Un peu d’économie financière

Mr Juncker a dit hier qu’en l’état actuel des choses il n’y aurait pas d’accord avec la Grèce vendredi, ni avant la date butoir du 30 avril. A l’inverse Varoufakis a dit que la Grèce et ses créditeurs étaient en train de gommer leurs différences… car les 2 côtés ont trop investi et que chacun aurait trop à perdre. Il est simplement en train de nous dire que la Grèce est « too big to fail « .

Je ne vois pas en quoi la Grèce est « big » mais bon… Je répète la solution que je préconise : effacement de la dette grecque et sortie de la Grèce de l’euro.

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A force de racheter les obligations souveraines européennes, la BCE assèche progressivement le marché du « repo » (marché du prêt/emprunt de titre). Du coup la BCE autorise les banques centrales nationales à prêter des titres afin d’éviter la pénurie. Le marché des titres souverains est en train d’être nationalisé ce qui risque de créer des problèmes de liquidité et la fin des teneurs de marché. La banque centrale non seulement rachète toute la dette publique, faisant monter son prix de manière totalement artificielle, mais en plus derrière se fait de l’argent sur le dos des investisseurs en leur prêtant ces titres dont ils ont besoin.

Si ça ce n’est pas de l’abus de position dominante, ça y ressemble !

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L’Etat français agit comme le plus capitaliste et le plus hargneux des Hedge Fund.

L’Etat Français est allé dépenser plus d’un milliard d’euro (on se demande ou il les a trouvé…) pour augmenté sa participation au capital de l’alliance Renault-Nissan (source) et ainsi bénéficier éventuellement de droit de vote double suite à la loi « Florange ». Pour cela, les actionnaires devront repousser, la résolution numéro douze proposée par le conseil d’administration de Renault, qui vise à déroger à la loi, en appliquant le principe « une action égale une voix ».

Quand on sait que l’État français est le plus mauvais gestionnaire et le plus mauvais manager de France, cette opération digne des « meilleurs » fonds spéculatifs, a de quoi inquiéter.

L’Etat fait voter une loi sensée favoriser les petits actionnaires et protéger les entreprises française d’une prise de contrôle puis utilise cette loi pour se trouver une place au conseil administration et peser sur les décisions stratégique de la compagnie.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais…

Mais le summum c’est encore une fois ce menteur pathologique de Sapin qui nous le fournit :

« Nous défendons les intérêts de l’Etat, c’est-à-dire les intérêts des Français », a expliqué ce jeudi matin sur France Inter le ministre des Finances, Michel Sapin.

C’est faux !! L’intérêt de l’Etat va à l’encontre de l’intérêt des français. La politique économique et fiscale menée par ce gouvernement depuis 3 ans le démontre parfaitement.

« Certaines entreprises, pour nous ou pour d’autres d’ailleurs, cherchent à supprimer cette capacité de peser dans Renault », a-t-il ajouté.
« L’Etat est présent dans Renault, l’Etat pèsera dans Renault, non pas pour diriger Renault à la place des dirigeants mais pour peser sur le devenir », a poursuivi Michel Sapin.

Manquerai plus que l’Etat dirige une entreprise… Son « track record » est tellement pathétique en terme de gestion qu’il est probable qu’une entreprise comme Renault dirigé par l’Etat Français fasse faillite en quelques années.

« L’Etat n’a absolument pas ni le pouvoir ni la volonté de prendre le pouvoir. »
Principal actionnaire de Renault, l’Etat a annoncé son intention d’acquérir jusqu’à 4,73% supplémentaires du capital et d’augmenter sa participation jusqu’à 19,74%.
Il souhaite ainsi s’assurer du rejet d’une résolution supprimant l’attribution de droits de vote double lors de l’assemblée générale du 30 avril.

C’est exactement comme cela qu’agissent les « raiders » (comme Vincent Bolloré par exemple) et les traders de Hedge Fund spéculatifs.

