Mr Valls, vous devriez utiliser wikipedia de temps en temps…

L’apartheid (mot afrikaans partiellement dérivé du français, signifiant « séparation, mise à part »1) était une politique dite de « développement séparé » affectant des populations selon des critères raciaux ou ethniques dans des zones géographiques déterminées. Il fut conceptualisé et mis en place à partir de 1948 en Afrique du Sud (Union d’Afrique du Sud, puis République d’Afrique du Sud) par le Parti national, et aboli le 30 juin 1991. La politique d’apartheid se voulait l’aboutissement institutionnel d’une politique et d’une pratique jusque-là empirique de ségrégation raciale (Pass-laws, baasskap et colour bar), élaborée en Afrique du Sud depuis la fondation par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales de la colonie du Cap en 1652. Avec l’apartheid, le rattachement territorial (puis la nationalité) et le statut social dépendaient du statut racial de l’individu. L’apartheid a également été appliqué de 1959 à 1979 dans le Sud-Ouest africain (actuelle Namibie), alors administré par l’Afrique du Sud. (source : Wikipedia)

Donc quand Manuel Valls parle d’apartheid en France il suggère que l’Etat français aurait volontairement organiser cette séparation.

C’est évidemment totalement faux, comme l’explique le géographe Laurent Chalard :

Cependant, cette dissociation socio-spatiale de plus en plus forte entre les communautés n’est pas tant le produit d’une volonté politique de l’Etat que le simple résultat d’un effet démographique. La population d’origine extra-européenne augmentant régulièrement du fait d’une natalité plus élevée, d’une structure par âge plus jeune et de flux d’arrivées continus, il s’en suit que s’en forment mécaniquement de fortes concentrations, d’autant plus que, pour une raison logique, les nouveaux arrivants préfèrent s’installer dans des quartiers où sont déjà présents des membres de leur communauté, alors que les «autochtones» ont tendance à les quitter. Or, à long terme, ce processus favorise le développement du communautarisme, les contacts entretenus par les personnes d’origine non européenne avec le reste du pays, en-dehors des services publics, étant de plus en plus limités au fur et à mesure de leur accroissement numérique.

Le problème de la ségrégation socio-spatiale et ethnique en France est donc avant tout une question démographique de gestion des flux d’immigration et de leurs conséquences sociales et territoriales. Les fortes concentrations de populations d’origine extra-européenne apparaissent beaucoup plus subies que voulues par l’Etat, rendant inadéquat et malvenu, dans le contexte actuel, l’utilisation du terme «apartheid». En effet, s’il y a une mauvaise compréhension du processus réellement à l’origine de la fragmentation de la société française, les remèdes seront forcément inadaptés. (source)

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