Morning Meeting : Lundi 9 Février 2015

La chasse à l’évasion fiscale a franchi un cap avec les révélations du Monde sur des comptes en Suisse de 100.000 clients internationaux. En tout, l’enquête du quotidien dévoile que 180,6 milliards d’euros auraient transité par Genève entre 2005 et 2007. Des révélations sur la face cachée du secret bancaire en Suisse grâce aux données soustraites par un informaticien, Hervé Falciani, ex-employé de la banque HSBC à Genève.

Petite précision tout de même, Hervé Falciani est un voleur; pas un « lanceur d’alerte ». Il a voler des données à son employeur puis s’est enfui de Suisse avec l’intention de les revendre. C’est un petit escroc, rien de plus.

Les données analysées font ressortir des profils très disparates, allant du chirurgien français venu placer ses honoraires non déclarés en Suisse aux têtes couronnées. Parmi les noms cités dans les différents médias figurent notamment le roi du Maroc Mohammed VI ou le roi de Jordanie Abdallah II. S’y ajoutent de nombreuses personnalités de la mode telle que le mannequin Elle McPherson ou la créatrice Diane von Fürstenberg, du spectacle à l’instar de l’actrice Joan Collins ou encore du sport comme le motard Valentino Rossi ou Michael Schumacher. (source)

Très intéressant tout ça mais Michael Schumacher vit en Suisse…

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Après Paris vendredi, les opérations escargots bloquent treize villes de province et reprennent dans la capitale ce lundi matin. Les syndicats et plusieurs réseaux d’auto-écoles appellent à une mobilisation dans plusieurs grandes villes de France pour contester la réforme du permis de conduire en cours d’examen au Parlement. Outre Paris, des rassemblements sont prévus dans treize villes de province, dont Marseille, Lyon et Bordeaux, à l’appel de l’Union nationale intersyndicale des enseignants de la conduite (Unidec). Les trois principaux réseaux d’auto-écoles, ECF, CER et City’Zen, appellent également à se joindre au mouvement. (source)

Le corporatisme français refait parler de lui et est une des cause de l’état de notre pays. Encore une preuve que la France n’a rien d’un pays libéral.

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Le gouvernement, qui dévoile lundi son plan contre le chômage de longue durée, promet un «véritable effort financier» autour de trois axes: mieux accompagner les demandeurs d’emploi, financer leurs formations et encourager les employeurs vertueux.

Le ministre du Travail François Rebsamen présentera à 17h30 une vingtaine de mesures, élaborées en concertation avec les partenaires sociaux et les acteurs de l’insertion, sept mois après que François Hollande a érigé le chômage de longue durée en «cause nationale». La situation est préoccupante. Petite activité comprise, plus de 2,2 millions de chômeurs pointent à Pôle emploi depuis au moins un an, soit 43% de l’ensemble des inscrits. Pire, 705.000 demandeurs d’emploi restent bloqués sur les listes de l’opérateur depuis plus de trois ans. Ce chiffre a explosé de 19,1% sur un an.

Pour arrêter l’hémorragie, l’exécutif mise d’abord sur l’accompagnement. Sans surprise, Pôle emploi sera «en première ligne», a annoncé jeudi François Rebsamen. (source)

Ne doutez surtout pas de l’efficacité de cette mesure, comme de toutes celles prisent depuis 20 ans.

Tout a été essayé pour lutter contre le chômage sauf la solution la plus simple et la plus évidente : la baisse massive des charges et impôts.

Tant qu’on essayera pas ça, tout les autres solutions auront le même résultat nul.

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Le PS a «gagné» dimanche dans le Doubs mais le Front National «est en dynamique», a reconnu lundi Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS qui appelle l’UMP au «désistement républicain» face à «l’extrême droite». (source)

C’est marrant cette nouvelle mode de la novlangue, il suffit de rajouter « républicain » ou « citoyen » à ‘n’importe quoi pour faire parti du camp du bien.

Désistement citoyen, baptême républicain (ou l’inverse, ça marche aussi), marche citoyenne, manifestation républicaine etc…

Cela ne veut rien dire mais nos communicants et pas mal d’imbéciles semblent se gausser de ça et répètent inlassablement les mots « républicain » et « citoyen » comme un mantra en espérant que cela suffira.

Pendant ce temps le FN gagnent des voix et la situation française empire mais eux, ça, ils ne le voient pas.