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16 commentaires pour Un peu d’économie financière

  1. tschok dit :

    Bonjour Skandal,

    En économie financière je pers pied assez facilement, alors je vous pose mon problème.

    « la solution que je préconise : effacement de la dette grecque et sortie de la Grèce de l’euro. »

    J’avais compris que soit la Grèce restait dans l’euro, mais alors il fallait effacer sa dette d’une façon ou d’une autre, soit elle sortait de l’euro, justement parce qu’en lui présentant la note sans lui consentir aucune remise de dette, on provoque sa sortie, puisqu’elle ne peut faire que défaut.

    Or, vous prenez les deux options et vous les mettez ensemble.

    Là, je nage.

    • Skandal dit :

      Je vais préciser mon point de vue.

      Il y a un fait indéniable : la Grèce ne peut pas rembourser. Tout le monde le sait, y compris les dirigeants européens mais ils mentent pour d’évidentes raisons oligarchiques et politiques. Ils n’avoueront jamais que la mise en place de l’euro est encore un bon exemple de l’incompétence des Etats et des fonctionnaires européens (je vous renvoie vers la définition de la « zone monétaire optimale »).

      Si la Grèce ne peut pas rembourser, il n’y a que deux solutions « classiques » :

      1) Soit on « efface » la dette (ou ré-échelonnement ou défaut partiel etc…) et la Grèce reste dans l’Euro
      2) Soit la Grèce sort de l’euro, retourne au drachme mais conserve sa dette et dévalue sa nouvelle monnaie pour pouvoir rembourser

      Si on choisit 1) tout les autres pays seront en droit de demander, eux aussi, un effacement de leur dette et la on rentrerai dans un processus à mon avis dangereux.

      Si on choisit 2), il est probable que même comme ça la Grèce ne puisse rembourser et que surtout sa nouvelle monnaie ne valent absolument.

      D’ou ma position : La Grèce n’a de toute jamais rien eu à faire dans la zone euro et l’état de son économie et de ses finances est un poids énorme pour la monnaie unique. Donc je pense qu’elle doit sortir de l’euro. De plus, elle est de toute façon incapable de rembourser sa dette, que ce soit avec ou sans l’euro, donc autant procéder à un effacement de ses créances.

      Pour la Grèce et pour les grecques, une sortie de l’euro associé à un effacement de leur dette me semble être la meilleurs solution (ou la moins pire…).

      Notez tout de même que le pays le plus dangereux pour l’Europe et la zone euro, c’est la France…

  2. tschok dit :

    « Pour la Grèce et pour les grecques, une sortie de l’euro associé à un effacement de leur dette me semble être la meilleurs solution (ou la moins pire…).  »

    Clairement, oui. D’ailleurs, le FdG imagine la même chose pour la France. Et le FN ne doit pas être très loin.

    Si vous me proposez d’effacer toutes mes dettes en euros à la condition de retourner au franc, je serais franchement idiot de vous dire non. Si les Grecs râlent c’est bien sûr parce que ce n’est pas cela le schéma de sortie.

    Le problème, ce n’est pas moi, le débiteur, c’est tous mes créanciers et surtout le rôle que tiennent dans la création monétaire les obligations d’Etat. Créer de la monnaie, on sait faire, mais en supprimer comme ça, massivement, d’un trait de plume… gare au choc!

    Vous imaginez la gueule du bilan des banques qui détiennent des créances libellées en euros sur des obligations d’Etat made in France?

    On peut faire le même calcul avec la dette grecque. Je crois que la BCE l’a fait et que le QE est aussi conçu comme une façon de se prémunir des risques attachés à une destruction monétaire massive due à un défaut grec.

