Le Revenu Universel (ou allocation universelle)

Je vous laisse méditer sur ce concept qui me plait de plus en plus…

En gros, toutes les prestations sociales (Secu, retraite, APL, RSA, alloc etc…) sont remplacées par le versement d’un revenu universel, le même pour tout le monde. A chacun ensuite de s’assurer comme il l’entend et/ou d’épargner comme il le souhaite.

Je vous laisse lire la page wikipédia (voir le lien plus haut) qui est une première approche et la page du wikilibéral.

Et je serai ravi d’en discuter !

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17 commentaires pour Le Revenu Universel (ou allocation universelle)

  1. Intéressant, mais mon premier réflexe est de me dire que cela risque surtout d’encourager la paresse. L’argument, lu sur wikipeidia, selon lequel un tel revenu pourrait favoriser des activités artistiques ou scientifique est consternant : pour exercer ce type d’activité, il faut beaucoup plus d’argent que le minimum nécessaire à la survie, c’est une évidence.
    D’autre part, je suis intimement convaincu que tout homme a besoin d’exercer une activité constructive qui ne soit pas de loisir pour son équilibre, c’est à dire faire quelque chose en échange d’un revenu. Même les gens très riches ne peuvent rester oisifs sans en subir des conséquences psychologiques : nombre d’héritiers, n’ayant rien d’autres à faire que de dépenser l’argent de leurs parents, perdent pieds et vivent des vies confortables mais insatisfaisantes.

    • Skandal dit :

       » pour exercer ce type d’activité, il faut beaucoup plus d’argent que le minimum nécessaire à la survie, c’est une évidence. »

      Je ne suis pas d’accord… Joué du piano ou faire des math ou de la painture ne demande pas beaucoup d’argent….

      Pour le reste vous avez peut être raison mais ce n’est pas le propos ni le but du revenu universel.

      • Soyons sérieux : la peinture exige du matériel cher et de la place. Le piano : rien que l’instrument est cher et encombrant. Reste la guitare, les maths, et éventuellement l’écriture, je vous l’accorde. Mais songez seulement au prix de l’équipement en toute activité. Si vous toucher 500 euros par moi, vous ne pouvez même pas payer un loyer en région parisienne.

        • tschok dit :

          @Paul

          Un piano n’est pas si cher et pas si encombrant (un Yamaha type clavinova se planque dans le coin d’une pièce même petite; Surtout, il n’exige pas d’accordeur et résiste à des conditions de stockage que ne supporte pas un piano à cordes).

          Mais, au-delà, il y a deux idées, il me semble.

          La première, c’est celle que vous exposez: le versement d’un revenu forfaitaire minimal peut inciter à ne rien faire. Vivoter, donc. Il y a de nombreux développements sur cette question, je n’insiste pas.

          La deuxième: l’individu étant libéré du poids de sa survie immédiate, par le versement d’une allocation universelle, il peut alors se consacrer pleinement à son développement personnel qui, lui, sera économiquement rentable.

          En particulier dans les sociétés post-industrielles qui accordent plus de place au traitement intellectuel des signes et des symboles (les sociétés de l’information d’Alvin Toffler), par rapport à des activités manuelles.

          MAIS, et c’est aussi là qu’est l’intérêt de la chose, un tel revenu peut produire le même effet y-compris à l’égard de personnes qui voudraient se consacrer plus pleinement à des activités manuelles, le revenu universel leur fournissant alors la fraction de la « valeur ajoutée » dont même une société post-indutrielle comme la nôtre peut les priver (par les prélèvements obligatoires, plus que par le dividende ou l’intérêt) qui leur est nécessaire pour que leur entreprise ait une chance de prospérer.

          Mais à la condition d’avoir du talent. Et c’est ça qui bloque: c’est la valorisation économique du talent, question que ne résout pas le revenu universel.

          Ca reste une question sociale ou politique.