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Je remarque que Gérard Filoche, inspecteur du travail de son état (soit la lie de l’humanité) et socialo-communiste forcené comme tout ceux qui vivent avec l’argent des autres, a plutôt l’aspect d’un bon bourgeois bien nourris et habitué des bonnes tables de restaurants comme tout syndicaliste qui se respecte.

C’est marrant comme tout ceux qui critiquent la « bourgeoisie » et le « capitalisme » sont aussi ceux qui ressemblent le plus à des bourgeois et des capitalistes…

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Le gouvernement « est très déterminé à lutter contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux », a assuré aujourd’hui Manuel Valls après les révélations du Monde et de plusieurs médias internationaux sur les pratiques d’évasion fiscale en Suisse. (source)

HA bon ?? Pourtant Cahuzac n’est toujours pas en prison…

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«Hier le PS a gagné, mais il y a le feu au lac», prévient ce lundi matin Jean-Christophe Cambadélis, invité sur France Info. Au lendemain de la courte victoire du candidat socialiste au second tour de la législative partielle du Doubs, le premier secrétaire du PS joue la carte de la modestie, sans pour autant ménager ses critiques à l’encontre de l’opposition. «La consigne d’abstention de l’UMP a été respectée et ce n’est pas sans poser un grave problème», relève le député de Paris.

«Transposez l’élection du Doubs au national, ça fait que Marine Le Pen peut être élue», analyse Jean-Christophe Cambadélis. Une urgence dont l’opposition n’arrive pas à prendre la mesure juge-t-il: «Le FN est en dynamique et il perturbe l’UMP (…) Soit on considère que c’est une formation comme les autres et la position de l’UMP n’a pas de sens. Soit en considère que le FN est d’extrême droite et on fait le désistement républicain». (source)

L’oligarchie a peur, le PS a peur et c’est un délice à contempler. Et oui, toute leur stratégie de diabolisation est inefficace mais surtout,  c’est la politique de l’UMPS qui fait monter le FN ou plutôt, la non-politique, les non-réformes et le mépris qu’ont ces gens pour les contribuables/citoyen.

Vous prenez le peuples pour des cons, pour des racistes, fascistes, xénophobes et réactionnaires ?

Et bien le peuple se rebiffe et vous colle une belle tarte dans le gueule et c’est bien fait pour vous !

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La maire de Paris, Anne Hidalgo, présente son plan antipollution, lequel taille des croupières à l’automobile, responsable avérée de la dégradation de l’air. Dans un premier temps, la ville, exception faite du périphérique et des bois de Boulogne et de Vincennes, va bouter hors de ses frontières les véhicules les plus polluants classés «une étoile».

Dès le 1er juillet, les autocars et les poids lourds, essence comme diesel et ayant plus de 14 ans, seront bannis de Paris. Puis, juillet 2016, deuxième «tir de barrage»: du lundi au vendredi, le même sort sera réservé aux véhicules particuliers, aux véhicules utilitaires légers vieux de 20 ans, soit respectivement environ 120.000 et 45.000 conducteurs concernés. Les deux-roues motorisés mis en service avant le 1er juin 2000 seront aussi refoulés. Dans le cadre d’un plan entrant progressivement en vigueur jusqu’en 2020, les interdictions s’abattront sur d’autres catégories classées deux, trois étoiles… Au final, «seuls les véhicules classés cinq étoiles (deux-roues immatriculés après le 1er juillet 2015 et voitures après le 1er janvier 2011) circuleront dans Paris», selon Christophe Najdovski, l’adjoint écologiste chargé des transports.

Bien que touchant le quotidien de la population, ce dispositif ne sera pas soumis au vote. Présenté aux élus, il entrera en vigueur par le biais d’un arrêté pris avec la Préfecture de police et par le biais de la loi sur la transition énergétique, en cours de discussion et créant la zone à basse émission. Dans un Paris qui deviendra donc une de ces zones, d’autres mesures sont au programme. Parmi elles, l’expérimentation, dès 2016, de voies de circulation dédiées aux véhicules propres, la création de zones semi-piétonnes et la taxation des camions roulant sur le périphérique. (source)

Ce serait tellement dommage de demander son avis au contribuable…

Les élus de Paris vivent décidément dans un monde parallèle…

 

 

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21 commentaires pour Morning Meeting : Lundi 9 Février 2015

  1. tschok dit :

    @ Skandal:

    « Tout a été essayé pour lutter contre le chômage sauf la solution la plus simple et la plus évidente : la baisse massive des charges et impôts. »

    Le principe d’une baisse massive de charges sociales et d’impôts me met en joie rien que d’y penser, hélas, ce n’est justement pas simple.