    • Skandal dit :

      « Si les Grecs râlent c’est bien sûr parce que ce n’est pas cela le schéma de sortie. »

      Si les grecques râlent c’est parce qu’ils n’ont surtout pas envie de quitter une monnaie qui leur a permis de s’endetter pour s’acheter des SUV et se faire construire des piscines sans payer leurs impôts… N’oublions pas que les grecques, dans leur ensemble (je généralise), sont des fraudeurs fiscaux.

      Ce pays n’a rien à faire dans la zone euro.

      « Le problème, ce n’est pas moi, le débiteur »

      Non, mais vous êtes créancier de la Grèce comme vous êtes créancier de la France au travers des banques, de vos assurance vie, de votre livret A, de votre PEL etc…

      Pour la France le problème est différent. Notre pays a largement les possibilités de faire des budgets en équilibres et même en excédents, notre pays a largement de quoi rembourser ses dettes.
      Mais nos gouvernants ne le souhaitent pas car cela leur permet de dire et faire n’importe quoi comme augmenter les impôts (nous sommes le pays avec la pression fiscale la plus forte du monde) ou continuer de faire croire que notre système public (fonctionnaires, sécu, retraites etc…) est le meilleur du monde et que tous le monde nous l’envie même si personne ne se précipite pour le copier.

      Le position de Melenchon ou de le Pen sur l’effacement de la dette n’a pas le même objectifs. Eux croient que les banques volent l’Etat, ils pensent donc voler les banques en effaçant la dette. Sauf que la seule chose qu’ils vont réussir à faire c’est ruiner les français.

  3. tschok dit :

    Je suis globalement d’accord avec vous, sauf sur deux choses.

    La première est un point de détail: les Grecs ne veulent pas quitter l’euro parce que cette monnaie leur a permis de s’endetter, dites-vous.

    Certes oui, mais c’est le passé: quand vous crevez un pneu, vous le changez, même s’il vous a permis de rouler jusqu’à sa crevaison. Pour les Grecs, l’euro est un pneu crevé. Seulement voilà: changer le pneu suppose d’en acheter un neuf. Dans leur cas, rembourser leur dette.

    Il est très cher le pneu neuf, pour eux, c’est ça le problème.

    La seconde est un point d’économie plus fondamental:

    « Pour la France le problème est différent. Notre pays a largement les possibilités de faire des budgets en équilibres et même en excédents, notre pays a largement de quoi rembourser ses dettes. »

    Je vous suggère de ne pas confondre capacité de produire des budgets à l’équilibre et solvabilité.

    La France est un pays solvable, mais elle n’a pas la capacité de produire des budgets à l’équilibre et ne risque de l’avoir rapidement, compte tenu de sa façon d’articuler son système de production de richesses à son système de création monétaire.

    Normalement, on produit la monnaie qui va avec la richesse. Nous, non. On produit plus de monnaie que de richesses, ce qui se traduit par de la dette qui, à son tour alimente un circuit financier qui produit un effet richesse sous forme de spéculation.

    Normalement, le cycle de production de richesses doit permettre de rembourser la dette grâce à l’investissement productif, ce qui n’est justement pas notre point fort. En principe, le cycle de création monétaire se termine pas une destruction monétaire équivalente à la production de richesses engendrée par l’investissement.

    Pas assez d’investissement conduit à trop de dette et beaucoup de spéculation.

    Lorsque cette spéculation porte sur les instruments monétaires eux-mêmes, on obtient de la crise monétaire, de type « crise de dette souveraine », comme les Grecs, ou crise subprimes comme les banques US.

    Lorsque cette spéculation porte sur des éléments d’actif non encore réalisés, mais qui un jour seront productifs, on parle de « bulle ». Cette bulle correspond en fait à un sur-investissement dans un domaine d’activité qui n’est pas encore mûr.

    Les Américains parlent de « bulle »: ils ont tendance à sur-investir, en créant ainsi des effets de richesse trompeurs (les maxi capitalisations d’entreprises du Net qui, en réalité, ne dégagent pas de bénéfices et n’en dégageront pas avant longtemps).

