Les pratiques normales de la justice en France

Par Laurent Obertone

En mars 2013 près de Nice, une collégienne de 14 ans était traînée dans des toilettes publiques et violée par deux tchétchènes. On ignore s’ils s’appellent Vladimir. 

Le parquet requiert à leur encontre six ans de prison ferme, « une peine d’une sévérité inhabituelle ». C’est vrai, dans le Code pénal, c’est juste écrit que « le viol est puni de quinze ans de réclusion criminelle » (Art 222-23).

L’argumentaire de la défense ?

« Les jeunes hommes ne connaissaient pas les pratiques normales de la sexualité en France ».

À en croire le tribunal, nul n’est censé ignorer l’ignorance des criminels, puisque le verdict sera tout à fait « modéré » : cinq ans de prison dont trois avec sursis. Avec un bon juge d’application des peines, sans doute n’y mettront-ils pas les pieds.

Précisons que l’un d’entre eux avait déjà agressé sexuellement la victime, au sein du collège, quelques mois plus tôt. L’établissement se contenta alors d’une mesure disciplinaire, personne ne jugeant bon de prévenir la justice. C’était juste une agression sexuelle.

Et ils ne connaissaient pas les pratiques normales de la sexualité en France.

Je le répète, je n’ai aucune confiance dans la justice de mon pays.

 

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5 commentaires pour Les pratiques normales de la justice en France

  1. tschok dit :

    Bonjour Skandal,

    Verbatim: « Je le répète, je n’ai aucune confiance dans la justice de mon pays. »

    Je vous imagine assez mal avoir confiance en autre chose que vous même. Mais ça, c’est votre caractère. Sur un plan plus général, la relation qu’un citoyen doit pouvoir établir avec sa justice relève en réalité du travail. Vous saviez ça? Visiblement, non.

    Bien sûr un citoyen doit pouvoir faire confiance à sa justice, à sa police, son médecin, son pilote de ligne, sa femme, son banquier, son épicier, etc. Sans confiance, point de société. Si par exemple un chauffeur de taxi, vous prenant pour un touriste, vous fait visiter la ville que vous habitez, vous lui dites ces mots qui lui font comprendre que le rapport de confiance a été trahi.

    Mais la société ne tombe pas toute cuite dans l’assiette: ce n’est pas un truc qui se mange ni un ensemble de services marchands. C’est un truc qui exige du travail.

    Ici vous avez une affaire de viol qui se termine par un jugement qui vous scandalise. Il y a deux pentes à prendre: la piste verte, réservée aux touristes, qui consiste à se laisser couler dans le moule du scandale. facile, rapide et pratique. Le Mc do de la pensée. Un jugement indigne ma bonne dame!

    Et puis il y a la piste noire, qui, elle, va exiger du travail. Et au bout du compte, on peut comprendre qu’on se trouve en face d’un vrai scandale.

    Quand en matière de justice on est confronté à un vrai scandale, et ça arrive souvent, on comprend aussi que le plus chiant dans l’affaire, c’est les touristes.

    Touristes = les gens en vacances, les gens qui ne travaillent pas. Faire ce post vous a pris 30 secondes, en picorant une info sur un flux. Vous la relayez avec 0 réflexion en l’agrégeant à un autre flux, celui de vos opinions politiques qui, elles, sont votre travail.

    Il y a donc deux aspects dans ce que vous dites: un aspect pas travaillé du tout (l’info picorée, comme un grain par une poule) et un aspect beaucoup plus travaillé (vos opinions qui maturent à la longue avec un effort de réflexion qui vous est propre).

    Le hiatus est entre les deux.

    • Skandal dit :

      « Je vous imagine assez mal avoir confiance en autre chose que vous même. »

      Pas du tout, j’ai confiance en ma famille et mes amis et même en ma boulangère. Mais dans la justice française, non…

      Pour le reste je pense que vous avez totalement tort et vous digresser sur quelques chose qui n’a aucun rapport.

      Petit florilège : Cahuzac ministre des finances, fraude depuis des années et ment en direct à la télé devant tous les français. Verdict ? Rien…

      Un violeur multirécidiviste brise son bracelet électronique volontairement. Verdict ? Rien.

      Un pauvre type tue un cambrioleur. Verdict ? 7 ans fermes.

      Deux tchétchènes (dont un récidiviste) violent une jeune fille de 14 ans. Verdict ? 3 ans fermes.

      Comme me le disait un ancien juge d’instruction : » Débrouille toi pour surtout n’avoir jamais à faire à la justice française… »

      Je le répète, a la vue de ces multiples verdicts (et encore, j’en oublie des kilos) je n’ai pas confiance dans la justice française.

      Et cette conviction je la travaille depuis plusieurs années contrairement à ce que vous dites.

      Vous seriez bien aimable de commenter le sujet du billet la prochaine fois plutôt que d’étaler encore une fois vos états d’âme.

      • tschok dit :

        Mes états d’âme? Ahem!

        Qui répète à l’envi « je n’ai pas confiance en x ou y »? C’est bien un état d’âme, ça, non?

        Tenez, une bête question: savez-vous si, moi, j’ai ou non confiance en la justice de mon pays? Vous ai-je infligé mes états d’âme sur le sujet?

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