    Les charges sociales financent le welfare state: moins de recettes implique moins de dépenses, donc réduction du périmètre de la protection sociale. Qui veut de ça aujourd’hui en France, en pleine crise économique? C’est non seulement invendable politiquement et contreproductif en termes économiques (la santé en France c’est 10 points de PIB, aux Etats Unis, c’est le double sans qu’on puisse constater un écart décisif sur la santé des deux populations).

    Par ailleurs, l’élasticité prix du travail est relative: une baisse du coût du travail ne facilite l’embauche que si les entreprises ont des commandes.

    Les impôts financent l’Etat et les collectivités territoriales: moins d’impôts, c’est un Etat qui, en pratique, ne parvient plus à assumer ses fonctions régaliennes, même réduites à la portion congrue, et c’est des collectivités territoriales pauvres, alors qu’elles ont vu l’éventail de leurs missions s’élargir. Comment on fait?

    En plus il y a la dette: on la rembourse comment si on baisse massivement les prélèvements obligatoires?

    Et c’est pas tout: une diminution du rythme de remboursement de la dette veut dire accroissement de son caractère « roulant ». Non seulement on doit emprunter pour rembourser le capital, mais aussi pour servir les intérêts. Le crédit revolving qui tourne mal…

    En réalité, les baisses massives de recettes ont un effet proche de celui des baisses massives de dépenses (austérité): politiquement invendable, économiquement risqué, financièrement ruineux.

    • Skandal dit :

      Je connais évidemment tous ces paramètres et la baisse massive des impôts et des charges ne peut aller que de pair avec une diminution de la taille de l’Etat.

      Juste comme ça et sans toucher à la protection sociale :
      -Réduction de moitié du nombre de députés, de sénateurs, de ministres.
      -Suppression de tous les régimes spéciaux et du statut de fonctionnaire.
      -Non remplacement de deux fonctionnaires sur trois dans l’administration.
      -Suppression du financement des syndicats et suppression des subventions à la presse.

      Je sais, vous savez, la cour des comptes sait, tout le monde sait qu’on peut économiser des milliards sans toucher à la protection sociale et à l’Etat-Maman, simplement en étant un peu cohérent et un peu attentif dans le dépense de l’argent du contribuable.

      IFRAP évalue à 60 milliards par an les économies réalisables « simplement » en ré-organisant les administrations publiques, en les informatisant correctement (et pas comme c’est fait actuellement) et juste en faisant travailler les gens correctement avec un management cohérent.

      Au contraire, c’est très très facile de faire des économies mais comme cela impliquerait que l’oligarchie au pouvoir (élus, fonctionnaires, syndicats, presse) perdent de son pouvoir et de ses privilèges, cela n’arrivera pas.

      De plus vous me dites que la baisse massive des charges et des impôts a des inconvénients et que l’élasticité est faible… Peut être, mais comme cela n’a jamais été testé en France vous n’en savez rien et je n’en sais pas plus que vous.

      Comme tous ce qui a été fait jusqu’à maintenant a échoué, autant faire différent voir si ça marche pas mieux.

    • Popeye dit :

      A l’heure actuelle, la France consacre 2,8 % de son PIB aux fonctions régaliennes (addition des poids des budget défense + intérieur + justice + affaires étrangères)
      Le budget de la Défense, c’est théoriquement 31,4 milliards en 2015. Pourquoi théoriquement? Parque sur ces 31,4 milliards, 2,2 devraient provenir de recettes exceptionnelles qui n’ont pas été réalisées.
      Vous pouvez le mettre en face des plus de 30 milliards du budget de la formation professionnelle et des plus de 30 milliards de subventions aux associations. Vu l’évaporation clientéliste dans ces deux domaines, on peut sans AUCUN impact macro économique récupérer 10 à 15 milliards de ces 60 milliards. Mais voilà, j’ai écrit « évaporation clientéliste ». Nos « élus » (j’aime bien le terme « oints du Seigneur » de Charles Gave) sont des entrepreneurs en carrière politique, comme il existe des entrepreneurs en bâtiment. Ils investissent le pognon des autres, ils le récupèrent en places, sièges, fonctions, mandats, sinécures et autres prébendes.
      Je ne suis pas d’accord en tout avec le taulier, mais hélas sur ce point, j’agrée. « heads will have to roll »

      • Skandal dit :

        Comment ça vous n’êtes pas d’accord avec tout ce que je dis ????? Je vais vous censurer !!!!! 🙂

        Sachant qu’en plus la formation professionnelle sert essentiellement au financement des syndicats et des partis politiques, on peut économiser facile 30 milliards…

  2. tschok dit :

    @ Skandal,

    Dans ce que vous dites, il y a deux choses qui, en pratique, sont des obstacles très difficiles à surmonter:

    – La démarche du cost killer appliquée au secteur public: on a vérifié par la pratique que lorsqu’on biffe d’un trait de plume une dépense d’un budget public quelconque, en réalité on la retrouve sous la forme d’une dépense différée multipliée par un coefficient.