        • Skandal dit :

          J’ai l’impression que vous faites tous les deux un mauvais raisonnement.

          L’idée su salaire universel c’est de remplacer toutes les prestations sociales (absolument toutes) par le versement d’un impôt négatif. Du coup, le citoyen/contribuable est libre et responsable de s’assurer (chômage, retraite santé) ou il veut et comme il veut.

          Au final, le type (caricatural) qui actuellement ne fout rien, touche le rsa/rmi et bénéficie des prestations sociales, n’aura pas plus, ni moins.

          Cela n’incitera pas plus à ne rien faire que le système actuel en revanche, le citoyen/contribuable sera responsabilisé.

          La personne qui veut se consacrer à je ne sais quel « art » pourra le faire mais elle devra gérer elle même la façon dont elle dépense son revenu dans les différentes assurances (chômage, retraite santé).

          La grosse différence avec le système actuel c’est qu’on passe d’un assistanat étatique et une solidarité forcée (qui n’est donc pas une solidarité si elle est obligatoire) à un système de solidarité choisi (c’est le principe des assurances) et surtout une responsabilité individuelle du citoyen/contribuable.

  2. tschok dit :

    Oui, je comprends, mais le problème est le suivant: les gens qui n’entrent pas dans le cadre ne meurent pas, donc il faut les tuer, ou les exiler.

    Aujourd’hui les SDF ont une surmortalité, certes, mais qui n’est pas suffisante pour qu’on les voit disparaitre, donc les municipalité se préoccupent des mesures à prendre pour les empêcher de se sédentariser en centre ville (les bancs qui empêchent de vous coucher, par exemple)

    Bref, ce type de systèmes doit être bien compris: il y a quelque chose de nazi ou de stalinien dans la chose; Ou d’israélien: vous faites un mur et vous mettez de l’autre côté toutes les personnes qui n’entreront pas dans le cadre et vous vivez sous un iron dome comme une classe moyenne US, avec vos garanties de bonheur.

    L’idée c’est de contourner ce problème. Si c’est pour former une autre bulle de gens heureux, on s’en fout, le système assurantiel privé fait très bien l’affaire.

    • Skandal dit :

      Tous les gens sont dans le cadre puisque ce revenu et versé des la naissance et jusqu’à la mort.

      Il y a évidemment une diminution de cet impôt négatif en fonction du revenu.

      En France, à l’heure actuelle, ce revenu serait d’environs 10.000 euros pas an (si on compte tous les Français).

      Ensuite il y a toujours des marginaux et il y en aura toujours.

      • tschok dit :

        10.000 euros/an ça met du beurre dans les épinards quand on a autre chose à côté.

        Sinon, c’est du même niveau que le RSA.

        Si l’idée qui vous plait dans le truc est de balancer un os sans viande à la plèbe en lui disant « démerdez-vous avec 833 euros/mois », ça marche d’un point de vue électoral parce que c’est toujours mieux que rien.

        Politiquement, ça foire dès que les assurés sociaux se rendent compte que la totalité de leurs droits sociaux sont contenus dans ces 833 euros/mois.

        C’est la république forfaitaire des néo-cons: elle veut dire « foutez-nous la paix, vous les pauvres! ».

        Ca, ça ne marche pas.

        • Skandal dit :

          Non, ce n’est pas ça du tout. Ce n’est pas du tout, mais alors pas du tout « foutez-nous la paix, vous les pauvres! » mais plutôt « Tenez, voici de quoi vous prendre en main, soyez responsable ! »

          C’est plus fin et plus complexe. Toute la théorie est expliqué sur internet bien mieux que je ne pourrais le faire.

        • tschok dit :

          Je suis d’accord avec vous, étant moi-même partisan de cette mesure.

          Mais ce que je constate, c’est qu’elle n’est pas reçue pour ce qu’elle est.

          Si les gens ne sont pas d’accord avec le projet, ça ne marche pas, que je le veuille ou non.