    Nous, on n’est pas dans ces trucs là: on n’est pas dans des bulles, ni dans des crise subprimes, on est vraiment au niveau des économies assez primitives dont les structures génèrent naturellement de la dette parce que la création de richesses est insuffisante, faute d’investissements productifs à la hauteur des besoins réels, alors que les coût son élevés.

    Le problème est macro éco, pas budgétaire. Rien à voir.

    Pour tenter de trouver une solution, on fait de la macro-éco avec du budget: c’est la politique Hollande. Mais c’est pas la canne à pèche qui fait le poisson: si vous péchez dans une rivière où il n’y a pas de poisson, même avec la meilleure canne à pèche du monde, vous reviendrez bredouille.

    dsl pour la longueur.

    • Skandal dit :

      « La France est un pays solvable, mais elle n’a pas la capacité de produire des budgets à l’équilibre et ne risque de l’avoir rapidement, compte tenu de sa façon d’articuler son système de production de richesses à son système de création monétaire. »

      Si, elle l’a largement, très largement même. Les économies de fonctionnements possibles se chiffrent en dizaine de milliards par an. 60 milliards par an selon l’IFRAP et au moins 25 selon la cours des comptes.

      Et tout ça, sans toucher au social !! Juste en étant pragmatique et cohérent sur les dépenses de fonctionnements.

      Je reprendrais l’exemple d’au moins 3 pays qui ont très bien réussi dans ce domaine, trois pays très différents en plus : la Suède, la Suisse et le Canada.

      « Normalement, on produit la monnaie qui va avec la richesse. Nous, non. On produit plus de monnaie que de richesses, ce qui se traduit par de la dette qui, à son tour alimente un circuit financier qui produit un effet richesse sous forme de spéculation. »

      Non, vous inversez le raisonnement. C’est parce qu’on s’endette très largement au delà du raisonnable qu’il faut imprimer de la monnaie.

      « Le problème est macro éco, pas budgétaire. Rien à voir. »

      Votre raisonnement sur les bulles, les cycles, les banques etc… est simpliste mais vous êtes plutôt dans le vrai (je ne vais pinailler sur des détails, ça n’a aucun intérêt) en revanche, sur l’aspect macro/budget vous faites exactement l’erreur des tous les gouvernements français depuis 50 ans. Erreur classique des degôches français et des keynésiens.

      Vous avez raison, il n’y a pas assez d’investissement au sens large (recherche, construction, prise de risque entrepreneuriales etc…) mais pourquoi ? Pour la bonne et simple raison que l’effarant budget de l’Etat français nous oblige à avoir une fiscalité qui n’incite surtout pas à l’investissement et à la prise de risque.

      Pourquoi les meilleurs chercheurs et les meilleurs ingénieurs partent ils ? Ailleurs on leur offre de meilleurs conditions de travail.
      Pourquoi on ne construit plus de logement en France ? A cause de la fiscalité (et des normes).
      Pourquoi les entreprises n’investissent plus en France ? A cause de l’insécurité fiscale.

      Et la cause de tout ça c’est le budget de l’Etat.

      La politique d’Hollande revient à soigner la gangrène avec de l’aspirine…

  4. Skandal dit :

    C’est la dichotomie classique entre Keynésien et « Hayekien » ou entre socialistes et libéraux.

    Je ne sais pas si les libéraux ont raison, ce qui est sur c’est que les socialistes ont tort.

  5. tschok dit :

    Ah mince, je me suis pas fait comprendre: vous me prenez toujours pour un degoche. Ce qui est d’autant plus marrant que les degoches me virent en tant qu’immonde capitaliste.

    Comme vous je suis un libéral. Mais l’autre branche de cette vaste famille: celle de gauche. Vous, vous êtes plutôt sur celle de droite, si on regarde l’arbre en face. Les libéraux, comme vous et moi, sont minoritaires en France. On est rare. C’est un club. Moi je suis dans la partie des locaux où les cigares et les putes sont autorisés.