    Ex: le premier type de dépenses qu’on vire dans un budget, c’est la dépense d’entretien d’un bâtiment. Mettons 300 K€/an, sur un parc donné. Le gestionnaire qui fait ça a souvent un agenda calé sur l’enveloppe de 3 ans (il va durer 3 ans à son poste, puis être promu en fonction des résultats atteints). En 3 ans il a réalisé 900 K€ d’économie sur cette ligne et ses supérieurs sont contents. Il est promu.

    Le mec qui lui succède se rend compte que, faute d’entretien, il faut réaliser des réparations. On change de registre: c’est du lourd: 900 K€ x 1,5 ou 2 ou 3 en fonction des dommages. Mais il n’y a pas le budget. Alors on fait les travaux par tranche et le parc continue de se dégrader.

    Ce qui est valable pour un bâtiment est valable pour un parc informatique, une flotte de véhicules, chars, avions, navires, les équipements divers, les infrastructures lourdes, etc.

    En réalité il faut réfléchir: quand on supprime une dépense, qu’est ce qui va se passer l’autre bout de la chaîne? Souvent on arrive à la conclusion qu’il faut provisionner une dépense future pour amortir le choc de la suppression de la dépense cible. En définitive le cost killer ne fait que différer un coût.

    – Faire maigrir le secteur public: c’est en effet l’objectif. Mais cela suppose un secteur privé suffisamment dynamique pour absorber la main d’œuvre qui sera rendu disponible, et suffisamment efficient pour traiter à un coût raisonnable les fonctions économiques qui seront privatisées (diminuer la taille du secteur public implique le transfert au privé des fonctions prises en charge par le public).

    La première condition n’est aujourd’hui carrément pas remplie, puisqu’on dope la performance économique de création d’emplois avec des contrats aidés.

    La seconde condition est problématique. On le voit avec la privatisation des autoroutes: le prix du service rendu doit inclure la marge du concessionnaire, qui est de 7% à 8%. Privatiser de la fonction publique, ça signifie de l’inflation directement constatée sur la facture de l’usagé. Quand les gens ont du pouvoir d’achat, ça passe, mais quand ils en ont moins, ça coince.

    @ Popeye,

    Oui, mais non. C’est pas un problème de masses budgétaires, mais de pente.

    Un Etat assume des coûts fixes (paiement des salaires, pensions et retraites de ses agents, service de la dette, entretien du domaine public) qui portent mal leur nom: ils augmentent, selon une certaine pente, en général très supérieure à celle de la croissance. Souvent le double.

    Cette inflation des coût fixes, qui sont des dépenses de fonctionnement, finit rogner les capacités d’investissement de l’Etat qui, à un moment, ne parvient plus à renouveler l’outil de production des services régaliens (prisons, palais de justice, porte avions, voiture de police, ordinateurs, labo scientifiques, etc).

    Quand vous baissez massivement les impôts, vous vous retrouvez inexorablement dans un schéma américain, avec une falaise fiscale devant vous. Soit vous intégrez la possibilité de ne plus verser les salaires aux fonctionnaires, par exemple, quand il n’y a plus assez de pognon dans les caisses, soit vous acceptez de faire l’impasse sur certains éléments des fonctions régaliennes.

    Par exemple: je renonce à construire un deuxième porte avions, ou je mets sous cocon, mettons, 40 Rafale ou 200 chars Leclerc. ou je ne construits pas de nouvelles prisons. Ou je ferme 15 ambassades. J’avais un satellite espion, il arrive en fin de vie, tant pis. Je dépendrai des Américains pour avoir des informations stratégiques.

    Dans ce schéma, il arrive un moment où l’Etat n’est plus qu’un organisme serveur de salaires et de pensions de retraite. C’est un Etat libertarien criblé de dettes ayant sous ses ordres des légions de fonctionnaires sous équipés.

