une ministre au moins aussi nulles que les autres…

      • tschok dit :

        Confidence pour confidence, j’aurais été très étonné que NVB trouve grâce à vos yeux.

        • Skandal dit :

          Elle n’a rien fait pour.

          Il y n’y a pas beaucoup (voir pas du tout) de politiciens qui trouvent grâce à mes yeux.

          Et visiblement je ne suis pas le seul qu’elle gonfle profondément.

          Vous l’aimez bien vous ? Si oui, j’aimerai bien savoir pourquoi…

        • tschok dit :

          Je lui trouve une gueule de poète maudit, une belle intelligence, un vrai courage, et une sincérité qui se mixe à cette dose minimum de roublardise dont on a absolument besoin, quand on fait de la politique.

          Elle est un bel équilibre. Je crois que c’est une personne aimable et de valeur.

          Il y a en elle une façon élégante et ferme de se mettre au service d’un idéal, qui est totalement étrangère à un type comme Balkany, par exemple, qui n’est qu’un Thénardier marié à une rombière.

          Vous ne devriez pas la négliger. Le mépris est l’acte dont vous êtes le plus généreux, c’est dommage car il vous prive du talent des autres.

        • Skandal dit :

          Vous allez adorer son interview dans GQ alors…

          « une belle intelligence, un vrai courage, et une sincérité »

          Vous avez visiblement besoins de consulter un psychiatre de toute urgence…

          « Vous ne devriez pas la négliger. Le mépris est l’acte dont vous êtes le plus généreux, c’est dommage car il vous prive du talent des autres. »

          Elle est négligeable, personne ne se souviendra d’elle et elle n’a aucun talent si ce n’est celui de la très grande majorité des politiciens français : mentir et voler notre argent.

          Je la méprise autant qu’elle méprise le peuple français.

        • tschok dit :

          Ben, on n’est pas sensible aux mêmes choses.

          Et puis on n’est pas obligé de convoquer en urgence un psychiatre, non plus.

          Je ne suis pas un maire interné d’office qui twitte des trucs à la con. Et vous n’êtes pas un blogueur réac d’extrême droite qui se focalise sur la vérité et sur son pognon.

          Vous êtes un grand garçon qui a décidé d’être libéral et vous allez vous atteler sérieusement à cette tâche.

        • Skandal dit :

          Son bilan démontrera que j’ai raison.

          Effectivement, nous ne sommes pas sensibles aux mêmes choses.

          Mais je ne vous retire pas le droit de penser cela, donc ne me retirez celui de trouver qu’il faut être fous à lier pour penser cela.

        • Skandal dit :

          Et je n’ai pas « décidé » d’être libéral, l’évidence et la réalité se sont imposées à moi. 🙂

          Comme il semble évident pour vous que NVB est intelligente et comme il semble évident pour elle que sa réforme est bonne.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s