    Toujours est-il que j’ai dû merdé quelque part dans mes explications et ça coince à… ce niveau là:

    « sur l’aspect macro/budget vous faites exactement l’erreur des tous les gouvernements français depuis 50 ans. Erreur classique des degôches français et des keynésiens. »

    Je subodore que vous avez compris exactement l’inverse de ce que je voulais dire, donc je vais virer aussi sec mon responsable de com, et revoir le message. Rien de grave, ça arrive. Mafôte.

    • Skandal dit :

      « celle de gauche » donc vous êtes un degôche… 🙂

      Pour faire simple, je définit comme degôche tout ceux qui sont pour la dette, pour le keynésianisme et l’idéologie de la demande, pour un état gros et fort et une fonction publique pléthorique, pour une collectivisation étatique des systèmes de santé et de retraite, pour les intermittent du spectacles et les « artistes de rue » subventionnés, pour la presse subventionnée etc…

      Hollande, Valls etc.. sont de superbe degôches… remarquez qu’un type comme Juppé rentre parfaitement dans la case aussi…

      Je fais peut être trop de généralité. Si c’est la cas, ne m’en tenez pas rigueur. 😉

      Je ne suis ni de droite, ni de gauche, je suis libéral et moi aussi je suis pour les putes et les cigares. (ou plutot disons que je n’ai rien contre les putes et rien contre les cigares)

      « Je subodore que vous avez compris exactement l’inverse de ce que je voulais dire »

      C’est pas impossible… Mais je ne vais pas vous jeter la pierre, il m’arrive souvent de me mal faire comprendre.

      • tschok dit :

        A ce tarif-là, c’est toute l’humanité qui est degoche, non?

        Faudrait restreindre un peu les critères: si vous classez Juppé dans les degoches, c’est que vos critères sont trop exclusifs et pas assez inclusifs. Un truc déconne, quoi.

        Or, le fait qu’on se pose le problème sur le plan du « qui me ressemble » ou qui m’est dissemblable » dénote aussi un manque d’objectivité qui peut nuire pour la suite de la réflexion.

        C’est une erreur commune: par exemple, Didier Goux, chez Didstat, classait lui aussi Juppé dans les degoches. Certes, Juppé est, par rapport à quelqu’un comme Didier Goux, plus à gauche. Donc, on peut comprendre le point de vue de Didier: Juppé est, relativement à lui-même, un dangereux gauchiste.

        Ca, c’est l’erreur qu’on commet quand on se prend pour le centre du monde et qu’on n’observe plus le monde dans sa diversité.

        Vous avez également un autre phénomène qui joue: le moment où soi-même on ne sait plus où se situer.

        Pour vous donner un exemple, le phénomène est complètement mesurable sur les blogs réacs, lorsque les internautes qui commentent ou postent un article sur un sujet un peu chaud ne se rendent plus compte de leur propre positionnement intellectuel. Le stéréotype est le suivant: le type qui affirme, en étant sincère, c’est important, qu’il n’est pas raciste et qui vous balance une connerie du genre « la remigration est une solution ».

        On a beaucoup vu ça au moment des débats sur le mariage pour tous: des mecs débarquaient sur des fil de dial en proclamant qu’ils n’étaient pas homophobes, puis, immédiatement, chiaient un com homophobe à fond les manettes, sans même s’en rendre compte. Et ils étaient sincères.

        Connaitre la position d’untel dans un spectre d’opinions politiques est une chose, bien identifier la sienne est souvent le plus difficile. Et si vous commencez à localiser les autres par rapport à vous, là, une seule chose est sûre: vous ne savez plus où vous êtes.

        Il y a bien évidemment le même genre de couillons à gauche (je les ai testés) qui vous racontent les pires horreurs en étant persuadés d’être des humanistes.