    Avant toute chose, il faut résoudre les problèmes de pente, pas de masse.

    • Skandal dit :

      Excusez moi mais vous donnez des exemples dont je n’ai absolument pas parler et qui n’ont absolument aucun rapport avec mes propositions.
      Vous parlez de bâtiments, de véhicule et d’infrastructure alors que je parle du financement publique des syndicats, de la presse et du nombres d’élus/députés/sénateurs…

      Oui, vous avez raison mais je n’ai jamais parlé de cela, justement.

      Pour le reste c’est simple, le secteur privé sera dynamisé en diminuant drastiquement ses charges. C’est un cercle vertueux.

      Concernant la privatisation des autoroutes, c’est justement un des truc qu’il ne faut pas privatiser avec les rails, le transport d’énergie et la sécurité (entre autre).

      « Privatiser de la fonction publique, ça signifie de l’inflation directement constatée sur la facture de l’usagé. »

      Ce que vous dites est en général faux (pas tout le temps, mais le plus souvent). Trois exemples : la téléphonie, l’électricité et l’assurance santé.

      De plus le cout du service publique doit intégrer la dette de l’Etat et là, avec 2000 milliards d’euro de dette sans compter les engagements futurs sur les retraites et la sécu, la dette réelle de l’Etat Français est de l’ordre de 4500 milliards d’euros…

      Et la, aucun acteur privé ne fait plus cher…

      « Avant toute chose, il faut résoudre les problèmes de pente, pas de masse. »

      Je ne suis que moyennement d’accord. La masse compte aussi. Dans l’administration, compte te nu de la productivité et de la qualité du travaille effectué, on pourrait supprimer la moitié des fonctionnaires.

      « Quand vous baissez massivement les impôts, vous vous retrouvez inexorablement dans un schéma américain, avec une falaise fiscale devant vous. Soit vous intégrez la possibilité de ne plus verser les salaires aux fonctionnaires, par exemple, quand il n’y a plus assez de pognon dans les caisses, soit vous acceptez de faire l’impasse sur certains éléments des fonctions régaliennes. »

      Pourquoi à aucun moment vous n’envisagez de diminuer aussi les dépenses ?

      • tschok dit :

        Excusez pour le retard, je suis à la bourre.

        Pour une illustration de ce que je racontais sur, à la fois:

        – ce qui se passe quand les économies sur les budgets d’entretien génèrent des surcoûts
        – le coût des transferts au privé de fonctions assumées auparavant par le public

        Ce petit lien, court et assez marrant:
        http://www.opex360.com/2015/02/10/comment-gagner-du-temps-de-largent-la-base-aerienne-devreux-trouve-solution/

        Oui, effectivement, j’ai élargi le cadre de ma réflexion à autre chose que de sabrer dans des dépenses que je trouve un peu anecdotiques, pour tout vous dire, et correspondant par ailleurs chez vous à des petites haines – qui n’ont rien de bien méchant – mais qui me paraissent surtout relever d’une approche trop micro et pas assez macro.

        Je voulais surtout insister sur un point: tout est possible, mais rien n’est simple. En fait on s’est fichu dans une situation où, à chaque fois qu’on veut régler un problème donné, simple en apparence, on peine à trouver la solution parce qu’il faut réaliser la quadrature du cercle.

        Nos gouvernants peuvent être nuls, c’est une possibilité, mais ils sont aussi et surtout confrontés à une multitude de casse-têtes, qui sont de vrais bâtons de merde: on ne sait pas par où les prendre.

        Sinon: si, si, j’envisage la baisse des dépenses de l’Etat (par transferts de compétences, économies budgétaires, rationalisation, réforme structurelles, diminution du périmètre de l’Etat ou tout ce que vous voulez), mais je dis que les « coûts fixes » de l’Etat ont une tendance naturellement inflationniste: même quand on les baisse, ils augmentent et finissent par ronger le budget de l’Etat au détriment de l’investissement.

        C’est l’éternel problème. Habituellement on le règle par l’endettement. Quand c’est bien fait, on peut appliquer « l’orthodoxie budgétaire » consistant à affecter une ressource de court terme à un emploi de court terme (l’impôt finance les dépenses de fonctionnement) et une ressource de long terme à un emploi de long terme (la dette obligataire finance l’investissement).

        Autrement dit: je paye mes fonctionnaires avec les impôts, j’achète du Rafale et des infrastructures publiques avec de la dette. Je profite des périodes de croissance pour m’endetter et des périodes de crise pour me désendetter (et pas l’inverse).