          Selon les formules qu’on retient, il faut aussi expliquer que la totalité des droits sociaux en espèces vont être forfaitisés et que les assurés sociaux se démerdent avec un pécule pour tous les risques de leur vie, du berceau au cercueil.

          Au bout du compte, le truc n’est pas facile à vendre, surtout quand on comprend qu’il est adossé à un secteur privé qui recherche le profit de l’actionnaire non pas collectivisé, par des systèmes mutualistes, mais bien privatisé par des rentes de situation que les grands organismes du monde capitalistes d’aujourd’hui vont immanquablement vouloir défendre.

          Je ne sais pas si vous suivez les affaires qui impliquent les banques, mais il est clair que nous sommes confrontés non pas à ce qu’on appelle un oligarchie (thèse Hervé kempf datée) mais à la reconstitution d’une véritable aristocratie, comme sous l’Ancien Régime.

          Proposer dans ce contexte un revenu universel est certes stimulant, intellectuellement parlant, mais c’est aussi mettre le renard dans le poulailler.

        • Skandal dit :

          « Si les gens ne sont pas d’accord avec le projet, ça ne marche pas, que je le veuille ou non. »

          c’est vrai… Je constate d’ailleurs que le système actuelle ne marche pas….

          « Au bout du compte, le truc n’est pas facile à vendre, surtout quand on comprend qu’il est adossé à un secteur privé qui recherche le profit de l’actionnaire non pas collectivisé, par des systèmes mutualistes, mais bien privatisé par des rentes de situation que les grands organismes du monde capitalistes d’aujourd’hui vont immanquablement vouloir défendre. »

          D’ou la concurrence, qui obligera les sociétés à fournir le juste service au juste prix. On peut aussi imaginé des systèmes mutualistes qui marchent actuellement très bien.

          La rente de situation, c’est un peu le mal économique absolue…

          « Je ne sais pas si vous suivez les affaires qui impliquent les banques, mais il est clair que nous sommes confrontés non pas à ce qu’on appelle un oligarchie (thèse Hervé kempf datée) mais à la reconstitution d’une véritable aristocratie, comme sous l’Ancien Régime. »

          Oui c’est vrai. L’oligarchie elle se retrouve dans la politique, la haute fonction publique et les médias.
          Concernant les banques, elles bénéficient d’une rente de situation (l’endettement constant de l’Etat) et de l’aléas moral car elles savent que l’Etat ne les laissera pas faire faillite.

          L’Etat doit garantir les dépôts, pour le reste, les banques doivent faire faillite quand elles ont faillis. Le « too big to fail » doit être éradiqué.

        • tschok dit :

          L’éradication du « too big to fail » permet aussi de vendre à l’encan et par appartements, des entreprises ou des services publics d’importance stratégique, ce qui fait le jeu du spéculateur au détriment du bien public.

          je suggère des système de pensée moins binaires et, justement, plus opportunistes: l’Etat doit apprendre l’opportunisme économique, ce qu’il ne fait aujourd’hui très bien que dans deux domaines, la fiscalité et l’endettement (sa gestion par une agence spécialisée).

          Or, voilà les deux mamelles qui alimentent la spéculation.

          Quand on demande à l’Etat d’être opportuniste sur un plan industriel, par exemple, ou écologique, autre exemple, il ne l’est pas.

          Il est toujours opportuniste d’une certaine façon, qui sied à son aristocratie, CF le développement éhonté des PPP ou le ménage que nous sommes obligés d’entretenir avec le monde de la finance via les déficits publics.

        • Skandal dit :

          Je suis d’accord avec vous mais je suis pessimiste…

          « l’Etat doit apprendre l’opportunisme économique »

          Vœux pieu…

          A l’étranger cela existe (Suède, Suisse, Canada, pour ne citer qu’eux), en France, tant que nous aurons l’ENA, la Vème république et le statut de fonctionnaire, l’Etat n’apprendra jamais rien et surtout pas à être « économiquement opportuniste ».