        Le positionnement politique est en fait assez dur. C’est pas facile de se dire de droite ou de gauche, ou de ne pas se dire de droite ou de gauche.

        • Skandal dit :

          « A ce tarif-là, c’est toute l’humanité qui est degoche, non? »

          Non. 🙂

          « Faudrait restreindre un peu les critères: si vous classez Juppé dans les degoches, c’est que vos critères sont trop exclusifs et pas assez inclusifs. Un truc déconne, quoi. »

          Peut être mais bon, Juppé l’a prouvé, c’est un étatiste keynésien adepte de la dépense donc à mes yeux, il est très très proche de la gauche, c’est d’ailleurs pour cela qu’il est populaire (plus que Sarko).

          « Or, le fait qu’on se pose le problème sur le plan du « qui me ressemble » ou qui m’est dissemblable » dénote aussi un manque d’objectivité qui peut nuire pour la suite de la réflexion. »

          Je reconnais ma subjectivité. Vous savez ce que je pense des politiques : leur tête au bout d’une pique, leurs mains hors de mes poches.

          « Ca, c’est l’erreur qu’on commet quand on se prend pour le centre du monde et qu’on n’observe plus le monde dans sa diversité. »

          Je ne prends pas du tout pour le centre de quoi que soit. Je sais parfaitement que mes opinions sont ultra-minoritaires. Je m’intéresse aux faits et pour l’instant, les faits donnent tort à mes « opposants » (oui, je sais, c’est très pompeux… 🙂 ) Je cherche à démontrer que les autres ont tort plutôt que démontrer que j’ai raison.

          « le type qui affirme, en étant sincère, c’est important, qu’il n’est pas raciste et qui vous balance une connerie du genre « la remigration est une solution ». »

          Je ne vois pas très bien en quoi souhaiter qu’il y ait moins d’immigrés est raciste… C’est une race l’immigré ? Xénophobe à la rigueur oui, mais raciste non… Après, le type qui dit est peut être raciste mais ce propos ne me permet pas d’en être sur.

          « en proclamant qu’ils n’étaient pas homophobes, puis, immédiatement, chiaient un com homophobe à fond les manettes, sans même s’en rendre compte. Et ils étaient sincères. »

          Il faudrait commencer par définir ce qu’est un propos homophobe et la, c’est compliqué…

          « Le positionnement politique est en fait assez dur. C’est pas facile de se dire de droite ou de gauche, ou de ne pas se dire de droite ou de gauche. »

          Le mien est très simple (voir même simpliste, je le reconnais). Si la droite c’est l’UMP/FN, je ne suis pas de droite, si la gauche c’est PS/FG/EELV/PC, je ne suis pas de gauche, si le centre c’est UDI/MODEM je ne suis pas non plus du centre.

          Sur l’échiquier politique français, je suis en dehors du plateau de jeux.

  6. tschok dit :

    Juppé est assez grand pour se défendre tout seul, donc je lui laisse le soin de se battre pour son pavillon, mais si vous le classez dans les « adeptes » de la dépense, euh… vous aviez quel âge en 1995?

    Vous êtes vraiment sûr de votre coup, là?

    Sinon:

    « Je cherche à démontrer que les autres ont tort plutôt que démontrer que j’ai raison. »

    Je ne sais pas trop comment vous le dire, mais je sais que je deviens très con exactement au moment où je pense comme ça.

    A tout prendre, je préfère encore démontrer que j’ai raison. Le tort des autres, c’est leur problème. Je deviens vraiment con quand je commence à m’en mêler. Alors que ma raison, je la connais, je sais la défendre, je suis immédiatement légitime, puisque c’est mon os que je défends, ma gamelle, mon idée.

    Ce que vous dites mérite plus amples réflexions, mais en l’état, j’opte pour mon égoïsme bien compris.