        Quand c’est mal fait, du long terme obligataire finance de la fin de mois, et le crédit devient revolving, alors que l’investissement se casse la gueule.

        Pour parler court: l’objectif est de nous remettre dans une situation d’orthodoxie budgétaire, pas de déclencher un mouvement social majeur en sabrant dans des dépenses qu’on n’aime pas par pure orientation idéologique: vous n’aimez pas les syndicats, les journalistes et les élus. C’est l’air du temps, mais c’est pas ça la solution.

        • Skandal dit :

          Ce n’est pas La solution, mais c’est un début. Il faut bien commencer par quelque part et plutôt que de commencer par les transferts sociaux et une augmentation des impôts, je commence par le haut de la pyramide, pour montrer l’exemple.

          Il est très bien votre article mais je ne vois pas en quoi il me contredit. Au contraire, il me conforte dans l’idée que ceux qui ont décidé d’externaliser des trucs qui n’en avaient pas besoins sont des incompétents.

          Et je ne comprends en quoi « Depuis que les forces armées sont devenues professionnelles, certaines tâches, comme l’entretien de espaces verts et des locaux, voire même le gardiennage, ont dû être confiée au secteur privé. »

          Je ne comprends pas bien le rapport entre la professionnalisation et l’externalisation de certaines taches.

          Effectivement, la pertinence du devis est à mettre en cause… Après, nous avons à faire à des militaires, je ne suis pas sur que des fonctionnaires « normaux » auraient fait cela plus vite et moins chère qu’une boite privée.

  3. Popeye dit :

    @ Tschok
    Je vous parle de subventions aux associations (budget de l’état et des collectivités territoriales) et formation professionnelle (budget « social » à gestion – paraît-il – paritaire) comme de gisements d’économie.
    Pourquoi me répondez-vous hausse mécanique des salaires des fonctionnaires (le fameux GVT glissement vieillissement technicité) et diminution des impôts?
    Pour l’instant, on ne touche pas aux prélèvements mais on coupe dans ces budgets. Et on coupe courageusement et intelligemment, c’est à dire dans les subventions d’achat de paix sociale et pas dans l’entretien des infrastructures ou le renouvellement des matériels.

    • tschok dit :

      Je comprends.

      Mais comprenez aussi que ce que vous appelez un peu péjorativement de « l’achat de paix sociale » c’est de l’activité économique. Vous avez un tissu associatif en France qui vit des subventions.

      Si vous coupez le robinet, non seulement vous allez mettre plein de gens au chômage (pas cool en période de crise) mais en plus vous allez faire disparaître des entités économiques qui rendent des services utiles, qui ne seront plus couverts.

      Par exemple, la prise en charge des personnes handicapées, des patients atteints de maladies neuro-dégénératives, des enfants autistes, etc est aujourd’hui réalisée essentiellement par des associations.

      La paix sociale, ce n’est pas que l’absence de manifs dans nos rues: c’est de l’activité économique (prestations de services à la personne).

      Mais vous avez également le secteur inter-professionnel, qui est partiellement subventionné (des entreprises, dans une filière, créent des associations en vue de réaliser un objet social qui va favoriser la vente de leur produit). Ces associations jouent souvent un rôle absolument crucial, par exemple dans l’élaboration des normes techniques.

      Couper le robinet peut alors conduire à désorganiser des filières pro, au détriment de ces entreprises et du consommateur.

      Quand on parle « association » il faut bien se mettre dans la tête qu’on ne parle pas que de l’association des boulistes du Val d’Oise ou des cruciverbistes de Beaumont en Périgord.

      On parle aussi d’un vrai secteur économique, certes « no profit » mais « business oriented ».

      • Skandal dit :

        Dans la masse des associations subventionnées, un nombres certains sont des associations lucratives sans but, leur disparition ne fera de mal à personne. La première qui me vient à l’esprit c’est SOSRacisme… 🙂

  4. tschok dit :

    @ Skandal,

    Cet article montre concrètement que le transfert vers le privé de fonctions assumées auparavant par le public a un coût. Ici, il s’agit de l’entretien des espaces verts d’une base militaire et des réparations d’un local suite à un dégât des eaux.

    C’est du tout bête et du quotidien.