          Et comment voulez vous que l’Etat apprenne quoi que ce soit en étant dirigé par des gens qui ne savent rien faire ?

        • tschok dit :

          Vous devriez avoir énormément de respect pour nos technocrates. Perso, je réhabiliterais l’art statuaire et je leur érigerais des monuments à chaque porte de Paris.

          Un technocrate encadre une nation, sinon, on est un troupeau. Aujourd’hui le mieux qu’on puisse faire sans un technocrate, c’est une ZAD.

          Une ZAD c’est bien quand on a 20 piges. C’est marrant, c’est cool, j’dis pas. Onfray y voit un laboratoire du futur. Pourquoi pas?

          Mais quand il s’agit de gérer un pays, ça le fait pas. Pas pour l’instant, du moins.

          Le discours anti-techno me gave. Il faut savoir ce qu’on veut faire ou pas faire.

          En bon libéral qui récite son catéchisme, vous n’aimez pas tout ce qui ressemble à de l’administration, m’enfin bon, ôtez-vous de l’idée que les autres sont des cons incompétents et faites le tour des talents qui existent, et vous verrez qu’il y en a quand même une masse, notamment dans les administrations, qui ne sont pas plus condamnées que toute autre organisation humaine à concentrer la connerie.

          Je vous rappelle que les entreprises privées peuvent être sacrément connes et méchantes elles aussi (Union Carbide à Bhopal, par exmple a été d’une parfaite dégueulasserie de bout en bout).

  3. Skandal dit :

    @Tschok

    « Aujourd’hui le mieux qu’on puisse faire sans un technocrate, c’est une ZAD. »

    Vous plaisantez j’espère ? Depuis la guerre (en gros) nous sommes dirigés par les technocrates. Le résultat est éloquent : ils sont nuls.

    « En bon libéral qui récite son catéchisme, vous n’aimez pas tout ce qui ressemble à de l’administration »

    Non, vous vous trompez. Je n’aime pas l’administration fonctionnariale française. Les administrations qui fonctionnent correctement ne me pose aucun problème.

    « faites le tour des talents qui existent, et vous verrez qu’il y en a quand même une masse, notamment dans les administrations »

    C’est une blague ? Vous pensez cela sérieusement ? C’est donc que les autres sont tellement cons, tellement mauvais, tellement incompétents que les rares talents qui, selon vous, existent dans l’administration sont totalement occulté par la masse informe et obèse des médiocres.

    Personnellement, je pense que les gens talentueux sont tellement rare dans l’administration que leur existence est négligeable et leur impact nul et que les gens talentueux ne restent jamais très longtemps dans administration.

    « Je vous rappelle que les entreprises privées peuvent être sacrément connes et méchantes elles aussi »

    C’est tout à fait vrai sauf que si une entreprise privée est mauvaise, elle disparaît en générale assez rapidement.

    • Les « technocrates » sont nuisibles car ce sont des techniciens qui se pensent aptes à diriger, alors que ce sont deux activités totalement différentes. Les techniciens, y compris en matière d’administration, sont utiles, surtout dans des sociétés complexes. Mais ils doivent être subordonnés à des dirigeants qui sont des chefs. Le problème de la France, symbolisé par l’ENA, c’est qu’on forme des techniciens en leur disant qu’ils ont les capacités à diriger – et en leur donnant effectivement le pouvoir en les exonérant de toute responsabilité.
      Imaginez cela dans une armée au combat : c’est comme si on demandait à un adjudant d’intendance qui compte les couvertures de prendre le commandement stratégique, et que même en cas de déroute, on lui garantisse le maintient à l’état-major.

      • Skandal dit :

        C’est exactement ça.

        Les gens qui ont vraiment le pouvoir en France, les managers, les haut-fonctionnaires, les énarques font un travail, ont des responsabilités, pour lesquels ils sont incompétents.

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