    A part ça, un simple souhait n’est jamais raciste ou xénophobe ou homophobe, bien sûr. Les gens qui souhaitent ne me posent aucun problème; Les gens qui agissent, beaucoup plus. Heureusement, les souhaiteurs sont bien plus nombreux que ceux qui acteurs. Et ceux qui souhaitent le pire mal, publiquement et avec force, sont le plus souvent les plus mous et les plus impressionnables, ceux qu’on fait le plus facilement reculer rien qu’en haussant le ton.

    Je ne parle donc pas des velléitaires, ni même des interactions qui existent entre les velléitaires et les acteurs, car il y en a. Non, je vous parle de savoir où on se situe, soi-même, ce qui est un sujet plus intimiste, plus personnel.

    Avec, au bout du compte, l’engagement militant ou le repli sur soi.

    Sinon, détrompez-vous: un propos raciste, xénophobe, antisémite, etc, se définit assez facilement. Ce n’est pas ça le plus dur. Le plus dur, c’est tout ce qui concerne la punition. Comment et pourquoi punir le locuteur?

    Quand un type dit un truc raciste, vous le comprenez vite, pas besoin de chercher bien longtemps. Fboizard est raciste et xénophobe par exemple, pas besoin de fouiller au plus profond de ses reins et de son cœur pour s’en rendre compte. Jean Marie Le Pen, on sait à quoi s’en tenir.

    Tenez, au pif, un com pris sur un blog réac, Ostracisme. Le sujet est, comme d’hab, l’immigration, l’auteur du com est MH, et la chute de son com, la voilà:

    « Ce qui, je pense, est réellement dangereux, n’est pas tant l’immigration, mais l’accouplement entre les races ».

    Si vous me dites que vous avez besoin de 7 jours de réflexion pour savoir à quoi vous en tenir, je vous répondrais que ce serait une perte de temps. Un quart de seconde suffit à la plupart des gens pour se faire une idée précise de ce dont on parle.

    • Skandal dit :

      1995 c’est le moyen âge en politique… Et au final qu’est ce qu’il a fait ? Rien, il a reculé devant les syndicats comme tout bon politicien français qui se respecte.

      « A tout prendre, je préfère encore démontrer que j’ai raison. Le tort des autres, c’est leur problème.  »

      Je vais vous expliquer pourquoi je pense comme ça. C’est très simple, je n’ai pas la prétention de dire que mes propositions sont forcément les bonnes. Je ne ferai pas l’erreur de certains (des prix Nobel d’économie entre autre) d’affirmer des choses qui se révèlent finalement êtres totalement fausses. Donc je préfère démontrer que les autres ont tort et proposé autre chose qui, à mon avis, marchera mieux (mais sans en être absolument certain).

      « Avec, au bout du compte, l’engagement militant ou le repli sur soi. »

      Il n’y a rien que je déteste plus que les « militants »… Surtout ceux qui militent dans un parti politique.

      « Si vous me dites que vous avez besoin de 7 jours de réflexion pour savoir à quoi vous en tenir, je vous répondrais que ce serait une perte de temps. Un quart de seconde suffit à la plupart des gens pour se faire une idée précise de ce dont on parle. »

      La oui, on est dans le racisme, c’est clair et limpide mais dire et/ou penser qu’il y a trop d’immigrés en France n’a rien à voir avec le racisme.

    • Skandal dit :

      Les racistes pensent qu’il y a trop d’immigrés mais ceux qui pensent qu’il y a trop d’immigrés ne sont pas tous racistes

  7. tschok dit :

    Un simple énoncé quantitatif de ce genre (« il y a trop d’immigrés en France ») n’a effectivement pas, en soi, de contenu raciste ou xénophobe, bien qu’il laisse transparaître l’idée que la présence d’une population étrangère sur le sol national puisse devenir une nuisance à partir d’un certain seuil, qu’on est par ailleurs bien incapable de définir objectivement et qui est donc assez subjectif.