    Extrait:

    « Nous avons eu des dépenses supplémentaires avec la politique d’externalisation et l’on peut vérifier aujourd’hui que dans un certain nombre de cas, comme l’entretien des bases et des locaux, ou encore la restauration, cela coûte beaucoup plus cher que lorsque ces services étaient assurés en interne », a même fait valoir, en mai dernier, Mme Patricia Adam, qui préside les travaux de la commission « Défense » de l’Assemblée nationale.

    Je suis très favorable à l’idée de faire grossir le secteur privé pour faire maigrir le secteur public et là dessus je crois que nous sommes d’accords.

    Mais, croire que le privé fera toujours mieux et moins cher ne correspond visiblement pas à la réalité: en fait, les transferts de fonction ont un coût.

    Donc, on peut faire ces transferts parce qu’on poursuit un objectif de société (dynamiser le secteur priver), mais les faire parce qu’on recherche des économies et de l’efficacité, ça c’est con.

    Pour ce qui est du rapport entre externalisation et professionnalisation: l’armée, c’est comme le bifteck haché. Il faut plus de muscle que de gras. Donc, l’armée vire le gras, ie réduit le nombre des non-combattants, notamment les gens chargés de mission d’entretien, qu’elle externalise. C’est du moins ce que je comprends.

    • Skandal dit :

      Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi ces services ne sont plus assurés en interne..
      Il y a bien un imbécile qui a dit « on va externaliser ! », non ?

      et si c’est plus cher d’externaliser et bien on revient comme avant.

  5. tschok dit :

    C’est une histoire de pyramide. Le sommet dit à la base: « vous allez être ma variable d’ajustement budgétaire et vous allez supprimer tant de postes sur tant d’années ».

    Le gestionnaire qui est à la base perd sa gouvernance: il applique la directive et supprime les postes. Mais comme les postes supprimés correspondent à des fonctions nécessaires, il faut bien les couvrir. Donc on externalise.

    Ensuite, mais seulement ensuite, on se rend compte que cette externalisation est à la fois inefficace et coûteuse. C’est le constat de Mme Adam s’agissant spécifiquement de l’armée.

    Revenir au stade antérieur suppose de rompre les contrats passés avec les prestataires privés (pas toujours évident, Cf écotaxe et autoroutes) puis embaucher de nouveaux agents, qu’il faut alors former. Non seulement cela a un coût, hors budget, mais dans les domaines techniques, le savoir faire a souvent été perdu. Il faut donc former les formateurs…

    Zut alors.

    Que fait l’armée pour éviter de se retrouver dans ce merdier? En fait, elle essaye de conserver des pôles de savoir-faire et de savoir-faire-faire en externalisant le faire. Ex: l’armée assure encore la formation de ses pilotes d’hélicos, activité à forte valeur ajoutée, mais elle a confié le soutien des hélicos qui servent à la formation à une société privée, Hélidax, dans le cadre d’un PPP.

    http://www.helidax.com/fr/

    Ne me dites pas que vous n’êtes pas au courant.

  6. tschok dit :

    Vous bossez en équipe, avec une structure qui peut vous soutenir, et un chef qui a une vision stratégique de l’entreprise et qui valorise ses collaborateurs, ou bien vous êtes seul avec votre pupitre informatique , en compétition avec vos collègues ,et un N+1 au dessus de vous qui vous trique pour vous faire sortir le ROE dont la boîte besoin pour servir le dividende à ses proprios?

    Parce que c’est souvent ça qui conditionne les gens à la tolérance.

    Si on vous fouette le cul pour vous faire pisser du chiffre, ce que vous dites sur les fonctionnaires se comprend.

    Ce que je vous dis n’est pas du mépris et on a dû vous faire le coup plus d’une fois: vous êtes où dans la pyramide de Maslow?

    Je pense que vous avez une réponse, lucide.

    • Skandal dit :

      Je travaille dans une PME, donc tout le monde est dans le même bateau et tout le monde essaye de faire son taff correctement pour tirer tout le monde vers le haut. C’est une équipe, on boss en équipe. Les « actionnaires » ce sont les 3 patrons, qui ne touchent pas de salaire et qui ne se payent qu’en dividende. Je peux vous dire qu’ils ne comptent pas leurs heures…

      Avant j’étais chez le plus gros asset manager européen ou finalement, les gens ont souvent une mentalité de fonctionnaire (faire le minimum et profitant le plus possible des avantages d’être dans une très très grosse structure).