    Pour certains d’entre nous, le « trop d’immigrés en France » commence dès qu’ils en voient un seul dans la rue. Et ils frôlent l’apoplexie quand on leur donne des chiffres à plusieurs millions… Quand on lit Aristide sur son blog (Ostracisme), on sent bien qu’il est tétanisé à l’idée que des étrangers débarquent par milliers. Ca le chamboule. Il travaille son ulcère. A la limite on a envie de lui dire de ne pas se mettre dans un état pareil, ça n’en vaut pas la peine.

    Le problème, c’est aussi que cet énoncé quantitatif est souvent accompagné, dans le discours du locuteur, de jugements de valeur ou de déclarations hostiles ou méprisantes qui ne laissent que peu de doutes sur les mauvaises intentions que ce locuteur entretient à l’égard des étrangers.

    Quand un blogueur affirme par exemple qu’il faut « mettre au pas les musulmans ou les expulser » on est évidemment en face de quelqu’un qui ne leur veut pas du bien.

    Heureusement, et c’est ce qui les sauve, la plupart de ces gens s’en tiennent à ces déclarations et ne les réalisent pas dans des actes qui seraient, si on s’en tient à nos lois actuelles, des crimes ou des délits.

    De ce point de vue là, on peut tolérer, sous certaines conditions, que la violence qui les habite trouve son exutoire dans la parole, et seulement elle. Mais il faut aussi comprendre que la banalisation des propos racistes, xénophobes, islamophobes, antisémites, etc, crée un climat délétère qui se révèle à l’usage non seulement désagréable à vivre, mais encore générateur de conflits.

    Quand vous êtes un étranger ou un Français d’origine étrangère et que vous entendez à longueur de journée que vous êtes une sous merde ou un voleur, ou un profiteur, ou un fanatique, ou un agent de l’étranger et j’en passe et des meilleures, ça modifie votre façon d’être à l’égard des autres, et pas dans le bon sens en général.

    Le discours raciste et xénophobe facilite pas les choses.

    • Skandal dit :

      « Un simple énoncé quantitatif de ce genre (« il y a trop d’immigrés en France ») n’a effectivement pas, en soi, de contenu raciste ou xénophobe, bien qu’il laisse transparaître l’idée que la présence d’une population étrangère sur le sol national puisse devenir une nuisance à partir d’un certain seuil, qu’on est par ailleurs bien incapable de définir objectivement et qui est donc assez subjectif. »

      C’est vrai. Mais qu’on ait du mal à définir le seuil ne signifie pas qu’il n’y a pas…

      Pour le reste je suis plutôt d’accord avec vous même si sur ce point la : « Mais il faut aussi comprendre que la banalisation des propos racistes, xénophobes, islamophobes, antisémites, etc » je ne crois pas du tout qu’il y ait autant de propos xénophobe ou islamophobe que vous le dites.

      Ces mots (xénophobie, islamophobie etc…) sont très largement galvaudés et ont, dans la bouche de ceux qui les prononcent, perdu beaucoup de leur sens.

      Pour finir (parce que ce n’est absolument pas le sujet du billet, vous avez encore dévié !!! 😉 ) , quand on voit ce qu’il se passe en France, quand on voit la population carcérale, les problèmes de chômage et de logements (petite pensée pour Georges Marchais 🙂 ) les problèmes d’éducation et d’instruction, le terrorisme islamiste etc… Je comprends les gens qui ont peur ou qui émettent des doutes quand à l’Islam, aux musulmans et à l’immigration en générale.

      Je le comprends. Une exemple, comme le dit très justement Michel Onfray, entre musulman et islamiste il n’y a pas une différence de nature, il y a une différence de degré, je conçois dont que certains aient peur de l’islam.

      Mon point de vue c’est que tout cela n’est qu’une des conséquences de l’incompétence, de la nullité, des mensonges et des escroqueries de nos dirigeant depuis 40 ans et que ce n’est pas LE problème de la France.

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