      Je n’ai pas de mépris envers les fonctionnaires en général (ma maman est fonctionnaire) mais les expériences que j’ai régulièrement avec l’administration me prouvent que beaucoup (la plupart ?) des fonctionnaires se foutent totalement du service qu’ils rendent, n’ont rien à faire de la qualité de service et méprisent profondément le contribuables.

      allez lire cet article et regardez bien l’image… https://newskandal.wordpress.com/2013/08/17/de-linexistence-du-service-public/

      Comment peut on justifier les incessantes grèves des cheminots ? Comment peut on justifier les privilèges des fonctionnaires ? Comment peuvent ils parler d’égalité et de justice alors qu’ils ont des régimes spéciaux ?

      En revanche j’ai un profond et sincère mépris pour les haut fonctionnaires sortis de l’ENA et les syndicalistes.

      Je n’ai aucune idée d’où je me trouve dans cette pyramide… J’ai choisi le travail que je fais actuellement donc je l’aime. Je me moque un peu de la reconnaissance puisque de toutes façons le travail que je fais a mauvais presse. Maintenant si je gagnais à l’euro-millions je continuerais tout de même ce que je fais parce que j’aime ça…

      Du coup je ne sais pas trop ou cela me place dans cette pyramide.

      • tschok dit :

        Merci pour cette réponse sincère.

        Pour ce qui est de l’autre sujet (le renvoi à votre post sur l’amende), je pense que vous tombez dans un piège.

        Les gens qui acquièrent des compétences spécifiques prennent conscience de leur spécialisation, ce qui est concevable dans un environnement qui a voulu les produire en tant que spécialistes.

        A ce stade, le spécialiste aura conscience de sa valeur et sera, comme vous humble. On va appeler ça le stade 1.

        Au stade 2, le spécialiste prendra conscience, ou non car ça dépend, de la valeur non pas tant de ses compétences, mais de sa spécialité dans un environnement qui la valorise. Par exemple, un ingénieur en soudure pourra se prétendre meilleur qu’un ouvrier soudeur. Cette conviction arrive souvent quand on se compare entre gens de la même spécialité, mais pas du même niveau.

        En stade 3, un ingénieur en soudure perdra conscience de la valeur de sa spécialité et de ses compétences: il se pendra pour le maître du monde et deviendra arrogant et prétentieux. Le stade 3 arrive quand on se compare entre gens de spécialités différentes. Par exemple le trader et le plombier.

        Dans votre post sur l’amende et Nicolas Jégoun, puisqu’il s’agit encore de lui, si je ne m’abuse, vous passez par ces trois stades:

        Stade 1: « Certains me reprochent mon arrogance et ma prétention sous prétexte que je me croirais plus compétent que certains. »

        Ici, les autres ne sont qu’une infime minorité: « certains ». C’est votre stade humble.

        Stade 2: « C’est un fait, il y a un certain nombre de domaines dans lesquels je suis plus compétent que la plupart des gens. »

        Les autres deviennent: « la plupart des gens ».

        Stade 3: « étant confronté régulièrement à l’incompétence et à la nullité crasse de l’administration française, je pense effectivement être nettement plus compétent que beaucoup. »

        Les autres deviennent une majorité.

        Cette image de plus en plus positive de vous-même, et arrogante et prétentieuse, vous vient lorsque vous vous comparez à Nicolas, puis aux fonctionnaires.

        Cette façon de nous considérer nous-mêmes, de plus en plus positivement en fonction des comparaisons qu’on opère, est complètement acquise: on pense souvent ça de nous-mêmes parce qu’on vient d’écoles qui, elles-mêmes, pratiquent ces modes de valorisation. On duplique bêtement un modèle acquis.

        Dans ce que vous décrivez, le centre de gravité est la reconnaissance d’autrui. Dans la pyramide, vous êtes à ce stade.

        Si on appelle ce que je viens de vous décrire un « sac de briques » on peut dire que vous portez votre sac de briques.

        Question: quand vais-je m’arrêter de porter mon sac de briques?

        • Skandal dit :

          Ouai ok…

          En même temps je me fous royalement de savoir ou je me situe dans cette pyramide.

          Oui, je pense être plus intelligent que beaucoup et moins intelligent que certains.

          Mais j’ose espérer que c’est le cas de tout le monde… J’ai rarement entendu des gens dire : « oui, je suis plus stupide que la majorité des français ».

          Finalement ça n’a pas grande importance puisque ce qui compte ce sont les arguments et que souvent, le bon sens et la cohérence intellectuelle font mieux que tous les diplômes du monde.

          Le danger c’est quand vous être sur-diplômé et sans aucune bon sens… C’est le cas des énarques par exemple….

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